Warhammer le jeu de rôle : L'épopée des Porteurs de Vertus Index du Forum

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Chapitre 2 - L'affaire van Timmermman

 
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Staffel
Frigo Divin

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MessagePosté le: Dim 30 Déc - 01:24 (2012)    Sujet du message: Chapitre 2 - L'affaire van Timmermman Répondre en citant

Voici le journal de voyage de Nicklaus Vieuxtallus (rédigé par mes soins)

La descente en direction de Talabheim fut facilitée par le train des Dürrenbach, des Creutzfeld et de leurs escortes respectives. Après deux jours de voyages, nous arrivâmes en vue de l'immense cratère de la cité des lois. Devant elle s'étendait le faubourg portuaire du Talgaad, mêlant les couches des plus basses de la population, divers bidonvilles avaient pris forme autour des chemins d'accès de cette agglomération. On nous enjoints de passer effectuer nos dépositions au temple de Véréna dès le lendemain et nous nous séparâmes du train des Creutzfeld-Dürrenbach.



En compagnie de mes compagnons Porteurs de Vertus, nous résolûmes de passer la soirée dans le faubourg du Talgaad, laissant Sophia rejoindre la cité intérieure et « une affaire à mener aux aurores ». Suivant Raspoutine, nous nous dirigeâmes vers La Balalaïka, une taverne du ghetto kislévite. Ce dernier disparu momentanément afin de régler des affaires internes à sa guilde cochère.
La soirée fut mémorable et je dansai Gigue-danse-la-gigue plus d'une dizaine de fois. Les divers dockers ostlanders et kislévites se révélèrent des compagnons de premier ordre et nous rîmes et bûmes à plus soif.
Dès le lendemain, nous filèrent en direction du chemin du sorcier serpentant le long des parois du cratère de la cité électrice. Arrivé au sommet, nous dûmes nous acquitter de la taxe réglementaire avant de pouvoir profiter de la vue du cratère s'étendant sous nos yeux, avec ses champs et ses arbres fruitiers, recelant, tel un écrin au coeur de la forêt, la cité des ducs de Talabheim.
Notre matinée fut essentiellement mise à profit afin de faire des emplettes, Raspoutine utilisa son pécule pour se barder d'acier de pied en cape, Oliver et Esteban récupérèrent l'un un cheval, l'autre diverses possessions coquasses et passent tout deux auprès des autorités de la milice afin de toucher ce qu'il restait de leurs affaires.
Peu avant midi, nous devions retrouver Sophia auprès des jardins de Taal, non loin d'un mausolée dédié à Saint Hildeberd, notable jardinier des anciens. Soudainement, Sophia surgit, poursuivie par quatre solides personnages en bas de chausse et armé de gourdin et d'arbalètes. Simultanément à son arrivée, Sophia glissa et un carreau lui érafla le cuir chevelu. Sa tête alla taper violemment contre une pierre.



Nous intervînmes immédiatement. Raspoutine lâcha une rafale de son tromblon et j'envoyer voler une pierre dans l'articulation d'une des voyous. Nous voyant approcher à grandes enjambées, et sous notre feu nourris, les malfrats entreprirent de tourner les talons et de rallier au plus vite les ruelles du quartier Noir. Malgré nos efforts, il fut vain de leur donner la chasse. Il nous restait une Sophia amnésique et totalement déconnectée de tout ce que nous avions accompli jusqu'à présent. Dans ses affaires, une bouteille de Bouillu des distilleries Fleiner, des vêtements un peu oulà-oulà et -ho surprise!- un mignon petit chat noir, pas tant vieux et plutôt sympathique.
Nous l'amenâmes en hâte auprès de l’hospice de Shallya, elle fut prise en charge. Comme elle nous avait donné son adresse, nous décidâmes d'aller poser quelques questions à sa logeuse. La brave femme se révéla aimable, mais peu alerte. Elle nous dit que Sophia aurait quitté la chambre la veille au soir pour une soirée au fût de vin, une auberge du Vieux Marché. Elle nous informa également que sa pension était réservé aux vieilles et honorables familles et que Sophia s'était annoncée comme une membre de la famille marchande Timmermmann, et avait réclamé, selon son droit, une nuitée. Dans la chambre de Sophia, nous pûmes retrouver, paix à notre âme, les deux vertus dont elle avait la charge, celle en terre cuite et celle en bronze ainsi que la plupart de ses affaires de voyage.
Nous voilà bien embêtés, Sophia était le sauf-conduit qui devait nous ouvrir les portes du fleuve en direction d'Altdorf et de ses instances dirigeantes. Je me sens las-las-las... J'hésite à prochainement rejoindre les offres que Albrecht-le-Jureur m'a faites à Averheim, mais la vie de nomade commence à me peser et je pense à déposer ma cape de voyage pour mettre à profit ces nouvelles relations.


Dernière édition par Staffel le Dim 10 Fév - 17:42 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 30 Déc - 01:24 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Esteban
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MessagePosté le: Jeu 10 Jan - 19:36 (2013)    Sujet du message: Chapitre 2 - L'affaire van Timmermman Répondre en citant

Talabheim d'un jour, Talabheim toujours

Nous ne pouvions laisser Dame Sophia quelques instants toute seule qu'elle nous filait déjà entre les doigts... A croire qu'elle nous fuyait presque. Quelques soupçons commençaient à s'éveiller dans notre esprit quant à la probité de cette jeune fille, aussi charmante était-elle (ne courait-il pas, d'ailleurs, que les sorcières avaient ce don de paraître si séduisante?!). Ces méfiances n'eurent toutefois pas de suite tant sa présence parmi nous était précieuse et indispensable à la suite de notre périple (peut-être même le souvenir de son charmant sourire ravivait en nous une certaine passion... Non que disons-nous... L'honneur restait notre seul guide, celui d'honorer notre serment en ramenant les statuettes jusqu'à Altdorf. D'autant qu'imaginer un seul instant abandonner cette pauvre femme aux voyous qui la poursuivaient nous étaient inconcevable).

Toujours est-il que notre petite troupe s'est rendue au Fût de chêne, histoire de descendre quelques bouteilles euh... d'obtenir quelques alcools, hum... informations à propos de la disparition de Sophia. Il s'agissait vraisemblablement du dernier endroit où elle se serait rendue avant de se faire talonner par les trois gros tout nu (ou peut-être à moitié seulement?) bref ses obscènes poursuivants. Le patron de l'auberge refusait toutefois de nous divulguer la moindre information sur cette soirée privée (ce qui ne manquât pas de nous irriter passablement mais l'heure n'était malheureusement pas au pugilat). Sortant donc de cette enseigne aussi ignares que nous y étions entrés, nous décidâmes de nous séparer (P. S. : nos notes étant ici quelque peu lacunaires, les noms des personnages ont été remplacés par des noms d'emprunt pour éviter toute confusion fâcheuse...). Donc Fred Daphné et Véra sont partis chercher un bateau pour assurer notre transport pour le lendemain. Tandis que Samy et Scooby ont été acheter du Brandy (que nous avons pu nous procurer grâce à la lettre de change de la Linea del Sur). 3 bouteilles de grand cru, 2 caisses de médiocre et une caisse de bouillu. Ces achats ont été effectués à la distillerie Fleiner où nous avons profiter d'interroger le patron sur la famille Van Timmermann. M. Fleiner semblait connaître le père issu d'une famille marchande de Marienbourg mais le souvenir de sa fille ne lui revenait malheureusement pas.

Nous avons oublié un détail important... Avant de nous rendre chez Fleiner, nous avons retrouvé par hasard Sophia qui errait devant la guilde des marchands. Elle semblait complètement ailleurs et arborait une bien piètre mine (peut-être était-elle entièrement nue, ce qui ne manquât pas de nous perturber quelque peu...). L'ayant déjà perdu deux fois, nous nous fîmes le serment de la garder avec nous jusqu'à notre départ. Lorsque nous retournâmes au temple de Shalia, nous apprîmes qu'un certain Heinz Zauer, un répurgateur, avait demandé après elle et souhaitait vraisemblablement lui faire subir un interrogatoire musclé (nous comprîmes que plus tôt nous partirions, mieux nous nous en sortirions). On nous conseillât également de nous rendre chez un médecin du nom de Sigmund. Il possédait une clinique à Ravenstein, près de Altdorf, et pourrait certainement aider Sophia à sortir de son état bouleversé.

Peut-être un autre détail mérite encore d'être mentionné... Nous avons rendu visite à ce cher Ruprecht pour obtenir quelques informations sur la fête organisée qui s'était déroulée au Fût de chêne. Il nous apprit que la soirée avait été organisée par une association de bourgeois portée sur la bouteille. Il nous indiquât même le nom d'un certain Fleinager de la ligue des marchands. Niklaus partit avec Sophia pour la mettre en sécurité sur le bateau alors que la Chèvre, Oliver, Raspoutine et nous-mêmes nous rendîmes chez ce Monsieur. C'est en réalité son fils que nous interrogeâmes et qui était au Fût de chêne. Il nous apprit que Sophia aurait volé quelque chose durant la soirée à un riche marchand dont le nom de famille commençait par Z. En consultant la liste des membres de la société, nous nous rendîmes compte qu'il y avait 2 possibilités :

- Un certain Zenan qui loge dans un hôtel particulier du quartier bourgeois.
- Ou M. Zitel, un représentant de commerce logeant également dans un hôtel particulier d'un quartier dont le nom nous échappe maintenant...

Le fils Fleinager semblait honnête puisqu'il nous a avoué que la soirée était bien arrosée au brandy Fleiner et qu'il aurait aperçu un chat (ressemblant en tout point à celui de Sophia) qui se baladait dans la salle.
Cette affaire trouvera-t-elle un jour une fin heureuse?


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MessagePosté le: Jeu 17 Jan - 20:56 (2013)    Sujet du message: Chapitre 2 - L'affaire van Timmermman Répondre en citant

Voici le journal de voyage de Raspoutine Arkovsine

Le soir, laissant Sofia sur le bateau et Niklaus pour la surveiller, nous nous rendîmes à l’auberge de la Balalaïka pour y rencontrer Bargulf. Nous le trouvâmes dans une des alcôves du fond de l’auberge et après de rapides et d’efficaces négociations nous convînmes d’un prix plutôt correct au vu de la provenance du bien. Bargulf était un nain borgne et cependant vêtu élégamment bien que défiguré par une large cicatrice. Il ne manqua pas de souligner qu’il se considérait comme le grand patron puisqu’à un moment il nous sortit dans un ricanement « Le Talgaad, c’est moi ».
La négociation s’étant bien déroulée nous pûmes repartir à la péniche où un jeune homme nous y attendait. Celui qui se présentât comme étant Rolf Löehn, respectivement et selon ses dires le demi-frère de Sofia. Il nous demanda s’il pouvait la voir car il avait appris qu’elle séjournait sur ce bateau. Devant tant de nouvelles informations et devant son insistance pour la rencontrer sur le pont nous décidâmes de l’emmener la voir dans sa cabine de façon quelque peu musclée. En arrivant dans la cabine et tout en s’assurant que Sofia ne courait aucun danger nous observâmes les réactions des acteurs en présence et nous aperçûmes que ni Sofia ni son chat ne semblait reconnaître Rolf mais que ce dernier avait l’air fasciné par l’animal. Cependant étant donné l’amnésie de notre amie nous ne pouvions à ce moment être sûrs que ces dires n’étaient pas des mensonges.
Pourtant nous pensions quand même tous que notre homme était un imposteur et nous le confrontâmes selon une méthode ayant fait ses preuves pendant notre périple. Nous finîmes par le faire avouer qu’il n’avait pas de lien de parenté avec Sofia mais qu’il s’appellerait en réalité Reinhart Weg et qu’il serait en quelques sortes l’intendant des affaires de Sofia ainsi que sa garde rapprochée. Ne distinguant plus le vrai du faux Esteban décida de le provoquer en duel, Rolf fit mine d’accepter en enlevant sa cape mais nous surpris tous en sautant du pont du navire. Mécontent de n’avoir estourbi ce margoulin plus tôt je criblai l’eau de plomb et de minces filets rouges s’échappant du corps de Rolf m’indiquèrent qu’il nageait à présent avec du plomb dans la nageoire. Esteban et Oliver se lancèrent à sa poursuite sautant de péniche en péniche afin de rattraper l’affreux qui essayait de rejoindre les quais en contournant les larges embarcations arrimées parallèlement à notre péniche. Esteban finit par l’achever d’un trait à la tête et nous décidâmes d’abandonner le corps dans l’eau sachant qu’il passerait certainement inaperçu tant l’endroit était abandonné de toute forme de sécurité.
 
Nous appareillâmes dès que nos deux compagnons furent rentrés à bord pour ne pas nous attirer plus de problèmes et commençâmes notre trajet jusqu’à Altdorf. Notre première escale se fit à Sarnault où nous nous arrêtâmes à l’auberge du cygne noir et y passâmes une très bonne soirée jusqu’à ce que la porte s’ouvre avec fracas et qu’un homme armé de pistolets et d’une rapière, revêtant un long manteau noir se dirige droit sur nous et nous adresse la parole de la façon suivante ; « Bonjour, je suis Hans Zammer et je souhaiterait vous parler ». Il nous expliqua rapidement qu’il était un représentant de l’ordre de la flamme rédemptrice puis nous interrogea sur les raisons de notre voyage et nos intentions.
 
Fatigué de créer des cadavres, nous décidâmes de laisser sa chance à se pauvre bougre et lui expliquâmes les raisons de notre voyage en insistant sur l’officialité de ce dernier. Désirant voir les neufs Vertus de Magnus le pieux il nous accompagnât à bord de notre fier navire. Il sembla accepter nos explications mais on ressentit qu’il n’était pas près de laisser tranquille Oliver qui s’empressa de lui fourrer un papier sous le nez. Hans Zimmer parcouru le parchemin en quelques secondes et maugréa quelque chose qui me parvint comme « aloard de soriergri ».
 
Nous continuâmes donc notre voyage fluvial et fîmes escale à Ravenstein où Oliver en profita pour sortir son professeur de violon d’une mauvaise passe puisque celui-ci était sur le point de se faire brûler. Il négocia avec la foule en colère et put négocier la liberté du malheureux en proposant qu’il rachète lui-même sa vie. Nous le laissâmes sur le quai, ruiné mais en vie et poursuivîmes notre périple faisant escale dans plusieurs ports bordant le fleuve comme ceux des villes d’Hallenhof, de Volgen et de Garndorf, nous faisant un peu plus dépouiller à chaque étape par les percepteurs de taxe. Nous nous fîmes même arraisonner par une patrouille qui surveillait les allées et venues sur le fleuve mais pûmes repartir sans être inquiéter après de nombreuses vérifications.
 
Nous arrivâmes enfin à destination, remerciâmes notre transporteur et décidâmes d’aller voir Siegmund, le médecin que l’on nous avait recommander afin de lui confier Sofia. Nous partîmes donc le lendemain, après avoir passé la nuit à l’auberge, et nous rendîmes au manoir que l’on nous avait indiqué et qui se trouvait sur les hauteurs d’Altdorf. Lorsque nous y parvînmes, nous pûmes qu’admirer la splendide demeure qui se dressait sur une colline verdoyante d’herbes hautes. Nous rencontrâmes Siegmund, qui n’avait pas l’air de trouver notre visite très plaisante, mais qui accepta de garder Sofia durant quelques jours. C’est au moment de repartir que tout se gâta. En effet une douzaine de malandrins arrivaient au grand galop en se dirigeant droit sur le manoir. Nous décidâmes de nous abriter derrière les colonnades en marbre estalien et nous attendîmes que nos adversaires mettent pieds à terre pour engager le feu. La bataille fit rage pendant un bon quart d’heure durant lequel Niklaus du s’esquiver pour courir après trois de nos adversaires qui décidèrent de contourner la bâtisse. Nous finîmes d’achever le neuvième homme et nous précipitâmes pour aller aider Niklaus.


Dernière édition par Staffel le Mer 30 Jan - 17:11 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 30 Jan - 17:09 (2013)    Sujet du message: Chapitre 2 - L'affaire van Timmermman Répondre en citant


Dix cadavres jonchaient le sol devant l'humble clinique. La chèvre se tenait à mes côtés, le sang de ses victimes ruisselait le long de son corps, faisant une flaque sous ses bottes à pointes aux quelles étaient encore accrochés quelque tripes. Raspoutine retirait sa hache du poitrail d'un homme, qui à mon avis, n'excédait les 16 années. Esteban quant à lui rengainât son épée l'air embarrassé. Parmi les 10 cadavres qui nous entouraient aucun ne mourut de l'épée dans notre bretteur estalien. Quelle disgrâce !  
 
 
 
Nous savions que trois hommes d'armes étaient encore dans la bâtisse, nous nous organisâmes pour couvrir les portes de sorties et entrâmes. Dans la cuisine, l'un des bandits était en prise avec la cuisinière. N'écoutant que son courage, la chèvre abattît le lourd acier de son Morgenstern sur le crâne du malheureux. Raspoutine et moi, montâmes à l'étage. Mon ami du Nord s'avançât en direction de la porte au fond du couloir à droite quant à moi, je me dirigeai vers les cellules pour m'enquérir de Sofia.  
 
 
 
La jeune femme était prise en otage. Un des bandits tenait fermement un couteau sous gorge tout en me tenant à distance avec son arbalète de poing. Malgré de longues minutes de négociation, l'homme pris d'une soudaine panique, tira et son carreau s'enfonça dans mon épaule, je m'effondrai. Esteban arriva enfin mais dû rapidement reculer sous les menaces du séquestreur. Me laissant pour mort, le malfrat, m'enjambât, laissant son dos à découvert. Je me relevai péniblement et m'avança dans sa direction et je posai sur lui mes mains enchantées. Il perdit son arme, Sofia et toute sa crédibilité. Notre ami du Sud ria de lui et nous attachâmes le pauvre homme à la cave pour l'interroger.  
 
Nous apprîmes que les treize hommes étaient mandatés pour récupérer le chat noir et ramener si cela était possible Sofia vivante.   
 
 
 
Nous décidâmes de nous rendre à l'endroit où devait se faire l'échange pour mettre la main sur le mandataire et mettre un point final à cette histoire. Nous pensâmes nos plaies, cachâmes les vertus ainsi que le chat et nous dormîmes de bonne heure.  
 
Requinqués, nous prîmes des chevaux pour rejoindre Altorf, nous rejoignîmes l'entrepôt 42 dans les docks. Nous entrâmes, face à nous, quatre hommes d'une carrure plus qu'imposante et formant un arsenal à eux seul, nous attendaient d'un pied ferme. Nous nous regardâmes et nous comprîmes que nous avons peut-être été un peu vite en besogne. La porte d'entrée se referma derrière nous. Un long silence s'installa. Je pouvais entendre les gouttes de sueur sortir des pores de la peau juvénile d'Esteban. Je ressenti de Raspoutine une aura encore plus froide qu'à l'accoutumé. Quant à la chèvre, je l'attendis marmonnait ces quelques mots "Phoque Chite, j'ai oublié de charger mon arbalète".  
 
 
 
Après une négociation maladroite, nous décidâmes de rebrousser chemin mais nos interlocuteurs ne l'entendirent pas de cette oreille. Un dénommé Peter ordonna de nous arrêter. Esteban d'un saut de cabris, tourna les talons et parvins jusqu'à la porte de l'entrepôt. De notre côté, nous essayâmes de détourner leur attention, moi en lançant quelques sorts, la chèvre avec son pistolet et Raspoutine pointant son tromblon sur nos ennemis. Seul l'un d'entre eux ne fut pas surpris et fondit sur la chèvre, lui infligeant un coup de bâtarde au bras droit.  
 
 
 
Assommé par la douleur, du sang jaillissant par intermittence de son bras pendant, la chèvre se retourna péniblement et en vacillant tenta de rejoindre la sortie mais son adversaire éleva à nouveau sa bâtarde pour lui administrer un dernier coup fatal. Avant qu'il ne puisse le faire, je surgissais pour lui ramollir les mains lui faisant ainsi lâcher son épée  et permettant à mon ami de fuir. Mon attention fût portée sur Raspoutine qui déchargea une volé de plombs sur plusieurs de nos ennemis si bien que je ne remarquai pas que l'un des adversaires avait repris ses esprits et profitant de mon inattention, m'enfonça le pique de son hallebarde dans mon abdomen. Conscient que je n'avais pas les armes pour lui faire face, je pris mon courage à deux mains et extirpa non sans souffrance la lame. J'eu l'impression qu'un de mes poumons étai perforés, le moindre mouvement me brulait toute la cage thoracique. Désespéré, je me retournais pour rejoindre mes camarades mais après un pas, je m'effondrai à bout de souffle.   
 
 
 
Ma vision s'assombrit, je pensai même qu'elle me jouait des tours car je cru percevoir mon ami Morfale par la porte qu'Esteban venait d'entrouvrir. S'ensuivit, ensuite un long silence. Je discernais des formes humanoïde translucide flottant au dessus d'une mer d'un rouge noirâtre, de l'autre côté du rivage, un chemin pavés sinueux aboutissais au sommet d'une colline à un édifice solidement bâtie se distinguant par un large portail surmonté d'un linteau de pierre. J'ouï le son d'une lourde cloche qui brisa le silence environnent, parvenant d'au-delà de la colline malgré la distance je sentais ses vibrations comme si elle était seulement à quelques pas de moi. Elle retendit 13 fois. J'étais inexplicablement attiré par ce lieu mais lorsque je voulu prendre l'embarcation qui m'aurait permis de rejoindre l'autre rive, celle-ci s'estompa et disparu. Ne pouvant traverser l'étendu d'eau, je m'assis en tailleur et patienta, après un moment que je ne saurais estimer, c'est tout le paysage autour de moi qui s'estompa. Je me suis senti devenir de plus en plus lourd, je retrouvais des douleurs oubliés et tous s'obscurcit à nouveau.  
 
Je me réveillai au collège gris où je reçu de nombreux soins afin de me remettre sur pied au plus vite. J'appris que mes amis étaient saints et sauf grâce à l'intervention de mon ami Morfale et que la chèvre a survécu à sa grave blessure mais qu'ils étaient tous incarcérés et que leur procès se déroulerait dans trois jours. Je négociais auprès des Magisters de mon Ordre afin que mes compagnons puissent bénéficier du meilleur avocat, ce que mes supérieurs acceptèrent.  
 
 
 
Je chevauchai jusqu'à la clinique pour récupérer les vertus et le chat. A mon grande surprise, Sofia m'attendait, la jeune femme avait retrouvé la mémoire et avait hâte de se confesser.  J'appris ainsi que son nom est en réalité Launa Van Zimmermann de la maison de commerce du même nom, qu'elle a par la suite fuit l'entreprise familiale après que le mari de sa sœur ait repris la tête à la mort du père Van Zimmermann.  Elle a pris connaissance de l'emplacement du naufrage d'un navire marchant rempli d'or appartement à la maison de commerce de sa famille. La carte était cachée dans les vertus, c'est pour cela qu'elle s'est arrangée pour faire partie de notre expédition en se faisant passé pour une prêtresse Sigmarite.   
 
Un peu confus par cette révélation mais pas vraiment surpris, je partis mettre en sécurité le chat et les Vertus à Altdorf.  
 

_________________
Ne faites pas attention à moi, je ne suis que de passage.


Dernière édition par L'étranger le Ven 1 Fév - 20:33 (2013); édité 3 fois
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MessagePosté le: Mer 30 Jan - 17:09 (2013)    Sujet du message: Chapitre 2 - L'affaire van Timmermman Répondre en citant

Séance 13 :

Altdorf, ville d'Empire.     

     
Voilà plusieurs heures que le fauteur de troubles avait quitté les derniers faubourgs. Cheminant vers l'ouest, dans la campagne, il avait rejoint les hauteurs du monts aux cèdres, pour enfin disparaître dans une austère bâtisse culminant à son sommet.     
L'encapuchonné y resta une bonne partie de la journée, le Kaltfluss, qui s'écoule de là haut jusqu'au Reik rapporta de noirs propos, liés au bain de sang qui avait eu lieu rue Klemperweg, à l'implication de notre voisine Marienburg, de ses ressortissants, ainsi que des Neufs Vertus, si chères à mon coeur.     
Dans l'après-midi, le cavalier gris chargea le cheval avec lequel il avait quitté la cité, et disparu vers le Nord. Les caprices des humains me pèsent parfois, celui-ci m'étreint lorsque je crus qu'une fois encore, on éloignait de moi une partie de mon âme. Dans la fin d'après-midi, un murmure couru le long des pavés du quartier marchand, passant la porte Nord et les vertus furent acheminée en direction des quartiers noirs. L'air était frais, les citoyens flairaient d'excellents auspices et l'un des joyaux de l'Empire allait réintégrer sa place : En un mot, j'étais d'humeur plaisante.     
Soudain, il apparu que quelque chose clochait. Le cheval était fourbu, l'homme semblait blessé au poitrail et, bien que pansé, il toussait assez régulièrement dans un mouchoir taché de glaires. D'autres insecte semblaient le suivre et il commença d'évoluer avec plus de vigilance. Arrivé sur la Place aux Foulques, le cavalier fut pris à parti par quelques manouvriers et deux initiés de Véréna, lâchement masqué de foulards blancs. L'échange fut assez bref, une carriole de tuiles se renversa, plusieurs pierres sifflèrent et l'une d'elle brisa un réverbère. Les vertus furent enlevées et l'homme laissé sur le pavé, le cheval fut emmené également (mais pas le chat!) et déchargé dans les beaux quartiers sud - et pas au temple comme je m'y attendais.     
Lorsque l'homme revint à lui, il était encore plus mal en point qu'à son entrée dans les murs, il rejoint l'un des trous de la souricière grise, et contacta sa hiérarchie au plus vite. L'écho qui résonna dans les tunnels ce soir-là me rapporta un rassemblement atypique de trois éminents arcanistes. Ils conversèrent avec le souriceau jusqu'à tard dans la nuit ; le vent déforme parfois les propos, mais il semblerait qu'un voyage lointain ait été évoqué ainsi qu'un présage des plus funestes.     
Lorsque, au petit matin, le troublion émergea à nouveau des fondations de l'ancien bourg, il semblait -bien que pansé et ravigoté par une nuit de sommeil- écrasé par un poids bien plus grand qu'à son arrivée. Il traversa le quartier des poissonniers, et pris le Hillbrücke pour rejoindre le quartier de l'université et intégra enfin le Haut Temple de la déesse. Un initié balayant l'arrière cour le vit discourir longuement avec un investigateur de renom, Herr Richter, il perçu même les mots « Zeeman... Emploi du temps... Motus... », mais les oublia bien vite. Sur la place de justice, ils se séparèrent, le rongeur se dirigeant vers le quartiers de marchands et la souris vers l'étude Finkelstein située de l'autre côté de la place.     
Cette visite fut l'occasion d'un échange très vif et les moineaux racontèrent longtemps que l'avocat-notaire aurait, à cette occasion, failli à son devoir déontologique. Une jeune femme -qui y venait chaque matin, depuis une ou deux années- fut ainsi mise à la porte de manière assez brutale. L'importun la rattrapa lui imposa un questionnaire en règle sur le parvis de l'hôtel particulier de Maître Finkelstein. Elle balbutia le nom d'un club, celui de la Rose Blanche, et de soirées officieuses organisées périodiquement dans les divers hauts lieux de la bonne société.     
Guidé par l'évidence, le piéton s'enfonça dans les quartiers périphériques de la porte Nord et rejoint l'auberge de la Rose Blanche, serrant dans son poing un tract imprimé que l'on peut retrouver dans maintes ruelles :     

     
La situation des altdorfers ne saurait être plus terrible     
Altdorf est une grande ville, pleine de ressources, mais en réalité     
rien n'est pour le peuple, tout est réservé à ces faquins d'aristos.     
Oserez-vous vous rassembler ? Par familles comme par corporations,     
sans honte de vos revendications ! Le mois dernier de nouvelles taxes     
écharpaient nos bourses et créaient l'insécurité dans nos foyers, la     
bureaucratie n'a que faure de nos plaintes et les représentants de      
l'Empereur se rient de notre condition. Ce dernier a quitté Altdorf     
Alors que les greniers sont vides, que l'hiver vient et que la menace pèse     
Ne soyez pas effrayés citoyens d'Altdorf !     
Ce qui a été édit peut-être rétracté. Les altdorfers seront les      
héraults d'une pre nouvelle !!! Prêtez l'oreille !!! Donnez votre     
espoir à ceux qui le mérite, ils émergeront bientôt !!!     
Rendez Altdorf au Peuple !     

     
L'auberge de la Rose Blanche est un lieu convivial ou nombre d'initié, d'étudiants et de désoeuvrés se retrouvent pour écluser quelques bière et refaire le monde. Le fauteur de troubles fut assez rapidement admis dans le cercle des habitués, situé à l'arrière du bâtiment. Mais l'entrevue ne dura que quelques minutes, Grungnar Hâche-Sanglante -vétéran des campagnes des montagnes grises et tenancier de l'auberge- le mis à la porte manu militari.     
L'homme était contrit, il avait le souffle court, un coquard, était pansé au buste, ainsi qu'à occiput et jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait pas. Il rejoignit, cahin-caha, le temple de Véréna où l'attendait Herr Richter qui fut quelque peu surpris de sa sombre mine. Ensemble, ils évoquèrent une opération des plus secrètes, visant une soirée organisée par un notable et impliquant une force de frappe conséquente.     
Dans la soirée, le troublion accompagné du rongeur et de quatre de ses comparses équipé de fer blanchi et de lourdes épées, se dirigèrent dans le quartier cosy du vieux marché. La demeure du riche marchand, dernier né de la lignée Zeeman, était le théâtre, ce soir-là, d'une fête orgiaque. Le fouineur s'infiltra par les jardins et, après s'être approché pour jeter quelques coups d’œils dans la maisonnée, siffla longuement.      
Les templiers, ainsi que le rongeur fracassèrent la porte d'entrée et un bref combat s'engagea entre les serviteurs de la déesse et une accorte succube du dieu des plaisirs interdits. Sous l'autorité conjointe des deux ingénieux, les participants de cette fête lubrique furent mis en état d'arrestation, mais Zeeman manquait, et il ne mirent pas long à s'en rendre compte. Et pire : Rien de réelement compromettant dans ses effets.     
Les dépravés restant furent escortés jusqu'au temple de la déesse et laissés à la bonne garde des geôles des frères à la Balance. Au petit matin, les deux fouineurs quittaient -le regard creusé par le manque de sommeil- le temple de la Dame Blanche. Portant des manteaux les affiliant au culte de la Justice, ils rejoignirent le district des marchands, et les locaux attenants de la famille Zeeman. Il n'en surgirent que plus tard dans la matinée, portant leur chat ainsi que de nombres de parchemins dans une attitude fort cocasse. Ils se rendirent au temple, non sans faire un détour par l'étrange jardin fortifié des magisters de Jade.     
Simultanément, à l'autre bout de la ville, sortant de la citadelle du châtiment, trois écureuils disparates et un ogre de bonne taille étaient menés, dans une carriole, au temple de Véréna pour y être jugés. La plèbe se déchaîna et ce n'est qu'après une bonne demi-heure de projectiles divers et avariés que les importuns furent débarqué sur les dalles de la place de Justice et traînés jusqu'à la grande salle du tribunal.     

     
Compte rendu Judiciaire du 33 Ertezeit 2521 (Altdorfer Gazett)     
     
Beorg von Hüffenbach, Grand Ordinateur du Temple et Juge Suprême du tribunal civil, rendit honneur au dieux avant de d'ouvrir la séance. Il appela les accusés l'un après l'autre, le kislévite protesta d'office, l'assemblée frémit devant tant d'audace et les jurés annotèrent leurs petits calepins.     
     
Les accusés étaient poursuivi pour meurtre, agression, vandalisme et intrusion frauduleuse sur la maisonnée et la personne de l'Honorable Marchand : Gerthold Zeeman.     
     
L'exposition des faits commença, l'avocat de la défense, maître Finkelstein, argua que les accusés agissaient dans une logique des plus simple : Escortant la jeune Launa, de l'honorable famille von Zimmerman, depuis la ville de Talabheim, ils se virent agressés sur le mont au cèdres par une douzaine d'individus. Leur extorquant quelques informations, ils apprirent que leur commanditaire était le-dit Zeeman, et se résolurent à lui rendre visite lors d'un rendez-vous qu'il avait prévu afin de récupérer la jeune fille ainsi que son chat.      
     
Devant tant de verve, son opposant, maître Javère, argua que les accusés avaient initié cette attaque, non pas au mont aux cèdres, mais au à l'entrepôt 42, que Launa était membre de la famille Zimmerman, mais qu'elle avait fuguée et que son témoignage ne saurait être pleinement validé ; Que cette même famille avait sans doute une quelconque rancoeur à l'encontre de la famille Zeeman, par la même occasion, il rappela la grande reconnaissance dont jouissait(!) ce même marchand Zeeman. Le statut quo semblait de mise.     
     
On en vint à la phase des témoins. Les accusés appelèrent Sigmund, docteur es Psychölöguie de l'université d'Altdorf et moins connu sous le nom S'haliman Abdel Razed, expatrié arbaéen. Malgré la retenue du Juge, il raconta l'ignoble échauffourée du mont au cèdre et attesta de la bonne foi des accusés. Malgré la mitraille de questions posées par maître Javère, l'oriental maintint sa position.     
     
Vînt ensuite Gotmund Zegler, seul survivant des hommes de Zeeman lors de la bataille de l'entrepôt 42. Il argua que Oliver Vonlanten, compagnon des accusés (et décédé des suites de ses blessures), avait usé de noirs moyens qui avaient poussé ses compagnons à agir. Le témoignage semblait extrêmement incriminant, et malgré les questions de maître Finkelstein, le témoignage semblait inamovible, mais l'accusé ressortissant du sud, au nom imprononçable, lui demanda : « Mais où - monsieur !- Où étiez-vous durant la scène de l'entrepôt 42 ? »... Herr Zegler regarda ses basques et ne put que reconnaître qu'il avait fuit durant les premiers instants du combat, perdant du même coup tout crédit vis-à-vis de la Cour.     
     
Ce fut au tour de Launa von Zimmerman, elle exposa les faits, appelant à l’infamie quant à sa « potentielle fugue », l'expliquant par une nécessité commerciale de voyager seule et escortée par les accusés. Elle argua de leur droit à défendre sa propre personne, du fait que le marchand Zeeman cherchait à lui nuire pour un sombre dessein, et qu'elle l'avait vu évoquer de sombres machinations allant contre toutes les lois de notre Empire.     
     
Aux objections répétées déposées par maître Javère, le Grand Ordinateur ne répondit que par une seule question : « Oû est Zeeman ? Ne devait-il pas comparaître après cette jeune femme ? ».     
     
L'assemblée blêmit, s'émut, se retourna, on regarda en tout sens, mais nulle traces de « l'honorable marchand ».     
     
Soudain, une voix retenti : « Il est là! Je vous l'amène alors qu'il tentait de quitter les lieux ! ». Un initié de Véréna entra, poussant un Zeeman luisant de sueur dans l'escalier central de l’amphithéâtre pénal, le gros marchand dévala les marches pitoyablement. « J'apporte également toutes les preuves qui attestent de la bonne foi des accusés » ; On dénombra alors une tentative de rituel innommable provenant du bureau de Zeeman, à la guilde des marchands, plusieurs grimoires et inscriptions malsaines ainsi qu'une attestation du Magister Bruchêne qui authentifiait le chat de Launa van Zimmermman comme étant né lors de la nuit des sorcières.     
     
Zeeman fut passé à la question, puis fouetté en publique et sera renvoyé devant un tribunal canon dans le courant de la semaine prochaine, l'état des faits provisoire établit par la Cour le condamne à, au minimum, vingt ans de prison, suivi d'un bannissement à vie de la Principauté du Reikland. La cour des affaires religieuses se prononcera à son tour quant à la perversité de son âme.     
     
Les accusés, quant à eux, furent relaxés.     

     
     
Altdorf, ville d'Empire (suite).     

    
À la sortie du tribunal, le souriceau s'était mué en oiseau chanteur, il accueilli ses amis disparates et quelque peu éberlués par un morceau de violon, et les invita au café des Trois Jurés afin de se remettre de leurs émotions (et probablement afin d'expliquer qu'il avait -en fait- perdu les Vertus)
     
Ils n'en sortirent que tard dans l'après-midi, et se dirigèrent d'un pas vif au travers du Hillbrücke vers les locaux de la Flamme Purificatrice attenants au Grand Temple de Sigmar. Rapidement, ils en ressortirent avec un prêtre et six cavaliers bardés d'armures et de lourds marteaux, et se dirigèrent -une fois encore- vers les quartiers de la porte Nord et le club de la Rose Blanche.      
La scène ne fut pas exactement la même que lors de leur première entrevue. Ce furent les templiers qui initièrent le débat et l'auberge se vida assez rapidement de sa populace. Pendant que deux des templiers, aidés de quelques paysans montaient un bûcher dans l'arrière cour, on entendit des cris, des lamentations et quelques bruits spongieux provenant de la maisonnée. Les templiers ressortirent, trainant cinq jeunes hommes, ils les brulèrent et repartirent avant même que leurs cris -et encore moins les cendres du buchers- se soient éteints. Il n'eurent qu'une phrase pour le groupe qui attendait, un peu abasourdi :      
« Elles sont à l'Opéra ! »     


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Esteban
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MessagePosté le: Jeu 21 Fév - 18:01 (2013)    Sujet du message: Chapitre 2 - L'affaire van Timmermman Répondre en citant

Les longs fleuves tranquilles ne durent jamais

Jamais périple ne fut plus paisible que celui que nous menâmes d'Altdorf à Carobourg. La descente du Reikak plongeait toute notre compagnie dans une profonde béatitude qui, pour notre part, alimentait généreusement notre muse :

Ô Reikak, ton cours serein nous mène bon train.
Doux est ton roulis face à celui d'Estalie,
Quelle surprise cache-t-il, quel avenir incertain?
Une impatience m'anime, celle d'un futur exquis.


Ce calme enchanteur des premiers jours se dissipa lorsque nous approchâmes de Carobourg. Arrivée sur les quais, nous comprîmes rapidement que ce qui ne devait être qu'une simple halte de ravitaillement se transformerait en quelques nuitées. La ville accueillait en effet sa célèbre compétition de Blutbowl annuelle et sous aucun prétexte les visiteurs ne pouvaient y échapper (notons au passage une pratique agréable : la taxe à la jambe est levée durant ces jours de fêtes!). Rapidement pris par l'engouement et l'agitation générale, nous allâmes nous munir de billets pour la seconde demi-final qui opposait le Lokomotiv Wolfenburg et les Tonneliers de Carobourg. A la surprise générale, le match se termina par un score sans équivoque de 4:0 (la chèvre semblait particulièrement emportée devant tout ce spectacle). Nous ne pûmes malheureusement suivre l'ensemble de la rencontre mais il nous sembla que, de ce que nous avions vu, un joueur prénommé Dieter n'était pas innocent à cette raclée. Il s'agissait d'un homme d'une carrure exceptionnelle qui construisait la plupart des essais gagnants à lui tout seul.

Une fois le match terminé, nous allâmes abreuver avec entrain nos gosiers assoiffés dans la taverne qui accueillait les supporters de l'équipe victorieuse. L'ambiance envahissait la salle jusqu'à ce qu'un cri de détresse calme toutes les ardeurs. Oleg, l'un des joueurs des Lokomotiv, a été retrouvé assommé avec véhémence et Dieter, l'homme qui avait mené l'équipe de Wolfenburg à la victoire avait disparu... Une fois le tollé apaisé, nous nous mîmes rapidement en quête de résoudre ce mystère [générique de début: "Scoubidou-bidou, où es-tu, nous avons besoin de toi..."] ("Mais enfin Samy, les fantômes n'existent pas... Non les enfants, mais vous allez voir que les hommes-rats, eux, ils existent!").

Jamais un tel découragement ne s'était probablement lu sur le visage de Pedro, l'entraîneur tiléen de l'équipe lorsque nous le rencontrâmes. Pourtant quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il leva la tête et reconnu en notre ami la Chèvre : Marten, l'un des plus célèbres joueurs de Blutbowl que l'Empire n'ait jamais connu. La Chèvre = Marten? Ce personnage ne finira jamais de nous surprendre (nous avions ouï quelques dires à propos de ce joueur et, avouons-le, nous nous trouvâmes soudainement quelque peu flatté qu'il fît parti de notre compagnie). Enfin passons... Nous apprîmes également par Pedro que Dieter était domicilié à Carobourg mais aussi que la finale devait avoir lieu demain et que le temps nous manquait pour l'enquête! Nous nous mîmes donc immédiatement au travail.

Nous passâmes un instant à l'auberge qui accuueillait les supporters du Rapid Middenheim (nos premiers soupçons se tournait inévitablement vers eux étant donné qu'ils avaient à affronter le grand Dieter et son équipe le lendemain). Malgré une judicieuse supercherie (qui consistait à divulguer la nouvelle de la disparition en nous éparpillant dans la salle et en écoutant les réactions), nous ne pûmes obtenir de nouvelles croustillantes. En revanche, nous savions désormais que Dieter était né et domicilié à Carobourg, qu'il avait développé sa condition physique et sa carrure de façon fulgurante durant l'année écoulée et qu'il ne sortait que rarement même durant ces périodes de fête (paraîtrait même que c'est quelqu'un de profondément lunatique...!).

Grâce à ces renseignements, nous pûmes nous rendre à son domicile pour tenter d'y chercher quelques indices. La maison était vide mais nous pûmes y accéder en crochetant une porte à l'arrière. L'intérieur ne comportait rien de spécial hormis le fait qu'il s'agissait d'une demeure relativement luxueuse. Tout était bien calme jusqu'à ce que quelqu'un frappe à la porte. Nous n'eûmes pas le temps d'ouvrir que le malheureux était déjà transpercé d'un coup de poignard. Il s'agissait d'un ratier qui transportait un message d'une écriture très grossière et d'un langage peu érudit : "Sy chairché Dieterr, vou zalé mourirr". Si la forme semblait presque ironique, le contenu de ce message attirât pleinement notre attention. Loin de céder à la panique ou d'abandonner le navire, nous décidâmes de nous barricader dans la maison et de tendre quelques pièges de fortune capable de dissuader les premiers venus. Ceux-ci mirent de bonnes heures à se faire entendre mais (et nous nous devons de reconnaître ici le souci donné aux côtés spectaculaire et inattendu de leur intervention) une fois arrivée, on ne pouvait les rater, hum hum, vous m'excuserez ici le jeu de mot facile, oui car il s'agissait bien d'hommes-rats. Nous ne savions pas que ces abjectes créatures infestaient aussi bien les sous-sols de l'Empire qu'ils proliféraient en Tilée et en Estalie... Toujours est-il que la moitié de la maison s'était effondrée et que nous ne pouvions désormais faire autre chose qu'engager le combat (oh ben zut alors...).

BASTON!!! La scène a été d'une rare violence. La Chèvre ayant préféré dormir au rez-de-chaussée s'est rapidement trouvée seule et en difficulté. Plus rapide que ces immondes museaux velus, nous nous saisîmes de notre rapière qui, ô chance et surprise, venait de s'illuminer et entreprîmes de nous accrocher au lustre avec succès pour descendre plus rapidement et retomber en transperçant un rat avec une violence dont nous ne nous croyions même pas capable... Raspoutine a son tour s'est lancé de toute sa masse et de celle de son armure pour littéralement renfoncer un rat dans le sol d'où il venait de sortir! L'un des rats eut le temps de lancer quelques globes à l'encontre de Nerio et Marcus mais ceux-ci purent s'en sortir pendant que la Chèvre, animée désormais des souvenirs de la fureur de Marten, massacra un rat tout en amochant un second. Finalement Victor conclut ce combat en terrassant le globadier d'une spécialité (toujours aussi répréhensible à notre goût) dont lui seul possède le secret.


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MessagePosté le: Jeu 24 Avr - 10:54 (2014)    Sujet du message: Chapitre 2 - L'affaire van Timmermman Répondre en citant

Journal de Launa van Timmerman :


Dans l’effondrement partiel de la maison, mes amis me racontèrent avoir trouver un monstrueux morceau de pierre distordante, Raspoutine fit à ce propos quelques blagues concernant un garde « ayant saisi les choses à bras le corps », je ne compris pas très bien ; toujours est-il qu'elle fut mise en sureté par des membres du collège de Magie local. Décidément, les ressources de Viktor sont souvent surprenantes.
Après l'échauffourée, le groupe fut contacté par Herr Blickensteiner, avoué de son état et qui se proposa de les guider vers Dieter, l'infortuné champion de Blutball ayant disparu précédemment. Fort hésitants, ils en vinrent à suivre le juriste au travers d'un dédale de ruelles les plus étroites, les plus malfamées et les plus crapuleuses qui soient. Finalement, il découvrirent la star en train de mettre une dérouillée à cinq malfrats tiléens qui s'enfuirent à leur arrivée. Le bouge était infâme, proche d'un déversoir des égouts et les Porteurs de Vertus ne purent que constater la haute perversion dont les chaires de Dieter étaient affectées. Sa proximité avec le bloc de pierre maudite avait fait de lui un monstre de puissance, certains muscles dorsaux frôlant l'aberrance.
Le cas de Dieter ne fut pas simple à régler, ce dernier réclamait pouvoir jouer la finale avant de se retirer, Esteban et Viktor plaidaient pour qu'il n'ait ni l'un, ni l'autre, mais plutôt une courte chute suivie d'un arrêt brutal ; enfin, Marten et Raspoutine se rangeaient pour lui accorder d'assister -sans jouer- à la finale puis de quitter les lieux au plus vite. Par chance pour le sportif, Esteban et Viktor finirent par faire preuve de complaisance et se rendirent aux arguments du deuxième camp, un moment de faiblesse peut-être ?


La finale fut époustouflante, par manque de joueurs, dépouillés de leur star, les partisants de Wolfenburg étaient d'emblée fort démoralisés, mais c'était sans compter l'intervention miraculeuse de Marten et Raspoutine qui firent de grands exploits sur le terrain, de son côté Viktor seconda l'entraineur et c'est par un extraordinaire retournement de situation que Marten, sur une passe décisive d'Esteban, arracha la victoire à quelques secondes de la cloche du dernier tiers temps. Ne me demander pas comment ils en sont venus à pactiser avec Pedro -l'entraineur tiléen de l'équipe wolfenburgeoise-, ni pourquoi Dieter avait une maison à Carroburg alors qu'il jouait à Wolfenburg, certaines choses ne s'expliquent pas. Toujours est-il que le mutant disparu dès le soir de la finale et que nous pûmes repartir assez vite en direction de Marienburg.


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Raspoutine
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MessagePosté le: Jeu 29 Mai - 19:42 (2014)    Sujet du message: Chapitre 2 - L'affaire van Timmermman Répondre en citant

Nous descendrrre Rrreik jusqu'à ce que rrrivièrrre fasse coude puis là, ô misèrrre, pas autrrre choix que prrrendrrre carrrrrriole chez saloparrrds Loups Hurrrlants ! Moi prrrotester mais compagnons pas vouloirrr marrrcher. Alorrrs nous prrrendrrre la rrroute et moi fairrre exprrrès passer surrr cailloux, ça casser la carrrrrriole et ça apprrrendrrre eux pas aller chez concurrrrrrence. Puis la nuit alorrrs nous fairrre halte à auberrrge, drrrôle d'acceuil, garrrçon avec trrromblon tirrre surrr moi, scandale, habitude contrrrairrre. Quelque chose bizarrrrrre mais trrrès fatigué alorrrs vite désintérrresser.


Lendemain nous rrreprrrendrrre la rrroute pourrr Marrrienburrrg et finalement arrrrrriver à la maison de Launa, trrrès belle grrrande maison mais beaucoup poussièrrre.Nous apprrrendrrre alorrrs que famille Von Zimmerrrman grrros prrroblèmes carrr rrruine, bâteau coulé, étrrrange histoirrre. En plus eux perrrdu un magicien naval, ça encorrre sescendrrre cave et trrrouver Karrrlsen. Aprrrès moi prrroposer tuer tous et parrrtirrr mais Oliverrr trrrop gentil. Lui payer dettes Karrrlsen, moi pas comprrrendrrre. 



Ensuite nous tous rrretrrrouver dans Manoirrr de Launa et fairrre "soirrrée pyjama", étrrrange coutume, étrrrange pays...
 
                                                                                                              RRRaspoutine Harrrkovsyn
_________________
Le lapin-garou vaincra


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:04 (2017)    Sujet du message: Chapitre 2 - L'affaire van Timmermman

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