Warhammer le jeu de rôle : L'épopée des Porteurs de Vertus Index du Forum

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Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud
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Friederich Marten
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MessagePosté le: Mer 24 Sep - 21:02 (2014)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Le contrôle sur mon corps, des différents stupéfiants consommés ses derniers mois, semble total. Je ne perçois plus de couleurs dans le monde, juste des variations de gris. Ma vision par contre s’accroît. Marten atteint son terminal, Sacha se modélise à l’horizon. Etrangement. Je vois à présent plus précisément et avec plus de portée que jamais. Parfois aussi, j’entends mes camarades de voyage me parler, je vois qu’ils s’adressent à moi, mais la langue qu’ils parlent m’est inconnue. Un genre d’idiome troll, sûrement. Je leur demande à chaque fois, vainement, de se répéter mais ils continuent cette prose démoniaque incompréhensible. Je pense que le magicien les a ensorcelé et que seul la puissance de Morr me préserve encore du sort des ténèbres formulé par le mage. Des soupçons de magie noire à l’encontre de Viktor germe dans les dernières parcelles d’esprit qui me restent. Depuis qu’il m’a suivit lors de mon périple religieux pour le mausolée de Morr, où je me rendais suite à une prémonition, rien n’est pareil. Je n’ai pas tout de suite compris pourquoi il avait autant insisté pour m’accompagner, je crois à présent que je sais, il espionne son ennemi, nous, le monde des vivants et son épicentre, la diaspora de Morr.

Molena vit ses derniers instants, je sens les ténèbres remuer sous la terre, je voix les océans se transformer en magmas. Rejoins la thilée Sacha, j’entends la voix de Petrucci, un homme qui me contacte fréquemment dans mes rêves, un prêtre de Morr que je n’ai jamais rencontré physiquement. La transe qui m’habite s’intensifie, me pilote comme si ma chair mécanique bougeait grâce à un moteur à vapeur. Il faut partir au plus vite et rejoindre la thilée, dès à présent. Mes camarades, eux, sans doute encore sous le charme du sort semble ne se préoccuper de rien et vaque à leur occupation. Pire, à présent je réalise qu’il ne comprenne pas un mot de ce que je dis, à leur tour. Même mon langage corporel n’y fait rien, ils semblent absents de ma réalité. Je décide malgré moi de rester à leurs côtés tant qu’ils resteront ensorcelés. Je me suis attaché à une certaine part de mes compagnons. Ces « infidèles par ignorance» possèdent un cœur, mal dirigé, certes, mais c’est déjà ça. Je caresse Fernand, le seul être lucide qui peut se targuer d’être resté pur.

Viktor ne parle plus à personne et son isolement me semble étrange, il se renseigne dans son coin sur la nécromancie, sa mégalomanie l’aurait-elle poussé, comme moi, dans ses derniers retranchements ? Nous allons enquêter au manoir du chêne ou un terrible incident eut lieu. Une attaque de mort vivant, et comme je m’en doutais ils utilisent une technique bien connue des non vivants : susciter la terreur par vague, ne pas tuer tout le monde créant ainsi des paniques locales qui généralement se transforment en chaos global. Il n’est pas trop tard mais presque. Dès ce soir, je m’attends au début du cataclysme. Même le fidèle Raspoutine parait maudits, son regard vide et lugubre me scrute, il me demande d’attraper la branche d’un arbre, ce que je refuse, il multiplie la requête une cinquantaine de fois, je décidait d’ignorer mes camarades ensorcelés et de tenter de les superviser malgré cela, surtout Viktor. Il doit comme moi, connaître la nature des canaux utilisés par la non-vie pour surgir au monde, qui n’est pas décryptable par le commun des mortels. Surtout pas par un magicien blanc-bec mais bel et bien un prêtre de Morr initiés et investis de la Bonne Parole. Alors pourquoi Viktor ne tente il pas de dissuader nos amis d’affronter ce mal, qu’il sait pertinemment indestructible sans les connaissances nécessaire ? Marten répond la mégalomanie, Sacha répond la cupidité.

Je tente de dissuader mes amis de donner la représentation de ce soir mais comme je m’en doutais ils ne réagissent pas à mes paroles et n’opèrent nulles réactions. J’abandonne, ils sont comme hypnotisés par l’ignorance générale. Je renonce à participer au spectacle, dans l’indifférence totale de mes compères. Ils s’en vont donner leur représentation. Je me prends une dose de racine de mandragorite dans la grange de la « bonne pêche ». Je détend la racine au marteau, remplit une marmite d’eau bouillante, respire les vapeurs et mâchouille un autre bout. Je m’envole dans un rêve bien trop lucide. Je vois mes amis, durant le spectacle, attaqué par des chiens géants fantôme. Viktor, incapable, fuyant sur son destrier, Raspoutine faisant feu sur les spectres et Esteban, dans une pièce de théâtre, sauvant la pucelle d’un quelconque vicomte, se faisant dévorer l’épaule par une des bêtes. Le sang gicle, je prie à ses côtés. Son sang, froid comme les océans du nord, me recouvre complètement le visage.

Je me réveille, doucement, j’ouvre les yeux, le vieux prêtre rencontré au mausolée me propulse des gouttes d’eau au visage. Sacha le temps s’égraine, les civilisations d’éparpillent, la non-vie contrôlera bientôt totalement le monde libre. Il faut que je retrouve mes amis d’abord.

Sacha le chevalier errant.


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MessagePosté le: Mer 24 Sep - 21:02 (2014)    Sujet du message: Publicité

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L'étranger
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MessagePosté le: Dim 12 Oct - 11:50 (2014)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Maintenant convaincu que ses terres étaient en grand danger le vicomte m’assura qu’il allait de ce pas envoyer une demande d’aide au Roi d’Estalie. Persuadé de sa bonne foi, je me congratulai, j’avais enfin la certitude que mon avertissement qu’une grande invasion allait s’abattre au sud de l’Empire, allait enfin être entendu. Je pouvais ainsi me consacrer à la menace nécromantique qui planait au-dessus de Molena.

Je rejoignis en fin de soirée l’auberge de « Le Bonne Pêche », devant le pas de porte, Raspoutine et le tenancier étaient à deux doigts d’en venir aux mains, d’après ce que j’ai pu entendre en me faufilant entre les deux gaillard, Raspoutine ordonnait qu’on laisse entrer Ursun dans l’établissement ce que l’aubergiste refusait formellement.
Nous fûmes réveillé au petit matin par des battements de tambours, le monastère du Bouclier proclamait que la ville était sous leur protection et qu’un couvre-feu serait désormais instauré. Nous ne perdîmes peu de temps pour nous octroyer une dérogation auprès du chef de la garde, Adrahar le bouledogue. Plus tard dans la journée le vicomte nous demanda. Une expédition constituée d’une quinzaine de moines du Bouclier partirait le lendemain pour l’Inferno, le pénitencier de Molena car voilà plusieurs jours que les communications entre prison et la ville sont coupées. Nous décidâmes de rejoindre l’expédition sous prétexte de le faire pour l’appât du gain finement négocié par Raspoutine.
Nous avions donc la journée pour nous. L’Obietivo décida de rester auprès d’Esteban qui se remettait péniblement de ses blessures. Quant à moi, mon intuition me poussa à retourner auprès de l’ermite qui nous avait si étrangement bien accueilli. Accompagné de Raspoutine et Marten, nous prîmes ensemble le chemin qui nous menait chez le vieil homme.
Alors que je donnais quelques conseils d’équitation à Marten qui n’était pas plus réceptif qu’à son habitude, mon regard se posa sur une ferme à premier abord ordinaire. En m’y attardant un peu, plusieurs détails me laissai perplexe. Je décidai de poser pieds à terre, mes compagnons firent de même. Raspoutine entra en premier dans la bâtisse, nous le suivîmes. A l’intérieur deux corps mutilés gisaient dans une mare de sang. Les blessures mortelles des victimes étaient l’œuvre d’un professionnel. Les coupes étaient nettes et seulement certains organes avaient été soigneusement ablatés. A l’étage supérieur, le reste de la famille avait également subie l’œuvre de ce maniaque. Je profitais pour faire quelques croquis de la scène qui se présentait à moi pendant que mes amis faisaient le tour de la ferme. Des traces de sang menaient jusqu’à l’orée de la forêt. Nous nous mines d’accord de continuer cependant notre route après avoir bien entendu, brûlé les corps de ces paysans.
Lorsque nous arrivâmes à la tour du vieil érudit, nous ne pûmes que constater que nous faisions face à un bâtiment en ruine depuis de très nombreuses années au grand étonnement de mes compagnons. Nous fouillâmes chaque recoins de l’habitation. Je découvris un petit coffre avec un testament.
La tour appartenait à Eirmin un alchimiste de renom qui ,avec son clan luttait contre une force démoniaque, un nécroman au nom de Nermrick. Son clan fut décimé par ce dernier lors d’une bataille sanglante. Mais le magicien noir ne s’en sorti pas indemne pour survivre, il plongea son âme dans une stase conservatrice. Eirmin a mis en garde sur son éventuel retour. Si Nermrick se réveille à nouveau, il sera à la recherche d’une nouvelle enveloppe corporelle. D’après Eirmin, la seule façon de se débarrasser de Nermrick une fois pour toute serait de mélanger une toxine au sang de son nouveau corps puis de le brûler pour atteindre directement l’âme du nécromant.
A la lecture de ce simple bout de papier, une centaine d’araignées parcoururent mon esprit et formèrent les liens entre tous les éléments que j’avais pu recueillirent depuis mon arrivé à Molena. Le nouveau filon qui avait été découvert était sûrement l’endroit où reposer Nermrick. Il cherchait un nouveau corps ce qui explique l’attaque contre la fille du vicomte. Il sème le chaos un réanimant des corps sans vie. Tout s’explique sauf l’attaque du Monastère de Taal et une fois n’est pas coutume c’est Raspoutine qui me donna la réponse. Nous retournâmes à Molena, à notre arrivé, les novices du Monastère de Taal étaient accueilli en ville pour leur protection. Mon compagnon kislevite constata que le vicomte fût particulièrement plus chaleureux avec l’un deux. Il conclut que les deux hommes devait bien se connaître et en vue de leur âge devrait peut-être même être père et fils. Ce que nous ne perdîmes pas à demander au novice de Taal. Alonso del Amora était bien le fils du Vicomte. Nous le persuadâmes de nous accompagner lors de l’expédition à l’Inferno.
Si nous avons besoin que Nermrick intègre un corps pour le tuer, nous allons le lui donner. A moins qu’il ne soit déjà trop tard. Camilla, la fille du vicomte a disparue, d’après une lettre qu’elle aurait laissée, elle serait allée rejoindre son amoureux. Ceci me paraît bien étrange, nous devons faire vite. Nemrick ne doit pas prendre possession de son corps avant que nous soyons présent, si le necroman est capable de survivre à l’usure du temps, Sigmar sait de quoi il serait encore capable.
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Ne faites pas attention à moi, je ne suis que de passage.


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Esteban
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MessagePosté le: Dim 2 Nov - 16:23 (2014)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Marathon à l'Inferno


Nos pensées peinaient à s'éclairer tant la douleur qui parcourait chaque membre de notre corps maintenait un voile ténébreux sur notre esprit. Il nous était difficile d'imaginer, depuis notre lit, la situation chaotique qui s'était établie en ville depuis bientôt deux jours. Malgré les dangers qui courraient alentours, de notre chambre les rues paraissaient calmes. Les habitants s'étaient certainement barricadés chez eux laissant planer un silence empreint d'angoisse et d'incertitude.


Nous savions que Viktor était entrain d'informer le vicomte des nouvelles que nous avions reçues. Nous pensions aux difficultés que devait représenter, pour ce pauvre homme, l'acceptation du sacrifice de sa famille. Même si nous savions que notre ami prendrait ses précautions, la réaction du vicomte restait imprévisible. Si une folie protectrice s'emparait de sa raison, nous espérions au moins qu'elle nous permette de mener à bien nos plans jusqu'au bout.


Voyant nos souffrances s'atténuer, l'Objetivo avait rejoint Raspoutine pour bénir les armes de la troupe et préparer ainsi le départ du lendemain. Nous décidâmes de nous lever, nos jambes daignant enfin nous supporter. D'un pas mal assuré et déjà impatient de retourner nous allonger, nous partîmes avec Marten à la recherche du prêtre de Morr espérant obtenir quelques réponses de sa part. Nous nous imaginions mal abandonner ce pauvre aveugle en pâture aux créatures qui hantaient désormais nos pensées. Marten s'en alla directement au temple tandis que nous débutâmes nos recherches du côté de la place centrale, dernier endroit où nous l'avions aperçu. Après quelques interrogatoires infructueux, nos recherches s’essoufflèrent. Las de ces vains efforts, nous retournâmes nous coucher en espérant les investigations de Marten plus productives.


Enfin bercé par le sommeil, nous fûmes réveillés par le retour de nos compagnons. Viktor avait interrogé la bonne de Camilla qui avoua les nombreuses sorties nocturnes de sa protégée. La fille du Vicomte fréquentait notamment une troupe d'artiste que sa famille avait précédemment mandatée pour la réalisation d'un portrait. Si le groupe avait quitté la ville depuis quelques jours, l'un de ses meneurs, Andrea Felice, occupait encore l'une des maisons au centre. Il ne faisait aucun doute que Camilla s'était rendue chez lui à maintes reprises durant ces dernières nuits. Selon la bonne, lorsqu'elle n'était pas chez lui, elle se rendait également au cimetière ; bref des lieux et fréquentations bien incongrues en ces temps bouleversés.


Suivant la piste indiquée, Viktor s'était rendu chez Andrea en prenant la forme de Camilla. L'artiste sembla profondément troublé par sa venue. Après un interrogatoire musclé, il ne fit aucun doute que ce garçon avait été possédé et qu'il était derrière l'enlèvement de la fille du Vicomte. Viktor découvrit des boîtes contenant des corps qui avaient été découpés. L'une d'entre elles contenait la chevelure de Camilla. Avant qu'il n'ait eu le temps de réagir, une nuée de corbeaux s'empara de ce coffret et s'échappa par une fenêtre en direction des montagnes, nous indiquant pour le moins que nous prévoyions de partir dans la bonne direction. Suite au récit de notre ami, nous nous remémorâmes avec peine l'affaire du boucher de Molena, véritable tueur en série aux pratiques scabreuses. Un pauvre innocent avait été mis à mort pour satisfaire l'appétit de la justice et de la plèbe. Chacun retourna ensuite se coucher.


Au très petit matin, Raspoutine eut la bonne idée de sonner du cor pour rassembler la compagnie, une intervention dont nous nous serions bien passée... Après une nuit ponctuée de cauchemars atroces, nous rêvions enfin. Un songe d'une douceur appréciable sur une île paradisiaque remplie de beautés exotiques qui prenaient enfin soin de nos blessures comme nous l'entendions. Une fois n'est pas coutume, l'un de nos camarades mettait à nouveau un terme brutal à nos doux transports. En passant dans le couloir, nous aperçûmes chacun de nos compagnons émergeant péniblement de leur lit alors que le Kislévite n'en démordait pas...


Visiblement impatient d'assister à l'extinction de sa lignée, le vicomte De La Mora nous attendait déjà dans la cour avec son fils, la troupe de moine dirigée par Frère Euclide et le vieux prêtre de Morr. Les nouvelles étaient bonnes puisque, avant notre départ, le vicomte nous proposa d'injecter une dose d'antidote à Andrea et de le brûler vif afin de purifier son corps. Nous nous empressâmes d'approuver ses lumineuses idées et allâmes ériger un bûcher avec un entrain manifeste. Ces réjouissances passées, nous partîmes d'un bon pas en direction des montagnes et de l'Inferno, avec en tête, la douloureuse perspective des deux jours de marche qu'il nous restait à accomplir dans un état encore fragile.


Avant de gravir les montagnes, nous passâmes visiter le cimetière, Viktor et Marten ayant eu la brillante idée de ne pas s'en approcher lors de leur dernière visite... Nous découvrîmes, sans réelle surprise, qu'une douzaine de tombes avaient été profanées. Le caveau de la famille De La Mora se situait au fond. Une plaque récente se dressait au dessus du perron mais le reste de la structure semblait bien plus ancienne. Le vicomte nous précisa que sa famille était établie depuis moins de 400 ans dans la région, succédant à des prédécesseurs dont le lignage s'était éteint. Nous invitâmes Marten à détacher la première stèle pour observer la généalogie qu'elle recouvrait. Après quelques efforts, le vieil homme parvint à extraire la plaque. Nous restâmes un bref instant interdits devant la nouvelle généalogie qui se déployait devant nous. Bien que Les De La Roja ne nous rappelaient absolument rien, le dernier descendant nous laissa un moment pensif. Sans doute illuminé par les effets de la drogue, Marten s'anima soudain, nous révélant que derrière la succession de ces noms s'esquissait l'acronyme Nermerlik. Suite à cette découverte, quelques souvenirs revinrent à la mémoire du vicomte. Il nous expliqua qu'il s'agissait du mouton noir de la famille, disparu lors des Croisades contre les Arabes. En tant que successeur d'une lignée régnante, nous croyions désormais comprendre pourquoi ce spectre en voulait tant à la famille De La Mora, considérant certainement qu'elle avait usurpé le pouvoir local.


Nos recherches ne nous offrîmes pas d'indices supplémentaires si bien que nous décidâmes de quitter les lieux et de poursuivre en direction des montagnes. Plus notre route avançait, moins le chemin devenait évident. Farfouillant dans l'une de nos poches, nous en sortîmes un énigmatique message rédigé maladroitement par la main de Marten :


Vive Marten, le Grand, le magnifiant chevalier errant. Gloire à lui !


Jetant un rapide regard autour de nous, nous aperçûmes que le vieil homme avait disparu. Une part probable de sénilité mêlée aux substances psychotropes dont les prises se faisaient toujours plus fréquentes faisaient sans conteste perdre toute raison à notre compagnon. Nous espérions au moins que ce preux chevalier aurait la décence de ne pas fuir face au premier danger comme il avait parfois pris pour habitude de le faire. Absorbés par ces inquiétudes, nous ne découvrîmes que tardivement l'imposante masse de granit qui se dressait devant nous. El Perro Loco, abrupt et tortueux, nous faisait orgueilleusement face. Une couche épaisse de nuages avait avancé l'heure du crépuscule rendant un aspect plutôt sinistre au paysage alentours. Les moines nous conduisirent à un monastère perché sur les falaises, nous assurant ainsi un abri pour passer la nuit. Bien que nous nous retrouvâmes quelque peu à l'étroit, si nombreux que nous fûmes, le lieu était plutôt plaisant et la fatigue ne tarda pas à nous submerger. Nous nous laissâmes bercer par les prières de l'Objetivo qui bénissait nos armes pour le lendemain. Notre repos ne fut que brièvement interrompu par quelques cauchemars ainsi qu'une nuée de corbeaux survolant les falaises, ces satanés volatiles nous indiquant clairement que nous étions attendus.


Nous repartîmes à l'aube, heureux que le son de cor matinal ne soit pas devenu une nouvelle lubie du Kislévite. Passés quelques aspérités rocailleuses, nous aperçûmes enfin l'unique entrée de la prison, solidement bâtie sur un col montagneux. Un arbalétrier ne tarda pas à nous héler, le Vicomte nous annonça et les portes s'ouvrirent sans broncher. Marten nous rejoint au pas de course. Non mécontent que le preux chevalier nous ait retrouvé, nous allâmes lui témoigner notre sympathie. Son teint livide et ses yeux vitreux trahissaient toutefois ses agissements de la veille et nous regrettâmes aussitôt notre bonhomie.


La prison était composée de quelques bâtiments centraux, entourés ensuite par les différents puits qui, selon les informations reçues, étaient au nombre de six. Le pénitencier couvrait visiblement une surface immense puisqu'il nous fallut près d'une heure pour rejoindre son centre. Les visages des premiers prisonniers que nous rencontrâmes nous plongèrent dans l'inquiétude. Ils passèrent à quelques pas de notre troupe et restèrent indifférent à nos politesses. Nous fûmes touchés par la souffrance qui se lisait derrière chacun de leur geste tandis que leurs regards fixaient indéfectiblement un horizon inexistant. Nous plaignions notre père d'avoir croupi si longtemps en ces lieux et espérions vivement qu'il n'ait pas succombé à la folie qui semblait y régner.


Ignacio Verguez, le directeur de la prison, nous reçu dans ses quartiers. Nous nous rappelâmes brièvement les rumeurs que nous avions entendues quant à ses méthodes plutôt musclées et nous ne pûmes réprimer une once de réprobation dans nos salutations. L'homme semblait embarrassé par notre visite imprévue. Nous annonçâmes un contrôle des lieux mandatés par les autorités compétentes du royaume, faisant passer nos compagnons pour d'anciens forçats reconvertis en examinateur de la salubrité des lieux. Le directeur ne s'en étonna pas plus que cela. Lorsque nous lui contâmes les événements sordides qui secouaient Molena, il ne semblait au courant de rien prétextant que les connexions avec la ville avaient été interrompues.


Nous décidâmes de nous mettre rapidement au travail, nos compagnons débutant par l'inspection des cuisines tandis que nous consultions les registres dans l'espoir de retrouver les traces de notre père. Bien que nous ne retrouvâmes pas celui que nous souhaitions, nous prîmes soin de recopier quelques noms sur une feuille en intégrant le sien dans l'espoir d'obtenir quelques informations à son sujet. Nous retournâmes ensuite dans la cour pour observer le complexe plus en détail.


Les bâtiments centraux étaient au nombre de trois. Les prisonniers s'y entassaient dans des conditions insalubres. Viktor nous rejoint rapidement pour nous avertir qu'il avait des soupçons quant à Ignacio Verguez. Nous nous rendîmes donc dans ses appartements pour l'interroger. Son domestique nous accueillit et nous servit le thé en attendant le retour de son maître, parti donner des directives aux puits alentours. L'attente se faisait longue si bien que nous commençâmes à examiner les lieux. Après l'ouverture de quelques tiroirs, nous fûmes rapidement interrompus par une nuée d'ustensiles animée d'une force obscure. Viktor nous mit en garde contre la présence de deux spectres. Pas facile d'atteindre des créatures invisibles mais heureusement que notre ami semblait les voir et nous sortit rapidement de ce mauvais pas grâce à ses flèches magiques. Quelque peu troublés par cette attaque soudaine, nous changeâmes de pièce pour nous rendre dans la bibliothèque et enfin le bureau d'Ignacio. Au passage nous assommâmes, d'un bon coup du plus gros ouvrage disponible, le domestique dont la présence devenait gênante.


Le reste de la troupe nous rejoint ensuite et nous poursuivîmes les recherches durant quelques minutes avant d'être à nouveau interrompus par une forte agitation en provenance de la cour. Nous nous approchâmes d'une fenêtre et fûmes surpris de voir un grand nombre de prisonniers se rassembler en cet endroit. Ils n'avaient pas l'air dans leur état normal. Un garde se fit même dévoré sous nos yeux. Ces forçats ressemblaient davantage à des bêtes qu'à des êtres humains si bien que les autres gardes prenaient leur distance. Ignacio fit son apparition au centre des détenus et nous interpella, laissant présager des pourparlers délicats...


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Raspoutine
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MessagePosté le: Jeu 6 Nov - 15:41 (2014)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Conte kislévite pour enfant
   
Il était une fois dans un pays chaud où l'on aime les taureaux et les grands chapeaux, une prison immense autant qu'infâme abritant la lie de tout le continent, on l'appelait l'Inferno  ! Une forteresse dominait les mines dans lesquelles travaillaient les prisonniers, et au centre de cette forteresse se trouvait la maison du grand directeur de la prison, le vil Ignacio Verguez ! Et dans la maison du directeur se trouvaient notre vaillant groupe d'aventurier, Raspoutine Harkovsyn, le grand dresseur d'ours, Esteban le farceur, Marten le fou, Viktor l'instable , l'Oblietivo le tireur fou ainsi que le Vicomte et son fils. Nos amis s'étaient pris au piège dans la maison du vil Ignacio mais s'étaient assurés un coup d'avance en menaçant fermement les serviteurs du directeur. Notre groupe de héros affirmant que le directeur avait zombifié ses prisonniers, ce dernier rétorquant qu'il n'y avait là que des avantages. Mais le laisser parler fût une erreur car le démoniaque directeur n'a point sa langue dans sa poche et après quelques belles paroles, notre groupe d'aventuriers naïfs accepta de le laisser rentrer chez lui. Il faut admettre qu'ils pouvaient se sentir en sécurité, encadrés par un contingents de moines guerriers qui buvait le thé au rez-de-chaussée. Ignacio Verguez réussit encore une fois à les convaincre que tout était sous contrôle, même si Raspoutine s'inquiétait bruyamment de l'absence d'un des moines, envoyé fouillé les cuisines. Notre groupe d'aventurier apprit la découverte d'un filon d'argent dans le puits numéro cinq ainsi que celle d'un réseau nain. A la recherche du père d'Esteban supposé dans le puits numéro cinq, ils décidèrent de passer la nuit sur place afin de s'y rendre le lendemain en compagnie du vil directeur qui avait réussi à trompé la plupart d'entre eux sur ses réelles intentions.


En total désaccord sur le meilleur endroit où loger pour la nuit notre groupe décide de se séparer, Raspoutine entraîne les moines dans le dortoir des gardes, obtenus après d'âpres négociations, Marten le fou s'en va entraîner son chat tout seul dans les écuries et le reste accepte l'invitation du sournois Verguez et dort dans l'antre même du sadique. Rejoint peu après par l'instable Viktor, allé humer les chevaux. Cette nuit là le dresseur Raspoutine a des rêves particulièrement agités; il voit l'horizon flamber, les murs s'écrouler et dans un grondement sourd la terre s'ouvre sous ses pieds, il y rechape de peu et se rend compte que ses camarades sont là, tous sont sur le bord mais décident finalement de sauter dans la faille, en bas tout est visqueux, le fou a disparu, les murs les attaquent, ils avancent dans un ver gluant. Puis ils arrivent tous dans la maison où a grandi Raspoutine, un goût de cendre les envahit, il y a les cadavres de ses parents, il décide de s'y asseoir afin de manger son petit frère avec ses géniteurs. La digestion le tue et il se décorpore, il vole au dessus de tout Kislev, Kislev en feu et en ruine, des armées s'affrontant et puis il se dirige droit sur un pic immense. D'autres armées s'affrontent là autour d'une ville. Les dieux des hommes crient depuis une citadelle en amont. Raspoutine survole encore les territoire de l'empire avant de s'endormir puis de se réveiller en ayant incroyablement bien dormi.


  Au petit matin donc, notre solide troupe part en compagnie du vil Igniacio, du vicomte, de son fils, des moines et de leur capitaine en direction du puits numéro cinq qu'ils atteignent quelques heures plus tard. Le seul moyen d'accéder au puits étant un monte charge pour une dizaine de personnes, ils se séparent des moines afin de descendre en premier avec le directeur. Cependant le dresseur d'ours refuse évidemment de se séparer de son ours et ainsi le fabuleux Foundouk prend également place docilement sur la nacelle vacillante. L'ingénieuse mécanique se met d'un coup en marche et la descente commence ! Les murs défilent gentiment depuis plusieurs minutes et une tension apparaît dans l'air. Les regards se croisent, personne ne parle. Et soudain un cri retentit. Viktor l'instable regarde Esteban dont la dague est plantée dans la chair du magicien. Le vil Igniacio dégaine alors et à un contre tous leur ordonne de sauter dans le vide insondable. Une douleur venant de nulle part transperce chacun des membres de la troupe mais ils refusent d'obéir. Une bataille s'ensuit, faisant balancer le plancher de la nacelle de part et d'autre, les cris fusent, le dresseur envoie son ours charger le vil directeur ayant prit en otage le fils du vicomte, mais rien ne se passe comme imaginé dans sa tête, Esteban le farceur, tentant une drôle de passe d'arme, s'interpose et se reçoit l'animal de quatre cents kilos. Ejecté de la passerelle, il est rattrapé in extremis par le fils du vicomte, également en mauvaise posture en dessus du vide. Le déséquilibre est tel que presque tous tombent au sol, Raspoutine retient son ours, Viktor marmonne, Marten le fou tire et le vil Ignacio invoque une épée squelette géante ! De cette lame il frappe une des chaînes et la nacelle est complètement déstabilisée et penche dangereusement. Le combat s'enchaîne, une flèche de lumière vient transpercer le directeur, suivie de deux flèches tirées par l'Oblietivo. Igniacio s'effondre au sol.


Les cris de joies n'ont pas le temps de retentirent qu'une ombre fumeuse noirâtre s'extirpe du corps sanglant d'Igniacio, la lame squelettique en main. Viktor l'instable saute alors de la plateforme dans un long cri d'effroi. Marten le fou abat son marteau sur le démon qui pare le coup aisément. Esteban charge et réussit à lui transpercer le corps de sa rapière. Dans un cri d'outre-tombe le démon génère un rayon bleu qui frappe chacun des compagnons et semble le revigorer. Ce dernier tente de trancher Marten en deux mais il réussit à parer de son marteau béni par les bons moines. Esteban le farceur retente une attaque mais se voit parer et esquiver. Le dresseur d'ours dégaine dans un grognement et vide ses deux pistolets. Les deux coups touchent. Esteban s'effondre tout seul. La créature démoniaque assomme encore Marten dans une gerbe de sang avant d'être tranchée en deux par le farceur dans un dernier élan. Les deux segments de la forme sombre tombent de la plateforme comme deux grosses plumes noires se dissipant dans les ténèbres.


Entre-temps l'instable Viktor, bien qu'ayant chuté de la nacelle, s'y retrouve soudain, ayant fait appel à la magie noire pour le sortir de ce mauvais pas. Tous se réjouirent de leur victoire jusqu'à leur arrivée dans la mine numéro cinq. Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
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Le lapin-garou vaincra


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MessagePosté le: Mer 3 Déc - 19:47 (2014)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Archives secrètes du Collège Gris  
Dossier « 654 165 541 » Viktor Krebs dit Sibyllinus Magisterus. 
-          
D’après les notes de Viktor Krebs, retrouvés lors de la perquisition des Magisters Vigilent à son domicile  

 
Comment un simple mortel était parvenu à devenir une entité si puissante ? Question pertinente qui méritait réflexion mais le moment était pour lors inapproprié, la blessure de dague qu'Esteban m'eut infligé saignait encore abondamment. Autours de moi mes compagnons tentaient de reprendre leur souffle tandis que la plate-forme branlante continuait sa descente dans les profondeurs de l'abime. L'Obietivo s'affairait autour de Marten, le nombre de compresses imbibées de sang s'accumulaient autour de son corps pâle et transpirant. Je décidai ne pas intervenir, Marten était entre de bonne main et si Morr avait décidé de prendre son âme  cela aurait sûrement simplifié le résultat de nos futures divergences. 

 
Après de longues minutes, nous atteignîmes la terre ferme. L'air y était humide et froide. Des champignons fluorescents illuminés une partie des nombreux couloirs qui s'ouvraient devant nous. Une dizaine d'hommes encapuchonnés nous dévisagèrent et nous leurs répondîmes par un regard identique. Un homme un peu plus robuste que les autres s'avança. Il répondait au nom d'Olivier Portos, il se présenta comme gestionnaire souterrain du puits numéro 5. Après nous avoir naïvement menacé, il décida néanmoins de coopérer. Il nous guida jusqu’à ses quartiers proche d’une rivière sous-terraine, là-bas des femmes cousirent nos plais  et badigeonnèrent nos ecchymoses de baume. La quiétude de l’endroit, bercé par le ruissèlement de l’eau, nous plongea dans une torpeur inévitable. A notre réveil, nous rassemblâmes nos affaires, nous décidâmes de laisser derrière Marten qui nécessitait d'avantage de repos et rejoignîmes les offices d’Olivier Portos. Nous exprimâmes notre désir de visiter la forteresse naine nouvellement découverte. Olivier Portos nous mit en garde sur ces lieux qui étaient déjà habité avant même les premiers forages, des hommes-rats ainsi que des peaux-vertes occupaient les enclavassions inférieurs, cette nouvelle réjouis Raspoutine, le contraire m’aurait étonné. Après négociation, Olivier Portos accepta de nous guider dans les méandres de la mine. Alors que nous nous dirigions vers l’allée qui devait nous mener vers les étages inférieurs, une ribambelle d’enfants s’était ressemblé  pour nous souhaiter courage et force. Nous traversâmes les galeries du niveau 1 qui étaient exploité par de nombreux mineurs qui cessèrent leur activité pour observer notre étrange cortège. Nous descendîmes au niveau 2, la carte de la mine devenait de moins en moins précise et l'architecture qui nous entourait n'était plus de confection humaine mais clairement naine. Après de longues minutes de marches, nous quittâmes les excavations exploitées. Esteban, qui ouvrait la marche à quelques mètres du reste du groupe vint nous prévenir qu'un bruit étrange arrivait droit sur nous. Les moines se déployèrent sur les côtés de la galerie lorsque une vingtaine de rats plus gros que d'ordinaire passèrent devant eux, le vicomte pris de panique déchargea son pistolet dans la masse, les moines prenant ceci pour un signal s'abattirent sur les rongeurs. Après quelques minutes à peine et de nombreux couinements insupportables. Puis le calme s’installa, il ne restait des rats qu'un amas de chair et de sang, quelques uns cependant réussirent à prendre la fuite. Nous continuâmes à descendre dans les tréfonds du puit jusqu'à une rivière souterraine vraisemblablement la même auprès de laquelle nous nous sommes reposés quelques heures auparavant. Deux chemins s'offrait à nous mais avant cela nous devions passer devant une petite troupe de 5 peau-vertes. Je ne me souviens plus quel simple d'esprit eu l'idée saugrenue d'attirer les gobelins  dans un guet-à-pant en utilisant comme un appât... le fils de vicomte à moitié nu induit de graisse d'un reste de jambon d'un soldat. De mémoire et Sigmar c’est qu’elle ne me fait rarement défaut, Esteban annonça la première bribe d’idée qui a conduit à cet invraisemblable idée, il l’appelait le « Bronze-Trappe » sûrement en référence à la couleur de peau des soldats bronzé par la paresse estalienne et trappe pour le piège qui se referme. Cependant, la prestation du fils de vicomte fut tellement convaincante que les peau-verte vinrent, intrigués, se placer au point précis où la quinzaine de moines les attendaient. Ce fut un carnage, les petites créatures n'eurent aucune chance. Après avoir divergé quelques instants, nous décidâmes d'emprunter le chemin le plus sûr soit par le pont.  

 
Au bout d'un moment, notre procession arrivât dans une grande salle circulaire où une garde gobline était postée. Après les avoir abattu comme leur race le mérite, nous nous installâmes dans cette sale plutôt accueillante pour la nuit. Je pris le premier tour de garde pour étudier les différents chemins que nous aurions pu emprunter le lendemain. Après avoir descendu un grand escalier en colimaçon bâtie de pierres taillé, je me faufilai dans l'ombres de peau-verte qui montaient la garde. J'atteignis une salle circulaire semblable à celle de l'étage supérieur, une centaine de gobelins y étaient affalés, beaucoup dormaient mais certain semblaient plus au moins faire une ronde malgré leurs chamailles. Des cages en bois tenaient détenues des bêtes indescriptibles, des bêtes bipèdes enragées formés d'une tête ronde et énorme munies de jambes musclées aux griffes acérées. Par précautions je décidai de ne pas aller plus loin. Dans une salle adjacente, des peau-vertes, de plus petite taille que ceux que nous avions déjà rencontré, étaient tenue en esclavage, frappé et mutilé par les gobelins de taille supérieurs. Je rebroussais chemin tout en me remémorant ce que j'avais pu voir pour les inscrire dans mon ouvrage en cours "Observations juste et éclairée d'un monde (encore) inconnu". 

 
Je cédai mon tour de garde et je rejoignis les bras de Morr pour un repos mérité. 

 
Nous nous réveillâmes à une heure quelconque du jour ou de la nuit, j'éprouvé d'ailleurs un certain apaisement, au plus profond de la terre, je pouvais voir mon âme.  La suite de notre périple, nous amenâmes au bord du gouffre à proprement parlé. Un gouffre de plusieurs centaines de mètre de profondeur de circonférence. Esteban et Père Euklis descendirent les premiers pour fixer les différents points d'attache qui aurait dû permettre une descente plus aisée pour les suivants et les marchandises, ce ne fut pas le cas, la descende pris toute une journée ou une nuit et nous perdîmes 5 moines, un sacrifice négligeable néanmoins. En bas, l'air y été plus chaud et les champignons fluorescent moins nombreux. Raspoutine ouvrait la marche ce qui lui permis d'assister à une échauffourée entre deux bandes d'homme-rats. Nous atteignîmes une grotte avec d'immenses piliers nains bordés par un lac à l'eau cristalline. Nous posâmes notre camp. Alors que nos étions occupé à décider de l'itinéraire que nous devions emprunter le lendemain. L'un des moines s’est mis lancer des cris d’encouragement à l’un de ses compagnons qui tentait tant bien que mal de sortir de l’eau ce qui s’apparentait être une grosse prise de pêche. Bien mal lui en a pris de crier si fort, ce n’est pas un poisson qui en sortie mais un troll marin de 3 mètres de haut. Le malheureux n'eu pas le temps de savourer sa prise qu'il se liquéfia littéralement sous la gerbe d'acide craché par un deuxième troll ayant émergé lui aussi des eaux. Les trolls eurent le temps de s’en prendre à trois moines avant qu’une gerbe de feu et de flèches viennent les mettre genou à terre. Et il eut fallu mon intervention arcanique pour faire d’eux plus que de la pulpe. Et dans un élan magnifique je me retournai, allumai une torche et la lançai par-dessus mon épaule ce qui embrasa les deux carcasses. Les yeux des moines et des nobles se tournèrent vers moi et j’ai pu voir dans leurs yeux la peur. Oui, vous avez raison, craignez-moi. Craignez-moi tant que vous le pouvez encore.  

 
-          Note de bas de page : Malgré ses agissements qui vont dans la continuité de ce que l’Ordre avait été demandé. On peut lire que Magister Krebs aimaient déjà voir la crainte dans les yeux des non-praticiens et ne soucis guère de la discrétion, credo l’Ordre. Ceci va d’ailleurs dans la continuité de ce qu’il deviendra. 

_________________
Ne faites pas attention à moi, je ne suis que de passage.


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MessagePosté le: Mer 3 Déc - 22:24 (2014)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Le Descent to Level 6

I have chosen to compose this segment using the present tense, for the memory of the latter events is forever a living memory. To describe them otherwise is to deny them of their magnitude, leading thitherward to a history marked by fantasy and false chronicling.


The days seem to grow longer, darker, and more uncertain. We have already lost over a dozen men, namely dwarfs and monks, yet our perilous descent continues as we try to find what appears to be a capital building once belonging to dwarfs. Our descent is in part due to our curiosity, but it is also due to the threat of trolls lurking beneath the pillars of the flooded halls. We have managed to evade two of these monsters, owing to Victor’s persistence with a spear. Yet, it remains to be seen whether our weapons can endure to pierce the skins of larger foe.


The old blind priest fearfully mutters « the deeper we goes, the more men will perish ». I do fear this myself, but I will not believe it, I cannot believe it. Victor and Esteban, also contemplating their future, have finally decided to withdrawal their souls from the hopeless depths of ambivalence. Esteban plans to acquire new skills in climbing and repelling, a useful tool indeed, as the wells are full of untimely crevasses. In order to fathom the situation Victor along with several other leaders of our group ,agrees to alternate shifts, one group staying by the encampment (the guards’ corridor) while the other explores new paths of entry. We took advantage of this moment to heal ourselves, and to strategize. Not only would we be fighting monsters within these dwellings, but also shortages in water meant that we would also be fighting ourselves for survival.


During the meal the monks are confined to themselves, detached from our group. This surprises brother Ochlid, who senses that something is wrong. I begin to wonder if the different priesthoods are compatible with one another. Are our beliefs so very different to the point that cohesion is impossible? How will they react to far or immediate threats? That we can reconcile with these monks is more a matter of faith than anything else, but Esteban claims that this is conceivable. Like the viscount soon proclaimed, « the concern here is not the threats themselves, but the response to them. »
In the meantime, Victor wonders further into the darkness. The more he advances; he realizes the surrounding walls are cracked. Amongst the rubble he discovers a storage house of sorts (it may have also been used as a guard post), an apparent center for carpentry and artisanal production. Continuing to rummage Victor notices that there is a busted door. Amidst the debris, he finds a stone tablet engraved in Dwarfish words. At this point there is clear evidence of Dwarvan presence, and possible human presence as well. The engraved slab is exactly the kind of object needed to push us to greater depths, thus the more signs of life, the more we are enticed to find them. Victor returning from his excavation has discovered a navigable path, albeit the fact that a boarded platform must be constructed to ease our mobility.


It is now Esteban’s shift, this time we encourage him to roam opposite of Victor’s path. All obstacles require preparation and I find that we are privileged enough to be part of a company ready to scavenge for any resource possible. Esteban therefore explores an alternate pathway (for possible escape). He orients himself in front of what seems like a mining cavity. A cacophony of whispers and roughhousing expose themselves, revealing the a mass of 180 green skins. They are unusually small for their race, but present a massive threat to our diminished troop. Upon Esteban’s return, several men are awakened in order to gather wood. While beneath the wells is a sweltering core, wood remains our most versatile resource, as it is adaptable and transportable.
During my shift, I lose myself in a swirling staircase. The tiles are mere flakes, the stairway has capsized, and it is a miracle that it has kept its form. I begin to panic; I draw my last ounce of strength and pray that my gods will bless me with the dexterity needed to save myself. As a scamper away, my blessing is heard; I miraculously am lead to an adjacent path. I recognize the entangled webs of the gigantic arachnids. Eager to expand my understanding of the webs, I soon realize that it is for the better that I return to our camp to negotiate more pressing matters.




Morning has come, the woodpile has rapidly increased in size, and we must now act with the little information we managed to gather the previous night. Suddenly, amongst the shadows we perceive a baby troll. Victor and company hesitate to scare him away, but we fear that he will run back to his elders and denounce us. We tie him up. He is not worth the risk. The monks have reformed a trail, and a gradual descent past the storage house (discovered by Victor) is realizable. We grab our things, moving swiftly past the guard post. The passage is slightly sloped and the further we march, we can sense the torridity of the core. A megalith appears beyond the shadows, it is the statue of a Dwarf warrior. This discovery has revived my faith; we must be in the right direction. All of a sudden two runners rush through the middle of the path, arriving dangerously close to Esteban. We rush to the sides of the path, desperately hoping that our cover is not blown. The ratmen are close. Prepared to attack, I fire from a far, grazing the ear of one of the scavens. The rejuvenated Martin takes the next initiative and charges at the scavens. Martin smashes its face into to ground, crushing its skull. Martin then searches the disembodied scaven, hoping to find something of value. Unfortunately all that is found is some molded meat (for Martin’s cat), a few bronze coins, and some skins more likely to give us the plague than anything else. What is clear is that these scavens have been exposed to other populations, and therefore must have sufficient entry and egress to them. After handling the runners, we proceed to what appears to be, yet another level, level six.


The scene features rows of large statues, representing dwarf warriors, aligning the walls. In the middle of this vast space are a series of small islands connected by stone hand-bridges. Mind you that the islands and bridges are immersed in a pool of bubbling lava. The interconnected islands eventually lead to the other side, where two forts spaced on each side of the final bridge, terrorize the field. Both sides will attack and one wrong move will further expose the middle route. This route is the only way through, but it spells immediate danger. Though at this very instance, there appear to be few scavens ahead, I am certain this is not the case. At the moment I am concerned with how these forts can be disarmed and rendered powerless. In order to see what is behind these forts we unleash the baby troll, which of coarse has been de-tongued and amputated (hands only). Once again the brutality of the act merits re-examination, however, we must ensure that the enemy remain unaware of our exact formation. A crazy rate of automatic firing bombards the opening of the last bridge. Scavens are among us and are ruthlessly firing away from the two forts. Clusters of stalactites harbor one of the forts. Shooting down the stalactites will destabilize the fort and possibly the area around the fort. Accuracy again is pivotal. Martin is able to blast the spikes. The spikes come crashing onto the fort and nearly destroy the entrance to the scaven dwelling. The other fort is still fully equipped and ready for more. We stand 30 meters from the second tower (fort). The scavens inside the second tower are finally noticeable. Rasputin ceases this opportunity to take down the canon loader. I follow with a flaming arrow to the periphery of the fort. Though not entirely successful, the arrow manages to ignite a small flame, martin follows with a few strikes of his own, killing the largest scaven in the fort, the one in charge of holding the canon. We have managed in a matter of minutes to take down the towers, the gods have returned to our side.


The moment of relief quickly subsides; approximately 10 scavens are behind the fort reassembling. The clinking of rusty swords and shields signal that the enemy has remobilized. To our amazement we not only feel the presence of scavens but that of orcs, leading the front line. These are no ordinary orcs, they are fully equipped and bloodthirsty. In response to the ever-visible enemy, we too must re-strategize. Our space is limited and we are at the brink of yet another clash. It is certain that Victor and Rasputin have the greatest potential to scare and displace to the enemy, the injured martin and I must remain in the periphery and provide cover for our brothers who will battle face to face.
The scene has been set, a large statue of a Dwarf god separates the two armies. We, like our foes, must use our position to our advantage. We prefer to guard the last bridge and wait to see how the opposition uses the flanks on either side of the statue. We must minimalize the risk of an overload (attack) from one side and attempt to attract the orcs one at a time. Victor summons a gargantuan soldier masked with a galea and directs it to the right of the statue. Though only an illusion we must intimidate our enemy. We proceed in crossfire. Gradually the remaining orcs reach our frontline. Esteban makes quick work of these monsters, but we sense greater forces approach.


Only meters behind the statue is a monstrosity that I myself have not come across, even in the days before Magrita, where I experienced the wrath of larger fiends. The lion headed, scorpion tailed, villainous creature pounds the ground before us. Its fury is uncontrollable, even to the scavens attempting to grapple with it. The weakest of the our crew scurry to safety closer to the bridge : The priests, the viscount and his son, and Portos gather behind us at the only exit. The Manticore, a rare specimen, shows no mercy. Nothing can get in the way of the Manticore and its prey. The strength of its jaw and the reach of its poison make its attack impossible to parry. To the opposite side of the Manticore, 15 scavens appear. One of them (presumably the leader) holds an electrically charged blade. We cannot afford to hesitate; every move must be calculated and executed to perfection. In the mean time Foundouk is decapitating the remaining orcs, giving us just enough time to plan our next move. Rasputin takes town three scavens with his projectile ??? Heavy fire follows, but we are untouched. One false step, and our mission is jeopardized.


Victor, as a last resort, launches an explosive device aimed at the stone statue, rupturing the right half of the statue onto the Manticore. Simultaneously 
Esteban and Rasputin rally against the remaining scavens, Foudouk does the same. I remain in the periphery to protect Martin. The monks, priests, and servants of our band watch in horror, their fate as uncertain as ours. The bloody melee, the butchery, may prove to be the end of us. Moments pass, the Manticore is gravely injured, the scaven leader has fallen. We are saved. I could see my life flash before my eyes. I was only an instance away from the death grip of the filthy varmints and their creature. The gods truly have blessed us. Esteban however is not unscarred. He has been stung. We are prepared to treat his wound, but we fear the worst, more danger, more uncertainty, and worst of all the fact that we may never leave the creepy depths alive.


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Esteban
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MessagePosté le: Jeu 11 Déc - 19:19 (2014)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Au plus profond des abysses


Le combat dont nous sortions avec peine resterait certainement dans nos mémoires jusqu'à notre dernier souffle. De nos compagnons, seuls deux moines avaient été terrassés par les attaques de la manticore et nous devons reconnaître que les coups qu'elle nous avait portés nous avaient passablement affaiblis. L'Objectivo s'en aperçut et s'approcha rapidement pour panser nos plaies tout en abreuvant notre âme de quelques litanies. Tandis que l'inlassable Viktor poursuivait les derniers fuyards, nos autres compagnons prirent le temps de se reposer un instant.


Nous prîmes soin de scier la corne de la gigantesque carcasse étendue au sol. Le matériel, plutôt robuste, conviendra parfaitement à la confection d'un cor dont la dénomination semblait déjà évidente : Le Manticor. Notre descente se poursuivit sans encombre, suivant les principales galeries dont les tracés sinueux s'accompagnaient parfois d'un dénivelé vertigineux. Plus nous progressions, plus la chaleur devenait pénible, plus la puanteur s'avérait insupportable. Les lieux témoignaient d'un étonnant contraste entre les somptueuses structures naines s'élevant avec élégance dans les airs et le sol recouvert d'ordures et d'excréments sur lequel nous évoluions.


Après quelques heures de marche, nous aperçûmes une seconde porte monumentale accessible grâce à un pont traversant la lave alentours. Les derniers hommes rats qui étaient parvenus à nous échapper semblaient prendre possession des lieux et opposer une nouvelle résistance. Raspoutine chargea rapidement sa ratling pour couvrir notre charge. Mal nous en prit car nous fûmes frappés, avec l'Objetivo à nos côtés, par un éclair d'une violence fulgurante. Jetés à terre, nous assistâmes impuissants aux efforts de Viktor, bien décidé à ébranler les fondations du bâtiment. Nous ne pûmes contenir une once de réprobation vis-à-vis de notre ami, prétendument historien mais témoignant bien peu de scrupule face à la destruction de ruines historiques notoires. L'urgence justifia certainement son action puisqu'il parvint à terrasser quelques-uns de nos adversaires. Le Kislévite, inlassable dans l'utilisation de son nouveau joujou, continuait à mitrailler les moindres ouvertures. Lorsque nous parvînmes à nous relever avec peine, trois moines furent subitement atteints de mutations. Incapable de souffrir cette compagnie et profitant de leur douleur, nous mîmes rapidement fin à leur jour.


Le combat s'était calmé et les derniers rongeurs s'étaient réfugiés à l'arrière du bâtiment. Une fois à l'intérieur, nous repérâmes des rails dont le tracé s'esquissait. Nous franchîmes une vieille porte en pierre et découvrîmes les Skavens, agités autour d'une ancienne forge naine. Celui qui semblait être le chef, cet espèce de gros rat électrique, relié par de nombreux câbles à une machine inconnue, entamait une mutation et se transforma en une créature effrayante. Cela faisait longtemps qu'un adversaire n'avait pas agi plus promptement que nous mais nous dûmes reconnaître que celui-ci nous surpris par sa rapidité. D'un bond il se détacha de ses câbles et s'approcha dangereusement de notre troupe, nous dominant de sa hauteur impressionnante. Il encaissa successivement une balle de pistolet, deux flèches, une salve de ratling, un javelot magique et deux coups d'arbalète sans broncher le moins du monde. Robuste paraissait un piètre euphémisme pour décrire une telle monstruosité... Le rongeur géant chargea Raspoutine mais Foundouk intervint. L'ours ressemblait à une gentille peluche vivant ses dernières heures face à un tel adversaire. Comme par miracle, il ne reçut toutefois qu'une attaque, accompagnée des dégâts de l'arme électrique.


La ruse nous parut clairement la seule arme viable contre une telle menace. Profitant de l'environnement qui nous entourait, nous nous jetâmes sur le levier permettant d'activer la forge, la lave remplissant peu à peu un gigantesque creuset suspendu au dessus de l'abomination. L'Objetivo transperça de deux flèches l'un des trois skavens restants tandis qu'un autre se rua sur nous et nous porta une attaque fébrile. Raspoutine parvint, au prix de quelques efforts, à éteindre sa bruyante machine et ordonna à son ours de reculer. Viktor profita de la cohue, faisant apparaître un énorme guerrier de pierre qui se volatilisa aussi vite qu'il était apparu.


Suite au retrait de Foundouk, le rat géant chargea tête baissée notre ami kislévite brisant d'un coup son bouclier. Le récipient suspendu sur le point de déverser son contenu fatal, nous nous désengageâmes subtilement du Skavens qui nous faisait face pour nous positionner accroupi derrière la grosse bête en adressant à ce cher Raspoutine un signe convenu. Des chants commençaient à résonner dans la forge, tels une effrayante litanie. De notre position, nous observions Viktor, pantois et dubitatif depuis sa dernière tentative infructueuse, se grattant la tête avec humeur à la recherche sans doute d'une réponse qui lui échappait. Quant à Raspoutine, il ne perdit pas le nord et, faisant habilement usage d'une prise rotzball, fit vaciller la bête qui perdit rapidement l'équilibre face à l'obstacle inattendu que nous lui opposions. Étalée de tout son long à l'endroit désiré, la créature disparue sous un flot de lave, ne laissant échapper qu'un faible râle avant que sa gueule ne soit emplie du liquide en ébullition.


Aussitôt débarrassé de la menace skavens, Viktor attira notre attention sur une ombre flottant dans les airs que nous ne parvenions malheureusement pas à percevoir. Le magicien resta encore un instant plongé dans ses pensées lorsque soudain, son visage s'éclaircit. Ce spectre n'était autre que l'esprit rat qui nous avait tourmenté au comptoir des cocotiers. Il y avait, derrière cette révélation, une coïncidence fortuite qui, nous l'avouons, nous échappait complètement. L'heure n'étant toutefois pas à la réflexion, nous renonçâmes au scepticisme et engageâmes une course poursuite avec notre ami dont les hypothèses, nous devons le reconnaître, s'avérèrent exactes.


Les salles se succédaient, toutes plus semblables les unes aux autres, jusqu'à ce que nous nous retrouvâmes face à un paravent cachant une partie de la pièce. De l'autre côté émanaient des bruits sourds, sans doute des objets lancés à la hâte, accompagnés de couinements paniqués. D'un geste vif, notre compagnon découpa la toile, nous révélant l'esprit rat occupé à rassembler nerveusement ses affaires. Viktor s'essaya à psalmodier quelque chose mais ses paroles restèrent sans effet. Nous saisîmes en hâte notre pistolet, D'un tir habile, nous logeâmes une balle droit dans les poumons de l'esprit rongeur qui, bien que privé de souffle, parvint une nouvelle fois à nous échapper en se volatilisant. Nous ne pûmes réprimer une profonde irritation face à ce type d'adversaire disposant d'une capacité à s'éclipser des plus sournoises.


Notre exaspération fut temporairement apaisée par les trouvailles que nous réalisâmes en fouillant les lieux avec minutie. Viktor récupéra ainsi une dague avec une gemme d'une beauté peu commune, deux diamants ainsi qu'un livre relié par une peau de bête. Nous trouvâmes un bracelet en or. Marten ramassa un collier serti d'une gemme tandis que l'Objetivo et Raspoutine tombèrent sur un coffre contenant nonante pièces naines d'époque en or et un hache gravé de deux runes naines. Le Kislévite s'appropria l'arme, prétextant la perte récente d'un bouclier qui, selon ses dires, lui tenait à cœur. Disposant d'un ours, d'une armure de plates complètes, d'un tromblon, d'un fusil de précision et désormais d'une hache runique, la personne envers qui penchaient les faveurs de celui qui avait notre destin entre ses mains ne faisait plus vraiment de doute à nos yeux. Du moins espérions-nous que cet ultime privilège donnerait confiance à notre compagnon. Qu'à l'avenir, il s'engagerait davantage à nos côtés dans les combats et cesserait enfin ses salves intempestives dans la mêlée, faisant généralement plus de dégâts dans nos rangs que parmi ceux de nos adversaires. Le déclin actuel du royaume kislévite découle probablement de l'ingénuité du peuple qui le compose et non de l'ardeur voire de l'ingéniosité des attaques orchestrées par les forces chaotiques. Ces considérations resteront toutefois confinées dans notre esprit et n'influenceront en rien la sympathie et la confiance que témoignerons toujours à notre ami.


Après de longues minutes passées à fouiller les coins et recoins des différentes pièces, nous nous réunîmes tous, las et exténués. Dans un ultime effort, nous progressâmes jusqu'à la porte de la cité, formée par de gigantesques poutres, en pierre, comme il se doit. Nous nous barricadâmes au mieux et, après la répartition des tours de garde, ne tardâmes pas à sombrer dans le sommeil. Malgré la fatigue, la nuit fut torride, littéralement. La chaleur devenait infernale. Nous suions à grosses gouttes et entendions les autres se remuer dans tous les sens. Les longues journées passées dans ces cavernes nous avaient données à tous une mine pâle et lugubre. La nuit passa toutefois sans encombre et au petit matin, ou du moins ce que nous croyions l'être, nous partîmes au pas de cours à la recherche de quelques traces du passage de notre père. Rien ne semblait répondre à nos attentes et la chaleur eut raison de nos efforts. L'expédition avait certainement prit d'autres voies dans ce dédale de galerie. Nous veillerons à relever plus méticuleusement les pistes à notre retour ; si nous sortons un jour vivant de ces abîmes...


De retour auprès de nos compagnons, nous entreprîmes d'ouvrir la porte. Grâce aux efforts conjugués de chacun, nous y parvînmes au bout de quelques minutes. Une fois à l'intérieur, nous repérâmes un levier que nous actionnâmes. Le sol sur lequel nous avions pris pied était en fait une énorme plate-forme qui s'enfonça, au prix de quelques réticences mécaniques, lentement dans les profondeurs. Descendre, toujours descendre... jusqu'au fond où s'esquissaient les contours d'une monumentale voie naine que nous empruntâmes. Dans ces salles titanesques, vides désormais, planait une brise nostalgique et parfois, lorsque nous y prêtions bien l'oreille, il nous semblait percevoir un murmure incessant, une complainte continue, refrain de rancœur. L'Objetivo nous pointa soudain du doigt une petite maison naine qui se dessinait au loin. Raspoutine s'enquit de toquer à la porte, constituée en réalité d'une plaque de pierre, mais personne ne répondit. Marten l'ouvrit, laissant apparaître une faible lueur en provenance de l'intérieur. Le vieil homme renonça toutefois à entrer suivant les injonctions de Viktor qui se fit curieusement très dissuasif.


Nous marchâmes encore quelques heures, jusqu'à trouver un espace propice pour déployer un campement. La nuit fut de courte durée puisqu'au milieu d'un rêve délicieux (nous ne reviendrons pas, dans ces lignes, sur cette détestable manie de nos compagnons...) un cri d'effroi nous réveilla en sursaut. L'Objetivo, pétrifié par la peur, s'était laissé surprendre par l'apparition soudaine d'une forme floue dont les contours esquissaient un petit homme trapu avec une crête. Reprenant quelque peu nos esprits, nous reconnûmes rapidement une âme errante, plus précisément celle d'un tueur nain dénommé Balkrag. Il nous conta avec précision l'histoire de son peuple et sa victoire face à la menace Nermerlik ; victoire payée toutefois d'un lourd tribut puisqu'elle annonça la chute progressive de la cité naine qui nous abritait, Karak Mugdul. Les mots de Balkrag résonnaient dans les nombreuses voûtes qui nous surplombaient, animant soudain la forteresse démesurée d'une authenticité qui lui faisait défaut jusqu'alors. Le nain évoqua brièvement l'aide providentielle d'un alchimiste et de ses elixirs qui vinrent à bout de Nermerlik. Nous reconnûmes aussitôt la description d'Eirmin. Il nous expliqua également que de nombreuses âmes avaient été réveillées et asservies par Nermerlik pour accélérer son retour. Au prix de grands efforts, Balkrag semblait parvenu à se défaire de son contrôle, errant depuis ce jour dans les galeries de l'ancienne cité. Dès qu'il fut informé de nos intentions, son visage s'adoucit et il accepta de nous aider à mener à bien notre expédition. Grâce à ses précieux conseils, notre progression fut grandement facilité le lendemain. Nous évoluions désormais parmi une foule de zombies et d'autres âmes errantes que la présence d'êtres vivants ne semblait perturber pour rien au monde. Nous approchions bien de notre but, restait à savoir si la mort ne nous surprendrait pas avant que nous y parvenions.


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Friederich Marten
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MessagePosté le: Sam 27 Déc - 16:56 (2014)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Depuis des jours, je marche dans de vastes prairies, jaunies par la sécheresse et mourantes dans le froid de l'automne finissant. Je voyage presque seul vers l'orient, vers le centre du monde, Luchini. Abandonné par la quasi totalité de mes frères, restés tels des infidèles, quêter en Estalie. Seul le bon vieux prêtre, bien que sénile et dément, perdure à mes côtés. Portés par la transe du seul Dieu, nos corps meurtris par la déchéance de l'Ancien Monde parviennent par la grâce volatile de l'Unique à avancer vers leurs destins apostoliques. Mon fidèle cheval Pinto porte notre équipement pendant que Fernand nous suit. Avec sa bonne humeur, il me concocte tous les jours un dîner qu’il a chassé lui-même. Quel fantastique compagnon que ce chat semi sauvage. J'allais oublier Levi, André et Frankenstein, trois dragons envoyés par Morr en personne pour nous protéger participe également à l'opération. J'ai un bon présage, nous arriverons à temps pour défendre Luchini face à l'envahisseur non mort. Rien d'autre n'importe, le reste du monde a déjà atteint un niveau de contamination trop élevée pour ne pouvoir être sauvé que par la mort.

Pourtant, un cauchemar puissant hante mes nuits, si intense qu'il m'atteint physiquement et des plaies supplémentaires apparaissent sur mon corps à chaque fois que je me réveille. Ni le prêtre, ni les dragons n'expliquent cela, malgré le fait qu'ils soient les sommités de l'élite en la matière. Bref, passons, à ce qui nous intéresse, le contenu du songe...

Dans ce rêve, Raspoutine, Esteban, Viktor, L'objectivo, un nain tueur fantôme, le prêtre, moi ainsi qu'un tas de moines lâches, malhabiles et corrompus formons un groupe s'enfonçant vers le coeur d'une montagne dans une caverne pestiférée, infestée de Skavens. La bande semble s’être tourné vers la nécromancie sous l’influence de Viktor principalement et j’intègre cette équipe en tant qu’espion travaillant pour le compte des esprits. Nous arrivons vers ce qui ressemblerai à une cité naine, au centre de la terre. Un panneau au trois-quarts moisis indique Kazakh Murad (…) ou quelque chose dans ce goût la, sans doute un nom de ville faisant référence à un démon réservé aux nains fantômes. Une centaine de mètres plus loin nous sommes bloqué par une faille, le pont sensé permettre de la traverser est en très mauvais état, de plus, le fond de cet abysse semble être un gaz ardent variant entre le violet et l’orange. De l’autre côté de la crevasse , la cité naine, qui tout d’un coup, se remet en marche, tel un effet de notre présence, comme une machine à vapeur éteinte depuis des millénaires générant une monstrueuse énergie pour réaffecter tout ses compartiments, endormis depuis une éternité. La machine fume à pleine vapeur, elle produit un gaz violet foncé au reflet lumineux qui tournoie dans la caverne pour occuper tout l’espace, puis rapidement s’en va au fond du gouffre aspiré par une force invisible. Les yeux de Viktor tournent, sa pupille disparaît, les globes blancs produisent deux faisceaux de lumière, les reflets des deux côtés de la grotte ainsi que sur le plafond forment un pentagramme géant de lumière couvrant tout l’espace de la cavité dans laquelle nous nous trouvons. Soudain, tout s’arrête, plus aucune luminosité, ni aucun bruit…Quelques secondes s’écoulent dans l’incompréhension, le silence et l’obscurité, j’éternue, puis dans un fracas éclatant, les yeux du magicien se rallument, mais rouge éclatant cette fois-ci, le pentagramme affiché dans la vapeur étant l’unique éclairage de la pièce, l’effet produit est redoutable. Les visages interloqués, fusillés par l’éclat du flash, de toute la troupe en disent long. L’écho du fracas se dissipe progressivement. Viktor s’envole pour passer par-dessus la crevasse. Mais de l’autre côté quatre nains spectres se mettent à l’insulter avec virulence, le petit corps saint du magicien parvient d’un bond à rejoindre l’équipe de l’autre côté.

Nous traversons par la suite une cavité emplie du même gaz que précédemment, nous subissons tous de plein fouet une nausée très virulente. Esteban vomit ses boyaux, Viktor et L’Objectivo défèquent des litres d’un jus visqueux vert. Seul Raspoutine et ma personne résistons tant bien que mal bien. Un monte-charge nous permet de rejoindre ce qu’on pourrait appeler un hall, tapissée de stalagmites gluantes vertes. Discrètement nous observons deux gardes spectres faisant leur ronde. Le combat fera triompher mon marteau qui renvoya ces deux abominations retrouver leurs racines. Le reste de l’équipe, principalement Esteban, restent sur place choqué et effrayé par les spectres. Je suis leur prophète, leur unique sauveur possible, mais réussirai-je ma mission ? Est il déjà trop tard ? Voilà les questions qui taraudent mon esprit à ce moment du songe.

Je me réveille, en sueur, je dormais dans la grange d’une auberge, comme à mon habitude. Fernand joue dans les foins. Au travers de la fenêtre, la cour de notre maison d’hôte, qui ressemble plus à une cour d’abbaye qu’à une cour d’auberge traditionnelle bordée de statues religieuses morresque. Le prêtre y compose de la musique lunaire sur des plaques d’argile. J’ouvre la fenêtre pour l’applaudir puis me rendors. Le rêve recommence.

L’équipe au complet est réunie dans de qui m’apparaît comme le lieu de réunion des dirigeants nains spectro-squelettes. Nous avons la mauvaise impression d’être seuls, à milles lieues de la vie. Je ramasse tout de même, en cherchant un peu, un gros jambon. Dans une salle adjacente un crâne scintille d’une lumière que je suis le seul à percevoir, elle me dicte un chemin, des escaliers qui descendent. Je m’empare des ossements qui jonchaient proche du crâne, Fernand porte ensuite le crâne comme un masque. Tous deux comprenons, que le crâne nous indique que son corps n’étant pas libre, son esprit ère indéfiniment dans les tréfonds de la terre. Nous descendons pour créer une sépulture digne et tenter par une goutte dans un océan de rééquilibrer la balance de la justice des hommes. Nous disposons les restes selon les rites puis recouvrons le corps en récitant les commandements primordiaux. Je dois dire que depuis peu, Fernand parle parfaitement les langues anciennes, ses capacités, son travail assidu et son énorme talent n’y sont certainement pas étrangers. Je vois l’âme précédemment emprisonnée qui libérée s’envole vers l’au-delà, mission réussie. Esteban dans une démence morbide caresse un crapaud hideux et lui dit en l’embrassant une série d’étranges mots doux, puis le met dans sa poche. L’enfant est une proie privilégiée des nécromants, la démence que la non-vie apporte décuplant leur orgueil, les sujets quittent la réalité pour verser dans une virtualité ou tout les arranges. Je pense qu’Esteban caresse le crapaud en s’imaginant qu’il s’agit d’une princesse nordique.

Nous combattons ensuite des non vivants ainsi que des goules dans ce que je nommerai ici une grande fête… Pour mon marteau tout du moins. La fureur de ses coups m’étonne encore une fois, comme si les esprits frappaient conjointement. Je tuais également quelque unes de ses créatures à coup de jambonneau. Pendant ce temps, mes amis, eux, jouent un des tours de notre spectacle de cirque. Esteban fait une danse du ventre avec des couteaux, Raspoutine récite des poèmes, L’Objectivo tire sur une pomme placée sur la tête d’une goule, Viktor lance des javelots d’ombre au travers de cerceaux de lumière. Le combat se termine, l’endroit est nettoyé. Une image de haute qualité s’imprime dans la vapeur. C’est l’esprit de l’être sauvé qui me remercie et bénit ma mission. Je salue son âme humblement, comme il se doit, sans me faire remarquer, dans le silence.

Je me réveille avec l’impression que ce rêve sera déterminant, prédicateur et qu’il décrit une réalité parallèle qui doit me permettre d’avancer dans ma quête. Je continue ma route, à cheval. La brise s’est levée, le couché de soleil rose se reflétant sur les flots de la mers agitée s’écrasant contre les baies rocheuse de l’extrême orient de l’Estalie. Ce chemin mystique apparaît comme interminable. Fernand me parle de théologie pendant des heures, alors que le prêtre chante ses nouvelles compositions. C’est depuis les ténèbres que la lumière est visible.


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MessagePosté le: Lun 5 Jan - 15:55 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Cela faisait maintenant d'innombrables jours que nous descendions dans les profondeurs abyssales de ces anciennes mines naines. Je n'aurais jamais soupçonné pouvoir traverser les entrailles de la terre et à chaque marche descendue, mes craintes de passer à travers le disque-monde augmentaient. Cependant ni mon maître, ni ses compagnons, ne semblaient se soucier de ce danger permanent, mais il est vrai que d'autres préoccupations occultaient leur bon sens. Après avoir affrontés moult créatures des ténèbres dont certaines n'étaient pour moi, jusqu'à ce jour, que des monstres de contes pour enfants, nous avions finalement rempli la mission principale de notre expédition, du moins ce que j'en avais réussi à comprendre, car mon maître ne se souciait guère de m'informer sur les buts. En effet, comme derrière tous les grands personnages, ce dernier avait trouver son intendant de l'ombre en mon humble personne. Au fil du temps j'avais appris à parfaitement devancer ses attentes, si bien que n'ayant plus besoin de me donner d'ordre, il me traitait ainsi comme un compagnon avec qui il aimait rire après un combat sanglant ou jouer aux cartes lorsqu'assaillit par l'ennui et parfois par l'ennemi. Pour résumé, tant que son armure et le poil de Foundouk luisaient, je le savais satisfait. 



 Nous avions donc retrouvé le père de l'escrimeur Esteban, dans un piteux état et sentant si fort que Foundouk enfouit sa truffe dans ma sacoche lorsqu'il le perçût. Le jeune estalien sembla extrêmement ému de retrouver son patriarche qu'il serra dans ses bras sans ce soucier du fumet qui se dégageait du vieillard édenté. Ce reste d'homme, aux muscles atrophiés et au corps dégénéré, transpirait la terreur et les premier mots qui sortirent de sa bouche me paralysèrent; "C'est impossible de sortir... ils guettent... il saura nous retrouver". Esteban ne sembla n'accorder aucune importance à ces propos et commença à raconter à son père ce qu'il avait accompli jusque là, en attente évidente d'une reconnaissance paternelle qui lui faisait tant lacune. Pendant ce temps, le noir Viktor s'était discrètement évanoui vers les quartiers du nécromancien fraîchement défait, desquels il appela peu après mon maître. Cependant la noirceur de l'ensorceleur commençait à craindre la compétition au vu des agissement du jeune escrimeur. En effet après une courte discussion avec son père, une ombre s'afficha sur le visage d'Esteban qui se dirigea directement sur Portos, le bagnard au pouvoir qui nous avait guidé jusqu'ici, et lui enfonça sa rapière à travers la gorge. Ce dernier tomba au sol, se tenant la gorge d'où s'échappait des flots de sang, essaya de prononcer quelques choses, mais le sang lui remplissant la trachée, seuls des affreux gargarismes en sortirent. Esteban l'acheva alors sans autre forme de procès. Je n'aurais jamais soupçonné le jeune homme de tant de froideur, j'ai l'impression que les ténèbres gagnent les esprits de cette compagnie et je prie Véréna pour que mon maître ne bascule pas dans la démence avec eux.

 Seul un des moine sembla s'offusquer du comportement de l'estalien, le menaçant vainement de sa hallebarde, mais frère Euclide qui semblait se demander si finalement cette expédition faisait plus de bien que de mal dans ce monde, vint le calmer. C'est à ce moment que Baltrag s'impatienta. [NdlA; si un jour quelqu'un lit ces lignes, j'espère qu'il ne pensera pas avoir affaire à un fou et je l'implore de bien vouloir croire ce récit et toutes les notions étranges et dérangeantes qu'il contient, Véréna m'en est témoin, je n'y décrit que ce que je vis]. Il faut ici que je fasse un description de ce personnage que nous rencontrâmes plus tôt dans les mines. C'était ou ce fût de tout évidence un nain mais il n'en restait qu'un squelette parsemé de lambeaux de chair, ne portant qu'une étoffe moisie en guise de pagne et une lourde hache naine dans sa main droite. Etonnement sa chevelure semblait mieux conservée et il arborait ainsi une large crête qui rehaussait grandement la taille de ce petit personnage. Cependant le tout avait perdu toute tangibilité et nous avions bien affaire à un spectre. Si bien que lorsque s'étant manifesté, il fût aperçu par le père du jeune Esteban, ce dernier en perdit ses dernière forces et s'évanouit, le choc de son corps sur le sol résonna tristement, ressemblant étrangement à celui d'une serpillière sur un dallage. Baltrag ne s'en soucia pas le moins du monde et nous instruit sur la suite du chemin à suivre, à savoir traverser les tombaux de ces ancêtres pour accéder au repaire de Nermerlich. Je compris à ce moment que la recherche du père d'Esteban n'était pour tous les compagnons du groupe, si ce n'est de l'estalien lui-même, qu'un prétexte pour poursuivre le démon et acquérir encore plus de gloire. Le sombre ensorceleur et mon maître revinrent alors, l'un chargé de paperasse et l'autre d'or, suivis par une belle jeune fille, bien que très sale mais à moitié nue. Le sombre Viktor ne manifesta aucun intérêt pour le corps du prisonnier dont s'échappait encore quelques petits jets de sang, rangeant livres et parchemins dans ses sacoches, tandis que mon maître ni vit là qu'un sujet de taquinerie envers le jeune Esteban qui, selon lui, choisissait ses cibles en fonction de leur facilité, lui remémorant bien évidemment l'épisode de l'enfant et du tabouret.



Mon bon maître eût l'excellente idée de constituer un bélier pour défoncer la porte en pierre afin d'accéder à la pièce suivante. Nous nous trouvions d'autant plus motivé que la fumée noirâtre commençait à s'accumuler depuis le laboratoire du nécromant auquel le sordide Viktor avait prit l'initiative de bouter le feu. A force de coups, un trou se dégagea bientôt dans l'imposante porte en pierre et le grand Raspoutine dût réprimer un râle de contentement lorsqu'une main squelettique surgit de l'ouverture et lui agrippa le poignet. Dans un geste qui en devenait un reflexe, il empoigna sa hache de l'autre main et coupa le bras du non-mort en deux coups secs. De nombreux grognements se firent alors entendre et de multiples appendices vinrent remplir le trou depuis l'autre côté. Tant habitué au comportement du brave kislévite, je me bouchai immédiatement les oreilles, et cela ne manqua pas, en un battement de cil mon maître eût le doigt sur la gâchette de son tromblon et immédiatement la détonation caractéristique retentit bien que passablement étouffée par la masse de chair que l'on devinait exploser de l'autre côté de l'embrasure. Le silence suivit, seul un petit rire de contentement de mon maître flotta dans les airs. Nous finîmes par réussir à entrer dans une magnifique salle entièrement couverte de granulés d'or. Je vis les yeux de mon maître briller mais une imposante statue de Grimnir, père de tous les nains, lui rappela qu'il était dans des lieux sacrés. Nous procédâmes dans la crypte qui se situait sous l'effigie du nain, seul un non-mort trainait encore là, qui ne tarda pas à subir le même sort que ses comparses et nous arrivâmes à un embranchement, nous prîmes à gauche comme nous aurions pu prendre à droite et débouchâmes sur une nécropole. A ce moment une voix grave et pourtant légèrement féminine retentit d'un sombre couloir, mon maître y lança une torche mais nous ne pûmes distinguer beaucoup plus. Les compagnons dissuadèrent l'Oblietivo d'y tirer des flèches enflammées et avancèrent prudemment, distinguant de mieux en mieux la scène.  Là se trouvaient deux spectres enchaînés, tentant d'atteindre un cadavre décomposé, se le disputant même, et Baltrag nous enjoint à ne surtout pas nous emmêler, qu'il valait mieux laisser les femmes avec leur problèmes. En effet les créatures intangibles, bien que ressemblant terriblement à n'importe quel autre spectre-nain, laissaient deviner des formes non pas plus généreuse, c'eût été là chose impossible, mais mieux repartie que leurs frères. Nous passâmes donc au couloir de opposé et débouchâmes sur une grande salle creusée dans la roche, parsemées de dizaines de tombeaux et autres caveaux dédiées aux plus grands des mineurs nains. Après être descendus encore quelques pieds dans la roche, nous accédâmes à une crypte, vraisemblablement réservée aux héros, qui semblait déserte. Cependant, du fond du couloir principal, nous fixant dans l'ombre, se tenaient cinq silhouette trapues et fumeuses. Une rapide stratégie plus loin, mon maître prit la tête de la troupe, formant une ligne avec ces compagnons et les derniers moines, ils entamèrent une marche allant directement à l'encontre de l'ennemi tandis qu'Esteban et Viktor, sentant qu'il ne s'agissait là que d'une tentative de gain de temps de Nermerlich, attendirent le contact pour passer sans être inquiétés. Accompagné des bénédiction du prêtre l'Obietivo, mon maître déchargea ses pistolets à crosse sculptées à tête d'ours en ivoire, déclenchant la charge des spectres. Ces derniers devaient être autrefois de grand seigneurs et de grands guerriers, car malgré l'état de leurs armures on y devinait là un travail de grande qualité réservé qu'aux plus nobles des nains. Le combat fût d'une grande violence mais d'une courte durée, pliant sous les flèches de l'Obietivo, les coups de marteau d'un Marten complètement sous l'emprise de ses psychotropes, la lance de fumée noirâtre que propulsa Viktor juste avant de s'envoler au dessus de la mêlée ,les coups de pistolets que tira Esteban en le suivant d'un élégant saut et surtout les coups de hache et de crosse que plaçait le grand Raspoutine Harkovsyn entre deux éclats de rire, les spectre se dissipèrent relativement vite.


La tension finit par retomber mais lorsque les combattants levèrent les yeux sur le fond du couloir, il y virent le jeune Esteban et le sombre Viktor figés devant l'ouverture béante de la lourde porte qu'ils venaient d'ouvrir. Le spectacle qui se déroulait de l'autre côté fît disparaître le large sourire sur le visage de mon maître et je ne pût m'empêcher de penser que cette crypte serait sûrement celle de certains d'entre nous.
 
"Raspoutine Harkovsyn, mémoires d'un prestigieux kislévite", Pages 35-38, par Pablos Sanchez
- Textes retrouvés par l'expédition Klasiak - Collection Vlodastek, Musée des Héros, Cité de Kislev

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MessagePosté le: Jeu 29 Jan - 00:50 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Archives secrètes du Collège Gris   
 
Dossier « 654 165 541 » Viktor Krebs dit Sibyllinus Magisterus.  
 
-           
 
D’après les notes de Viktor Krebs, retrouvés lors de la perquisition des Magisters Vigilent à son domicile  
 
 
  L'antre du Sanctuaire de Karak-Moudoul s'ouvrait devant Esteban et moi-même tandis que le reste de nos compagnons s'afféraient à se frayer un chemin gardé par d'anciens guerriers nains. La gigantesque pièce mesurant une dizaine de terrains de Rotzball, étaient parsemé de différents complexes funéraires, certains intacts et d’autres en ruines. De nombreuses statues en pierre représentant les divinités naines étaient souillées de sang et d'écritures nécromantiques. L'atmosphère était pesante. Plusieurs centaines de dépouilles déambulaient à la recherche d'un morceau de chair. ; D'ailleurs quel intérêt, les non-morts trouvent-ils à la viande, eux qui ne ressentent pas la faim ? De cette salle émanait une terrible et puissante rancœur. Au centre de de la pièce gisait un cyclone écœurant de vents occultes où des crânes humains volaient en hurlant des cris de désespoir, le tout agissant comme un enchantement permanent. Je fis le premier pas et attendis qu'Esteban me rejoigne mais le jeune homme resta pétrifié jusqu'à l'arrivé du reste du groupe. Raspoutine me surpris à crier qu'il n'existait plus d'espoir pour l'humanité mais grâce au parole pleines de sagesse de Balrock, l’assemblé eu un regain de confiance. Comprenant que notre seul espoir était de convaincre les Dieux nains de nous venir en aide, Esteban et moi entamâmes une prière naine. Au dernier mot prononcé, je ressenti une enveloppe d'apaisante parcourir mon corps et une voix grave d'outre-tombe me prévint que le cataclysmes qui se déchaînait devant moi n'était que le prémisse d'une menace encore plus grande et que la seule solution qui m'était offerte à cette instant, était de parvenir à assemblé les trois artefacts gardés dans trois complexes funéraires pour former le « Bâton de Valaya ». Je transmis les informations obtenues à mes compagnons et nous nous mîmes en marche vers les tombes les plus proches. Alors que je pensais mener le groupe par une voie discrète, j'entendis Marten à quelques pas devant nous, nous avertissant d'un danger, en effet, le mandrogorinomane qui pensait menait le groupe avait pris une direction un peu différente de la nôtre et s'était retrouvé face à une douzaine de squelettes. Mes compagnons firent feu. 

 
De mes doigts, j'attrapai une bribe de vent gris et comme une vielle tricoteuse, je maillais les fils pour confectionner un dard acérée. Etait-ce une erreur de manipulation ou un signe, je ne le saurais sans doute jamais, quoi qu'il soit le dard me lacérera le doigt et au lieu de faire jaillir le javelot dans le monde des non-initiés, il pénétra mon corps. Je sentis le vent d'Ulgu se faufiler dans les veines de mon bras, remonter le long de l'épaule et s'enfoncer dans mon cœur avant d'être éjecté dans mon artère pulmonaire, mes poumons se comprima sous la puissance. Le vent regagna mon cœur. Chaque battement sonnait le glas d'une mort inévitable. Boum boum boum. Telle une chevauchée, le vent parcouru l'entier de mon corps, dilatant mes vaisseaux sous la pression, comprimant mes organes. Mon corps fût piétiné de l’intérieur, au galop le vent termina sa course dans ma boîte crânienne. Mes yeux explosèrent. Autour de moi, s’installa le néant. Je ne ressentis plus aucune douleur. Je ne percevais plus la rancœur ni la puissance nécromantique de la pièce dans laquelle je me trouvais il y avait encore quelques temps. Dans cette stase, le temps était relatif. Mes orbites commencèrent à distinguer des ondulations puis le noir devint un dégradé de gris et une entité me parla. Non pas par la voix mais par l’image. D’abord il me montra le monde comme je le connaissais mais comme je ne l’avais vu, je flottais à plusieurs dizaines de lieux de la terre ferme. Je remarquai que le monde s’animait devant moi. Là, un amas de poussières volait à la suite d’une charge de cavaliers bretonniens proche de l’Anguille et plus loin les canons de Nuln tiraient à gros boulets à faire trembler la terre.  De là-haut, je constatai avec étonnement que deux immenses silhouettes étaient accoudés aux bords opposés du monde. Face à face. Les silhouettes étaient de forme humaine auréolée d’une aura brumeuse, ne permettant pas de délimiter leurs contours. L’une était blanche, éblouissante et apaisante quant à l’autre, elle était d’un noir profond, apeurant, frissonnant.  A l’unisson et aussi surprenant qu’un coup de tonnerre dans un ciel bleu, des milliers de statues surgirent de terre. Une centaine d’entre elles étaient d’ivoire, parmi elles j’ai pu reconnaître la représentation d’illustres hommes et femmes impériaux comme les comptes-électeurs,  les magisters patriarches des collèges de magie ou tout bonnement l’Empereur. Il y avait aussi le Roy de Bretonnie entourait de chevaliers du Graal, certains Emirs des Terres du Sud, des représentations de haut-elfes, de Seigneurs nains et même de fiers guerriers kislevites. Mais il y avait surtout des milliers d’autres en ébène, pullulant sur le monde, représentant de nombreux démons, engeances chaotiques, mais aussi des hommes-bêtes, des elfes noires et quelques citoyens lambda. Le Mal était partout. Même certaines personnes que je connaissais personnellement, que je pensais d’eux qu’ils étaient d’un bon alignement, étaient d’un noir souillé. Derrière chaque blanc personnage se cachait une dizaine de figurines noirâtres. Les statues étaient de tailles différentes sûrement de façon à les hiérarchiser selon leur force ou leur influence.  

 
L’immense silhouette noire pris l’une des statues de sa couleur, de petite taille, représentant un chef norsc et le plaça sur Wolfenbourg. La rive gauche du bourg s’embrasa, la silhouette noire ricana mais se tut rapidement lorsqu’il constata que des cendres de la ville surgit une machine volante avec à son bord les statues de mes compagnons. Malgré leur petite taille, ils étaient d’un blanc immaculé. J’étais également représenté. Ma statue était ni noire ni blanche, elle était nuancé. Je n’appartenais à aucun des camps qui s'affrontaient pour la conquête du monde. En suivant les figurines de mes compagnons et de moi-même, je pu revivre notre odyssée. Sur notre passage de nouvelles statues blanches apparaissaient et nombreuses noire s’effondraient.  La magistrale silhouette blanche s’amusait à nous voir voguer, indépendamment de sa volonté, au quatre coins du monde.  Plus le voyage avançait plus la statues de mes amis croissait sauf la mienne qui restait tout aussi petite, je dirais même chétif. Je me souvins d’avoir ressenti une certaine amertume jusqu’à que je comprenne. Toutes les personnes que j’avais pu aider ou que j’avais convaincues qu’une invasion s’apprêtait à arriver, leur représentation en ivoire surgissait de terre et si ses personnes étaient déjà représentées sur le plateau de jeu, elles prenaient de l’envergure. Je suis un Catalyseur. Mes actes, mon savoir, ma faculté de persuasion engendraient un rééquilibrage des forces de cette partie d’échec. Et J’avais beau parcourir le monde des yeux, j’étais le seul personnage à être ainsi nuancé. Je suis celui qui pouvait transformer un simple pion en une reine. A peine ai-je eu le temps de conclure ma réflexion que mon corps se recomposa et lorsque j’ouvris les paupières, le vacarme recommença. Devant moi, une dizaine de dépouilles inanimées gisaient dans l’empreinte qu’avait laissée, dans les solides pavés,  un projectile d’une puissance incroyable. Ensuite tout se passa très vite comme si le temps courrait à la poursuite d’un moment perdu. Je me retrouvais dans un des complexes funéraires, éreinté. En lisant « Valahya » sur le sceau d’un sarcophage, le spectre d’un seigneur nain apparu, il me mit en garde que les forces du Mal parasitaient le monde et me confirmait que j’étais le seul à pouvoir faire changer les choses.  Il me remit un bâton de chêne serti de joyaux, « Le bâton de Valahya ». A la suite de cette offrande, le groupe décida de se scinder en deux mais souvenirs sont flous. Je me souvins d’être accompagné de Raspoutine et de l’Obietivo et que notre chemin avait été barré par des spectres maléfiques. J’avais réussi à me frayer un chemin dans le combat débutant. A l’intérieur du second centre funéraire, le spectre d’un ancien guerrier nain, refusa de me remettre le second artefact sans combattre.  L’arrivée de Raspoutine et de l’Obietivo mis rapidement fin au combat à peine entamé. L’Anneau du bâton de Valaya alla se loger à l’index gauche du tiléens malgré le mécontentement de Raspoutine. Nous sortîmes rapidement et allâmes rejoindre le reste du groupe.  

 
Fraîchement vêtu d’un devoir divin, j’étais d’autant plus persuadé que cette mission devait mettre incombé durant autant de temps qu’il en soit nécessaire pour que ce qui est bien, triomphe. Tremble Nermerich ! Les héros immaculés et leur Catalyseur sont à ta porte. 

-          Note de bas de page : Dans ce récit, Viktor Krebs dit Sibyllinus Magisterus raconte avoir eu une vision divine lui ayant fait don d’une mission nécessitant, de son point de vue, à recourir à une forme de magie interdite par l’Empire. D’après Magister Coulonus, éminent psychiatre de la pensé déviante à qui nous avons présenté ce texte, la vision de Magister Krebs pourrait être dû un écho chaotique résultant d’une maitrise approximative de la manipulation des vents. Il émet toutefois une certaine réserve car je cite : « Certaines choses arrivent, reste parfois inexplicable durant un certain temps et d’autre choses arrivent aussi mais reste inexplicable plus longtemps ».
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév - 00:44 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

We found ourselves in the deepest of depths, the sanctuary of immortals, where any sign of life had long expired. The vastness of this space was endless expanding multiples leagues.


Having found three mysterious artifacts all blessed with the essence of magic unfamiliar to that of which I am accustomed. We were all confused by the eary sounds surrounding our bodies, creeping into our souls slowly last a last breath of air.


Keeping in mind that at the beginning of this series of events our groups were divided (Beta and something else). Both in the distance and anear one could spot the circling of skulls spiraling about in no particular order. Marten meanwhile seemed to have lost his wits as he found himself in a trance like state.


Amist the vastness and the poor visibly we did manage to locate the bridge. Upon this realization, right before our eyes, crept a dozen zombies, mummies if you will, lingering towards us from the opposite side of the bridge. In this very moment I pannicked, for I had not the spell to quel the drive of the undead, my charms aim to bring new life and heal, not to drain it from a corpse. We had neither the man power nor the tools to barge through this growing mass of zombies, however we did have the Balcrag. He began to charge, with pain and anger in his glowing eyes, bull-rushing the zombies and knowing them off the bridge. Beyond the bridge the Beta group sheltered themselves amongst the rubel with one goal in mind, to meet the Bravo group and prepare for yet another clash.


Around the central sacred vortex a tornado-like had formed, changing velocity and color.


Bravo shared this same goal. It was a seemingly impossible task indeed to reunite in the fog, amidst the danger appearing in the air and on the grounds. We had lost many on the journey down, we had not the time enought to give them a proper farewell, I thought to myself, “how many more would we lose?”. Rejoined we finally were, yet other commotion had diverted our attention.


Victor, suddenly perceiving a vivid yet surreal calmness take over the center of the center of the pyramid then screamed out the forbidden name of the Dwarf God. N. Whose enchanting voice began to rumble as the vortex continued to suck the life out of an already lifeless surrounding. Suddenly we spotted the emergence of two orcans. We began negotiating with them, they kept insisting that we drink tea with them. We of coarse were hesitant at first, but then in one, again surreal minute later, we found ourselves sitting on puffs staring at quality porcelain sets from the Mediterranean.


Again a black aura imposed itself upon the scene, each of us beginning to realize that this may be the final straw. On the top of the pyramid I could make out that in fact there was a sacrifice zone, human beings had been dismembered and then put together again in rectangular boxes. A few had not been transformed but were soon to be, these individuals were Esteban’s father, (the girl) name??, I was time to rescue them, to defeat the strange creatures that had invited us for tea, and, finally, destroy N’s dwarf spirit once and for all. Setting flame to the top of the pyramid, an epic battle pursued, with each member of our clan slashing, grappling, throwing, and piercing anything and everything possibly to give us the edge. It became clear that the gods had come this day to protect us and save us. Though faith and luck appeared to be on side I became clear that once N’s spirit had been entrapped inside a human body (or corpse) that it was to burn slowly till bones turned to embers. Marten had lodged a burning log into the torso of the body possessing the spirit of N., after having followed the lead of Victor, Rasputin, and Esteban.


I, unknowingly, had taken my last arrow and shot at the burning body only to see the spirit of N escapes the flames and let lose (the vortex once again changed its hue). Finally Victor took matters into his own hands, quelling the spirit of the Dwarf Lord and finally handling the spirit. Meanwhile we managed as well to combat an ogre and a few other threats. Rasputin appeared hurt, almost losing his arm.


In the end we could he the echoing screams of the Dwarf Lord, screams which to all, and especially Balcrag, found to a calling for his spirit, duty, and loyalty to be honored in another life. Although the victory was a formidable one, we still pray and continue to pray for the lost lives of our fellow monk compatriots and of course broth Ochlid, son of the now childless viscount. Sad are the memories of this battle, but proud are the soldiers who in the end have managed to see something bright in the darkest depths of the caves.


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Esteban
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MessagePosté le: Jeu 5 Mar - 20:49 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

La lumière, enfin !


De Nermerlik, il ne restait rien. Des échos de son rire, la caverne ne résonnait plus, enfin...
Des périls que nous avions traversés, des abîmes où nous nous étions enfoncés, nous ressortions victorieux, enfin...
De l'obscurité salubre qui nous avait menacé et bercé durant des jours, nous allions nous débarrasser, enfin...
De percer cet être infâme, anéantir pour de bon la menace qu'il représentait, nous étions parvenus, enfin...


Enfin, l'espoir renaissait mais pour combien de temps... Le spectre des investigations que nous devions accomplir à Magritta revenait déjà nous hanter. Malgré ces craintes, nous nous sentions plus forts, plus prompts à affronter notre retour. Le gouffre dans lequel nous nous étions aventurés nous avait menés si loin que rien ne devait plus nous paraître impossible.


Deux jours de repos furent nécessaires pour nous remettre sur pied. Nous constatâmes avec joie que notre père avait repris quelques couleurs et décelâmes même, à plusieurs reprises, un sourire sur son visage. Nous profitâmes de ces moments calmes pour nous entretenir avec lui. Un complot sordide était bien à l'origine de son incarcération. Embustero s'était arrangé pour le forcer à signer un accord rattachant la Linea del Sur à la Sigureza del Sol, donnant ainsi naissance au cartel qui régissait actuellement le commerce magrittain. Les bénéfices de la compagnie marchande n'alimentaient plus la soupe populaire. Lorsqu'ils ne remplissaient pas directement les poches d'Embustero, ils comblaient désormais les coûts d'entretien élevés de la Sigureza, société gérée par Matteo Rodomonte, personnage fantoche à la botte du connétable. Père avait bien entendu refusé, son opposition déclenchant un simulacre de procès menant à sa condamnation. Il nous assura que certaines pièces, les preuves essentielles à l'inculpation d'Embustero, devaient être consignées dans un coffre de la banque de la Gorgona. Selon lui, sa majesté n'était pas au courant de la situation et son soutien représenterait un atout incontestable pour rétablir l'honneur de notre famille. La discussion se confondit ensuite en accolades et en larmes, partageant l'émotion de nos retrouvailles autour de la dernière bouteille de rhum que nous avions emportée.


Les dieux nains semblaient de notre côté puisque nous réussîmes rapidement à trouver une autre voie pour sortir sans encombre des abysses. Au mot de Valaya prononcé devant une ancienne statue, une porte s'ouvrit dans la caverne. Des murs de l'ancienne cité naine nous parvint encore un dernier message encourageant, nous remerciant du travail accompli.


La galerie qui se dessinait était étincelante et surtout elle ne descendait plus, elle montait, enfin... Partout sur les murs, du grommril, sans doute s'agissait-il du principal accès à la mine et aux précieux gisements. Nous ne pûmes nous empêcher de prendre chacun quelques gemmes de ce métal si convoité, bien qu'aucun de nous ne puisse jamais espérer le forger de ses mains. Un peu plus loin nous entendîmes le doux murmure d'une source d'eau pure, alimentant un lac souterrain gorgé de poissons. Cette aubaine n'était pas fortuite, les dieux nains veillaient toujours sur nous. Au bord de l'eau, notre reflet nous surprit, il nous renvoyait une image floue, agitée, un visage tordu par la folie. Un peu d'eau sur le visage eut raison de ces hallucinations et nous poursuivîmes notre chemin. Tout au long de notre ascension, nous prîmes soin, avec Viktor, de dresser un plan jusqu'à la sortie. Un jour, peut-être, Karak Mugdul retrouverait le peuple qui avait fait sa gloire. Les nains donneraient certainement cher pour une telle opportunité.


Notre retour fut, du moins aux yeux de ce que nous avions entrepris pour descendre, une formalité. À la sortie de la galerie, la lumière vive, éblouissante, nous obligea à nous protéger les yeux un court instant avant de profiter enfin du spectacle extérieur. Comment les nains pouvaient-ils supporter les mines et les préférer même à la surface ? La cupidité semblait définitivement le maître mot de ce peuple.


Nous n'eûmes aucune peine à nous situer puisque nous avions émergé sur la chaîne de montagne qui séparait Magritta de Molena. La tombée progressive de la nuit fit davantage briller les cités, nous désignant chacune un point cardinal. Nous étions loin mais même à cette distance, nous perçûmes une terrible agitation émanant de Molena. La situation que nous avions laissée à l'Inferno nous revint soudain en mémoire. Libérés des gardiens, les prisonniers s'étaient probablement échappés pour semer le chaos dans toute la région.


La découverte d'une carcasse de cerf lacérée, dévorée par des morsures humaines, ne fit qu'accroître nos craintes. Nous accélérâmes le pas mais fûmes interrompus par ce que nous pressentions. Cinq formes, ayant perdu tout attribut humain, si ce n'est les quelques lambeaux des habits propres aux prisonniers de l'Inferno qui pendaient encore à leur corps, nous faisaient face. De peur de choquer les âmes sensibles, nous ne nous étalerons point sur la boucherie qui s'ensuivit. Résumons simplement ce passage par une phrase sibylline : nous pûmes rapidement continuer notre route.


Au petit matin, nous avions atteints les portes de Molena. Le tapis rouge fut déroulé pour accueillir le retour du Vicomte, malgré un état de siège scrupuleusement mis en place par Agrar le Bouldog. Le temps de nourrir nos estomacs, nous passer un coup de savon, satisfaire les pulsions irrépressibles qui nous animaient depuis la réapparition de la gente féminine et nous avions déjà rendez-vous avec le Vicomte et Agrar pour faire le point sur la situation. Le nain nous fit le récit des événements préoccupants qui s'étaient déroulés en ville depuis notre départ. Le Sénéchal du Vicomte, parti chercher des renforts à la demande de ce dernier, revint bredouille. Pire, il avait même sombré, semble-t-il du côté obscur. Face à l'invasion des goules, il préconisa l'ouverture des portes mais Agrar ne fut pas dupe et jeta l'homme au fer avant que sa folie ne gagne la cité toute entière.


Raspoutine se proposa comme bourreau, la ville ayant perdu le sien depuis peu. Les méthodes de torture kislévites nous parurent très radicales, et sans doute radical est-il encore un euphémisme... Après quelques yeux arrachés et quelques mains amputées, notre ami obtint les aveux souhaités. L'homme nous confia alors l'histoire d'Alceste, le fils du boulanger, porté disparu depuis quelques mois. Son cadavre servait désormais de catalyseur, alimentant les goules de la région. Le sénéchal et lui faisait bien partie du plan de retour de Nermerlik. Même mort, ce dernier ne pouvait s'empêcher d'entraver encore notre route...


Avant d'expirer son dernier souffle, le Sénéchal murmura encore cette sentence : « Il n'y a pas de manière pure d'accéder à l'immortalité ». Nous sentîmes Viktor tressaillirent à ses mots avant de se ressaisirent, presque instantanément. Notre ami envisagerait-il de soudoyer le spectre de la mort par quelques artifices de son cru ? La question restait en suspens et sans doute était-ce mieux ainsi car il s'agirait d'une aventure dans lequel nous ne pourrions le suivre. Toujours est-il que nous savions désormais qu'il restait une menace à affronter avant de retourner, l'esprit serein, à Magritta. Nous passâmes le reste de la journée à faire des achats et profiter des savoirs-faire régionaux.


Raspoutine commanda un nouveau bouclier, incrusté des diamants que nous avions récupérés lors de notre périple. De notre côté, nous trouvâmes un artisan capable de sculpter le Manticor. Nous le priâmes de cercler les deux embouchures d'un métal sombre. Le reste de sa surface, une fois polie, sera composée de bas-reliefs, déclinant les scènes de combat héroïque que nous menâmes contre le monstre avant de le terrasser. Les 7e et 8e planches de ce récit nous décrivaient, coupant la corne d'un geste prompt puis la récupérant de la main gauche tandis que de la droite, nous assénions le coup fatal, perçant de part en part la gorge de la bête. En bref, un récit conforme des événements tels qu'ils s'étaient déroulés. La pièce terminée était magnifique et nous ne pûmes réprimer une petite séance d'essai, une fois dans la rue, qui eut pour effet d'alerter l'ensemble du guet. Le cor répondait bien à toutes nos attentes et nous adressâmes, à l'artisan, nous chaleureux remerciements. Nous nous enquîmes également, à grands frais, d'un Stilet Molescino, une arme locale, particulièrement perforante et rapide.


L'Objetivo acheta quant à lui quelques flèches aux pointes bien aiguisées, quelques doses de poison ainsi qu'une épée qu'il se fit forger sur mesure. Une fois les emplettes personnels terminés, nous nous rejoignîmes pour acheter quelques armes avec la caisse commune, soit une quarantaine d'épées ainsi que trois sabres d'abordage de qualité exceptionnelle. Nous nous sentions désormais bien équipés pour affronter la suite de nos mésaventures et espérions que les formalités à régler dans la région ne nous prendraient pas trop temps, impatients déjà que nous étions de retourner à Magritta.


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MessagePosté le: Jeu 12 Mar - 18:26 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Poème kislev relatant les aventures du noble dresseur d'ours Raspoutine Harkovsyn , écrit puis traduit du kislev par votre noble serviteur, Raspoutine Harkovsyn.


Enfin des cavernes, étions nous échappés,
A la Bonne Pêche, les cartes nous battions.
Lorsqu'un postier rentra, commandant du graillon,
Des filles et une chambre, pour bien se reposer.


Invité à causer, il conta sa course,
Contre d'immondes goules, affamées au possible.
Ne prêtant attention à ce récit pénible,
Ma pensée divaguait vers Foundouk, mon fier ours .


Le lendemain matin,  mandés par un valet,
Le comte nous allâmes, visiter au palais.
Ni fanfare, ni cri, de joie ne résonnait,
Aussi héroïques que furent tous nos bienfaits.


De l'écu de Chêne, un ordre bien honorable,
Nous fûmes décorés, tous, et même Viktor,
Qui, pourtant, avait lui, trouver plus préférable,
D'être dissimulé, comme un bandit retors.


Afin de remonter, au comte le moral,
Esteban eut l'idée, de Prospère donner,
Ce pauvre crapaud dont il s'occupa si mal,
Comme compensation, à ses enfants tués.


Nous fûmes avertis de la publication,
D'un avis de recherche, ayant comme mention,
"Sont suspectés de meurtre ainsi que désertion"
Suivant évidemment nos noms et descriptions


 L'intendant Vicurious, nous informa encore,
Que les goules en grand nombre, une grange occupaient.
Abandonnant l'idée, d'un assaut peu parfait,
Nous convînmes d'y bouter, un grand feu à l'aurore.


Au matin nous partîmes, direction le Saint-Chêne,
Afin de supprimer les traces du chaos,
Qui, dans ce monastère, avait versé sa haine,
Et désacralisé ce lieu alors si beau.


Un danger imminent se fit ressentir,
Lorsqu'un jet de caillou, vint rayer mon armure.
Sans vision du danger, parti à toute allure,
Au galop sur Foundouk, mon cor je fis rugir.


Alors nous aperçûmes, cachés dans les branches,
Nous épiant méchamment, des enfants nécrosés.
L'Oblietivo d'un tir, déchut un possédé,
Qui s'écrasa d'un bruit sourd sur les dalles blanches.


S'ensuivit une chasse, ayant comme gibier,
L'enfant-goule criard, et comme tout terrain,
Une cathédrale et un arbre séculier.
Puis la chapelle nous entrâmes, armes à la main.


Esteban en premier, trancha la jeune chair.
Sous les coups, les enfants-goule à fuir ne tardèrent,
Craignant pour mon armure, la poursuite risquée.
J'ordonnai que ce lieu, fut resacraliser.


Le danger écarté, nous montâmes le camp,
Pour partir au matin, à la grange visée.
Lorsque nous arrivâmes, l'endroit était gardé,
Par deux goules hagardes, surveillant mollement


Notre plan précisément nous exécutâmes,
Couvrant les arrières de nos chers compagnons,
L'Oblietivo et moi, ainsi que mon tromblon,
Aisément des sentinelles, nous occupâmes.


Ceux ci aspergèrent tant et si bien que très vite,
Un fabuleux brasier se mit à s'agrandir.
Quelques fuyards tombèrent sous les tirs kislévites,
Et par le feu tous les autres démons périr.


Les décombres brûlants révèlent des choses hors-normes,
Instruments de tortures et ossements énormes.
Nous rentrons victorieux, mais pourtant déchantons,
Quand sur une colline, Enselme nous apercevons.



_________________
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MessagePosté le: Jeu 16 Avr - 19:18 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Mollena, au petit matin, la brise fraîche calme mes éternellement fraîches cicatrices, le soleil gigantesque provoque une lumière à la clarté des jours où l'innocence existait encore. Notre troupe se trouve chez un étrange noble local.Viktor s'était montré très insistant pour que je l’accompagne rendre visite à ce maudit vicomte en pleine dépression nerveuse. Je pense qu'il a besoin de ma sensibilité aux signes invisibles de la nécromancie. Je ne sais plus si il est épris de fascination par ces mages du chaos, ou si comme moi son seul désir est de les exterminer jusqu'au dernier. Fernand fixe le crapaud du noble dépressif. Le vénérable chat guerrier renifle le mauvais coup. L'animal me parle en elfique, sans doute crypte-t-il notre discussion. Il doit sentir un grand mal sur le point de surgir.


Nous nous préparons à un voyage vers Magritta dans le but de braquer une banque. Selon Esteban il s'agit de réunir des preuves dans le cadre de je ne sais plus quelle enquête. Quelle est la maladie qui pousse Esteban à vouloir absolument retourner dans cette ville ? Cette bourgade arriérée n'as aucune intérêt prophétique, ne connais pas la culture nordique et de plus nous y sommes mal vus depuis nos investissements frauduleux.


Au porte de Mollena, nous tombons sur ce bon vieux Abadu Bamba que j'avais perdu de vue depuis notre retour sur le continent. Il nous résume ce que j'essayais précédemment d'expliquer à toute l'équipe. Nous sommes effectivement traqués par les forces de l'ordre et ils nous en veulent vraiment.


En début de soirée, nous campons au abord de Magritta et assistons à ce qui ressemble être une exode rurale, beaucoup de caravane sur les routes, déplaçant famille et matériel.


Nous rencontrons d'abord un postier et Esteban lui demande de répandre des rumeurs positives à son sujet dans la ville. Naïf projet initié par le jeune «veut-tout-bien-faire». L’épéiste pense faire croire au locaux qu'il est un héro et ainsi préparer le terrain de son arrivée. Pendant ce temps là, Raspoutine tombe amoureux d'un cheval puis tente de le chevaucher. La bête lui envoya ses sabots en plein visage pour lui exprimer son non-contentement. Le nordique en armure, sonné, finira par monter l'étalon, non sans peine.


Quand à Viktor, il discute avec un berger, soit-disant philosophe ou prêtre peut-être. A vrai dire je m'en fiche, je regarde les veines de mes bras palpiter, comme si mon sang bouillonnait et la puanteur du monde extérieur atteint à nouveau mes narines... Il me faut de la mandragorite ! Désastre, mes poches sont vides. Après avoir fouillé dix-huit fois mon équipement, je pars en excursion pour en trouver dans des champs aux alentours de Magritta. Après avoir manger un kilo de terre sous le coup du manque, j'arrive dans le jardin d'un étrange manoir. Des statues de non-vivants et autres étranges sculpture se trouvent ça et là. De la mandragorite est cultivée industriellement dans ce jardin, je ne me prive pas et remplit ma besace. Sur le rive d'un étang, je me détend. Les flux de mandragorite reprennent heureusement le chemin de mon esprit. Un arc-en-ciel comme route me fait arriver jusqu'à notre campement.


Je vais me coucher sur Funduck, son gros ventre chaud me semble très confortable, Fernand viens sur le miens pour compléter la pyramide ours-humain-chat. Viktor parle dans son sommeil, il veut rallier le syndicat du crime à notre cause selon ce que je comprend de sa dissertation somnambule. Pour ma part je rêve, que la réunion des vivants se réalise et que le monde reprend sa forme Morresque depuis son épicentre, Luchini. Je chante dans une choeur de dragon avec mon vieil ami le prêtre de Morr pendant que Fernand apprend a générer des boules de feu.


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MessagePosté le: Ven 17 Avr - 00:10 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

L'Ignorance - Fléau ravageur


La nuit tombait sur l'Estalie. L'air était encore chaud et humide. Au loin, les festivités de la "Fête de l'eau" résonnaient dans Margritta et ses alentours. Nous étions tous réuni dans la chaumière en pierre taillé de Pater Arkalio. A sa table, mes compagnons se rassasièrent de saucissons, de pain frais et de lait de brebis. Je mangeais avec parcimonie. Je n'aime pas exprimer mon art le ventre plein. Alors que nous mangions, Maître Stupende laissa tomber le voile de sa fausse identité. Il contesta ouvertement ma décision. De son point de vue, il était fort regrettable d'avoir voulu abriter mes compagnons chez lui. Ceci, m'a-t-il dit, mets en péril ma présence et mon rôle à Margrita. Je serrai mon poing dans ma poche, outre le fait que je me fasse réprimander devant mes compagnons, je constatai, non sans regret, que mon Maître était lui aussi inconscient du danger vers le quelle l'humanité se dirige et que mes choix étaient souvent limités. Il continua sa remontrance en m'accusant de progresser trop vite, de ne pas suivre la droite lignée du Collège Gris. Les adjectifs, Imbécile, Ignorant me brulèrent les lèvres. Je me ressaisis. Cela ne ferait qu'ajouter de l'eau à son moulin. J'exprimai donc mes talents de comédiens pour feindre la culpabilité avec une once de regret et une pincé de fatalité.Je lui répondis que la tâche qui m'a été confié me mettait à l'épreuve chaque jour. La voie du succès de cette mission m'obligeai d'affronter d'innombrables adversaires. Pour y parvenir je m'imposai une discipline stricte tout en restant conscient de mes limites. Balivernes. 
 

 
 
 
 
Nous restâmes veiller jusqu’à tard dans la nuit. Lorsque le reste du groupe alla se coucher sauf Marten qu’y parti faire une balade nocturne des plus suspicieuse, Maitre Stupende me fit un signe de la main. Le vieil homme désigna son atelier à la cave. Je le suivi. Nous prîmes plusieurs bibelots nécessaires au rituel de Forme Illusoire
 
Nous installâmes la charrette au milieu d’un pentacle de cire au milieu d’un pâturage. La lune illuminait cette plaine verdoyante. Temps idéal pour un rituel. Maitre commença à allumer des chandelles noires et fit résonner des cloches de différentes tailles. Au premier vers que mon Maitre entonna, je senti toute l’amertume qui me rongeait s’envoler et c’est léger que je l’accompagnai pour ce qui a été un chef-d’œuvre d’exécution. Aux premières lueurs de l’aube, nous avions déjà fini. La charrette était façonnée pour que nous puissions tous passer incognito dans Margritta.  
 
 
 
Mon Maitre et moi-même prîmes la direction de la ferme, nos corps éreinté contrastaient avec notre autosatisfaction. Il profita de ce judicieux moment pour me conter le récit de  Solkan et Arikan, deux Dieux anciens. Solkan, Dieu des répurgateurs estaliens avait une sœur, Arikan. Celle-ci fut enlevée puis possédée par un Dieu du Chaos. Elle serait retenue prisonnière dans un cercueil dans la ville de Prague en Kislev. Je ne sais pour quelle raison mais lorsque mon Maitre prononça la ville de Prague mon corps se mit à résonner comme si la ville elle-même m’invitait à la rejoindre. J’entrepris de demander quelques précisions sur ce sujet à mon Maître jusqu’à que nous arrivions chez lui.  
 
Dans les alentours de midi, après m’être reposé quelques heures, je rejoignis mes camarades à la préparation de notre départ pour Magritta. Comme ils étaient plus habiles à cette tâche que moi-même, je préférai me concocter un thé noir. Je me servi d’une deuxième tasse lorsque je vis Raspoutine commencer à faire ses adieux à Funduck. Ceux-ci avaient tendances à tirer en longueur. 
 
 
 
Nous saluâmes, le vieil ermite de Pater Arkalio ainsi que le père d’Esteban et partîmes pour la capitale estalienne à bord de notre charrette enchanté. 
 
Nous réussîmes à parcourir la ville jusqu’aux quartiers des imprimeurs. Hugo Casperoni, un pirate dont Lumpeza nous avait prévenus de nous méfier avait repris le syndicat du Corbeau et du Renard après la chute d’une partie du réseau. Cet homme vivait chez ses parents imprimeurs. 
 
 
 
Casperoni était un homme distingué sachant manipuler les mots à son avantage. Il nous proposa son aide pour le braquage de la banque mais en contrepartie, il nous demanda de transporter « un colis » dans un port tiléen ou alentours. Bien que cela ne me réjouissais pas de faire affaire avec l’individu, le fait d’avoir un potentiel passe-droit pour Sartosa n’était pas négligeable. Qui sait ce que l’avenir nous réservera. Nous le quittâmes sans conclure d’ accord mais en lui promettant d’y réfléchir. Malheureusement, maintenant que nous lui avions divulgué nos attentions, il serait fort regrettable ou peu précautionneux de ne pas l’inclure.  
 
 
 
Nous quittâmes les quartiers des imprimeurs et je me laissa guider en direction d’une planque dans un entrepôt des docks. L’endroit était sombre et mal entretenu mais le brique-à-braque nous donnait un avantage certain pour nous cacher. Le lieu était bien contradictoire avec ce que nous méritions après notre victoire à l’Inferno. Mais le moment n’était pas à la lamentation. Je suis l’araignée qui tisse sa toile la nuit pour lier les structures qui l’entoure. Et une fois mon piège en place, je m’abaderai sur l’ennemi qui m’aurait sous-estimé. 
 

_________________
Ne faites pas attention à moi, je ne suis que de passage.


Dernière édition par L'étranger le Mer 20 Mai - 22:32 (2015); édité 2 fois
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:00 (2017)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud

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