Warhammer le jeu de rôle : L'épopée des Porteurs de Vertus Index du Forum

Warhammer le jeu de rôle : L'épopée des Porteurs de Vertus
Histoire d'une table

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud
Aller à la page: <  1, 2, 3
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Warhammer le jeu de rôle : L'épopée des Porteurs de Vertus Index du Forum -> Warhammer Tails
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
zarotta55
Crowliste par le fond

Hors ligne

Inscrit le: 03 Déc 2014
Messages: 3
Masculin Verseau (20jan-19fev)
Point(s): 8
Moyenne de points: 2,67

MessagePosté le: Ven 17 Avr - 00:12 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Placeholder

Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 17 Avr - 00:12 (2015)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Esteban
Rôliste 2e Classe

Hors ligne

Inscrit le: 02 Sep 2012
Messages: 15
Masculin
Point(s): 22
Moyenne de points: 1,47

MessagePosté le: Mer 27 Mai - 14:33 (2015)    Sujet du message: L'antre de la Gorgona Répondre en citant

L'antre de la Gorgona

La caisse qui nous abritait durant nos déplacements n'était pas encore refermée que l'odeur nauséabonde de Marten nous piquait déjà les narines. Le statut de légende vivante auquel aspirait notre compagnon pourrait certainement lui être décerné tant il avait les mains qui sentaient des pieds... Une quinzaine de minutes à tenir avec cette nausée, peut-être moins si Bernardo et Sigurio se hâtaient de démarrer cette fichue carriole. Un bruit sourd interrompit momentanément notre calvaire, un corps venant de s'effondrer sur le toit de notre cache. Nous imaginions déjà le pire et regrettions d'avoir demandé à nos deux amis de conduire le coche. D'un regard convenu avec nos compagnons, nous soulevâmes les planches qui nous tenaient à couvert pour découvrir un homme étendu, raide mort, transpercé par un carreau. Un rapide coup d’œil alentours nous révéla nos deux amis, pantois mais en bonne forme, ainsi qu'un inconnu débouchant d'une ruelle transversale. Celui-ci abaissa son arbalète lorsque son regard croisa le nôtre.


Nous reconnûmes, dans les traits du corps étendu à nos pieds, le postier que nous avions croisé dans les jours précédant notre arrivée à Magritta. Le tireur nous était par contre inconnu ; sa tenue trahissant toutefois une certaine dévotion à Man'âan. Il se présenta comme un pèlerin de ce dieu et nous révéla, quelle aubaine, la nature des insignes portés par l'agresseur qu'il venait d'abattre. Il s'agissait vraisemblablement d'un vengeur de Vespero. Une nouvelle secte de mercenaire venait donc s'ajouter à la liste de celles qui nous poursuivaient déjà...


Le pèlerin, qui portait le nom de Puerto Hernandes, ne semblait point effrayer par notre troupe. Le meurtre qu'il venait de commettre agitait cependant ses bras de légers tremblements. Il se proposa de nous recevoir chez lui pour la nuit, hospitalité que nous acceptâmes avec joie. Nous parcourûmes donc les ruelles à ses côtés jusqu'à une jolie maison de notable où il nous servit à boire et à manger. Notre hôte nous installa dans sa cave et, après nous avoir souhaité une bonne nuit, il regagna sa chambre. L'heure était à la planification et Viktor nous annonça qu'il pensait pouvoir s'infiltrer seul dans la banque et dérober le précieux document. Bien que nous ne doutions point des capacités de notre ami, il nous fallait un plan de secours pour intervenir au cas où sa tentative échouait ; d'où la participation essentielle de la famille Jugardinos. Nous nous endormîmes sur ces mots et la nuit fila sans encombre.


À notre réveil, les prochaines vingt-quatre heures s'annonçant des plus mouvementées, nous nous répartîmes minutieusement les différentes tâches. L'Objetivo et Bernardo devaient se rendre chez Gasperoni pour lui annoncer que nous acceptions son offre mais qu'en échange il devait mobiliser ses hommes. Il ne s'agissait pas d'une guerre mais d'une forme de contre-espionnage puisqu'ils devaient se focaliser sur les différents mercenaires engagés par Embustero contre nous. Marten et Raspoutine passèrent la journée à la maison, couvrant nos arrières. Viktor et nous-même partîmes à la recherche des parties les plus intimes de Pastileros afin d'honorer le marché conclu avec Juanita. Notre ami nous tendit l'anneau que nous avions déjà eu l'occasion de porter et nous reprîmes, en l'espace d'un instant, l'apparence de M. Loyal.


Nous nous dirigions vers les abattoirs et l'odeur caractéristique du bétail ne tarda pas à emplir nos narines. Un marchand nous indiqua où trouver notre homme et nous nous mîmes dans la peau de deux clients venant passer une grosse commande. La proposition alléchante fit mouche et le maquignon qui nous reçut ne tarda pas à nous amener dans un bureau pour rencontrer son chef. Passez les présentations, nous accomplîmes notre dessein de la façon qui nous parut la plus succincte. Notre ami créa subrepticement une zone de silence autour de la pièce. Une balle de notre revolver traversa le visage déjà à moitié blêmi de Pastileros mais notre second coup manqua sa cible. Jetant nos pistolets, nous agrippâmes le maquignon à la gorge tandis qu'il cherchait désespérément une issue. L'apparition d'une servante accentua encore le caractère cocasse de la scène puisque Viktor la menaça aussitôt de son véritable faux pistolet. Le maquignon calmé, nous découpâmes sans état d'âme les membres de Pastileros que nous étions venus chercher. L'esprit que nous avions rencontré dans d'autres circonstances nous apparut une nouvelle fois, moqueur et insolent, dans le miroir qui nous faisait face. Nous balayâmes cette vision en évitant la glace du regard. Viktor profita de ce moment pour accomplir un vide amnésique sur le maquignon, lui laissant croire qu'il était responsable de la mort de son maître et nous partîmes d'un pas pressé, discutant avec enthousiasme de la transaction que nous étions prétendument venue réaliser.


On ne tarda pas à se mettre à nos trousse et il fallut se débarrasser d'un malheureux poursuivant, dans une ruelle sombre, pour que nous puissions enfin rentrer. Nous retrouvâmes Bernardo et l'Objetivo qui avaient rempli leur mission comme prévu tandis que Marten et Raspoutine avaient sereinement assuré nos arrières. Notre troupe était au complet, restait encore à rejoindre Juanita pour lui apporter son dû et attendre la nuit pour réaliser le casse du siècle.


Ce fut Juan qui nous accueillit à la halle au charbon, récupéra la commission et insista sur le fait que le nom de leur famille devait figurer sur la signature du vol, détail que nous ne pouvions refuser, feignant malgré tout quelques remontrances. De retour à notre planque, nous prîmes soin de rédiger un mot que nous remîmes à Viktor pour qu'il le dépose dans le coffre à la place des documents que nous souhaitions récupérer. La peur fait commettre à celui qui en est empreint les erreurs les plus futiles ; écueils qu'un esprit confiant balaie d'une once de réflexion. Irriter notre adversaire, ébranler ses certitudes ; que sa colère et son effroi l'emportent sur tout autre sentiment, tels seront sans doute les clefs de notre réussite :


« De la haine que vous semâtes en nous et qui ne fit que croître durant ces années, une peur jusque-là inconnue vous récolterez. Votre ascension fulgurante dans les cercles du pouvoir n'aura d'égale que la chute, imminente, qui lui succédera. L'orgueil et la vanité sont deux sentiments qui vous ont trop longtemps animés. Nous vous enseignerons dorénavant les valeurs de la pénitence et de l'humilité. La sagesse vous inviterait à accepter votre défaite avant que la folie ne devienne maître de votre esprit.


Votre désormais abhorré, Arcadio Cristobal Suntuoso y Fortuna de Toledo y Nerja, alias Esteban


P.S. : On retiendra, aux côtés de la nôtre, la signature de la famille Jugardinos dans ce casse monumental. »


L'heure filait et il était temps de nous hâter jusqu'au lieu rendez-vous. Viktor fit rapidement ses incantations, à l'abri des regards. Il pénétra ensuite dans le bâtiment sans encombre. Nous espérions le voir ressortir bientôt. Après quelques minutes, œil de lune s'agita, nous indiquant qu'une entrée en force était requise. Notre troupe se mit en branle et comme ces subtils Jugardinos avaient amené leur canon, la porte ne tarda pas à céder. Nous ne savions pas ce que vivait Viktor à l'intérieur mais tout nous laissait penser qu'il fallait agir au plus vite.


Revenir en haut
Raspoutine
Rôliste 2e Classe

Hors ligne

Inscrit le: 12 Sep 2012
Messages: 15
Localisation: Neuch
Point(s): 27
Moyenne de points: 1,80

MessagePosté le: Mer 27 Mai - 21:09 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Journal fragmentaire d'un cocher kislévite en vadrouille dans le sud mais quand même de moins en moins dans le sud


C'était un soir sans lune. Les ruelles de Margritta, rayonnantes de jour, n'en étaient que plus lugubre la nuit. A la place des échoppes de tisseurs, charcutiers et autres vendeurs de pacotilles, seuls des panneaux de bois protégeant les vitrines, rongés par le temps et les rats, décoraient les murs sales des bâtisses. Je guettai l'entrée de la banque à travers la lunette de mon Jezzail, mais pour l'instant tout était calme. Un coup d'oeil à gauche me permit de vérifier la présence dans l'obscurité de mes compagnons ainsi que des gens de Juan et Juanita. Viktor s'était infiltré dans la banque par ses procédés habituels depuis quelques minutes lorsque son volatile vint picorer la tête du jeune Esteban. 
En quelques instants l'ensemble de notre troupe se retrouva à la porte arrière de la banque de la Giorgione. La porte finit par céder sous les rapides coups de bélier portés par les hommes de Ranald, et nous entrâmes en trombe dans le bâtiment. Les deux premiers gardes tombèrent vite, refusant de céder à mes sommations, mon tromblon les fit battre en retraite, et avant que le fou ne puisse s'en occuper,  un filet de fumée s'élevait déjà de la gueule de mes pistolets. La prochaine grille ne nous retint pas longtemps, les brigands ayant eu la bonne idée d'amener un canon à la fête.
Descendus d'un étage, nous grommelâmes à la vision d'une nouvelle porte qui ne fit pas long feu face aux bélier de nos associés d'une nuit. Cependant, à peine la porte couchée, trois molosses nous bondirent dessus, et nous mîmes un certain temps à nous débarrasser de ces féroces créatures, d'autant que du fond du couloir auquel nous venions d'accéder, des traits d'arbalètes fusaient de meurtrières attenantes à une quatrième porte.
Je rappelai le canon que nous avions laissé en poste à l'étage supérieur et quelques minutes plus tard un trou béant avait remplacé la position fortifiée. Après une courte charge nous retrouvâmes Viktor, au bout de ses forces, suant et visiblement marqué par un événement récent, ce dernier nous confirma le succès de la mission d'un hochement de tête avant de se laisser guider par l'Oblietivo sur lequel il s'appuya.

Comme je m'y attendais, Juan et Juanita ne purent s'empêcher de lancer leurs hommes au pillage total de la banque, ce qui fit légèrement protesté Esteban, ce qui me laissa indifférent et ce qui nous arrangea bien au final. En effet, profitant de cet état de fait, nous remontâmes à l'étage ou nous constatâmes que des renforts avait pris position dans le hall, et décidâmes d'accéder à la sortie opposée la plus proche. Le canonnier accepta de nous aider à contre-coeur, impatient d'aller faire main basse sur le butin, mais trop peu confiant pour me laisser seul avec son outil. Quel dommage... Deux portes défoncées plus loin, nous accédâmes à une ruelle étroite que Viktor enchanta de ses dernières forces pour qu'elle apparaisse vide depuis la place qui commençait à se remplir de curieux.
Arrivés au coin du bâtiment, nous tombâmes nez à nez avec le même poissonnier qui nous vit entrer, et dont l'expression de terreur nous fit comprendre qu'il avait bien fait le lien. Je m'approchai de lui et je reconnu dans son regard l'expression de fatalité des gens qui voient charger la Mort sans aucune chance d'esquive ou de parade. Cependant j'y vis également de la bonté et de l'innocence et je ne pu me contraindre à froidement le tuer, ne me laissant comme alternative que les menaces et l'or. Il prit l'un comme l'autre, trop heureux de voir son sort s'inverser.
Notre fuite anticipée nous permit de traverser sans trop de peine la ville et d'en franchir les portes, les gardes finalement alertés nous croisant en courant pour aller prêter main forte à la banque de la Giorgione. Nous pûmes donc rejoindre le vieux aux moutons sur les hauteurs campagnardes surplombant la ville. Je retrouvai mon très cher Foundouk, qui m'occupa jusqu'au soir, tant nous étions heureux, l'un et l'autre d'enfin être réunit.


Attablés autour de la lourde table de chêne dans la cuisine du vieux, nous pûmes enfin nous pencher sur ces documents qui nous avaient tant coûtés. Nous ne fûmes pas déçus. C'était bien l'attestation officieuse de la création de la Linea del Sud et toutes les crapules y figuraient. Du côté des pirates nous y trouvâmes; Don Thomas Valentines, Don Igniacio Paz et Michelo di Casimo. Et du côté des nobles corrompus la liste n'en était que plus longue; José Emmanuel Tresorio del Castilles, auquel son fils Leonardo avait depuis succéder, Hernando Trafillas, Gaspardo Pastillieros, dont nous récupérâmes queue et oreilles quelques jours auparavant, Ignacio Jimenes et pour finir Théodore Tordellias, le réel dirigeant de la Segura del Sol ainsi que son homme de paille à ce poste : Matteo Rodomante. Acoquiné à tout ce petit monde se trouvait également comme prévu Rodrigez Loco Alejo de Toledo, à savoir le père d'Esteban.


Nous repartîmes au petit matin, laissant derrière nous Bernardo comme liaison au cas où son oncle refaisait surface. Notre prochaine destination était Coria que nous atteignîmes après une nuit dans une tour abandonnée, où Marten tenta d'y faire combattre son animal de compagnie contre un autre chat qui fuit en voyant le visage du fou. Foundouk me fit économiser huit pièces en entrant dans Coria sur ses pattes antérieures et nous pûmes enfin nous relaxer au Bond du Cerf, établissement modeste mais bien tenu. La soirée se passa agréablement, Viktor, dont nous remarquâmes une étrange marque sur sa nuque suite à sa mission dans la banque, nous joua du violon et Marten voulut également démontrer ses talents d'artiste en proposant à un nain de jongler avec sa petite personne. Nous allâmes finalement nous coucher, après avoir calmé le nain à grands coups de chopes de bière, et je me laissai aller à rêver de ma terre natale.
 
 Raspoutine Harkovsyn
 
_________________
Le lapin-garou vaincra


Revenir en haut
Friederich Marten
Rôliste encravaté

Hors ligne

Inscrit le: 29 Avr 2014
Messages: 8
Masculin 龍 Dragon
Point(s): 21
Moyenne de points: 2,63

MessagePosté le: Jeu 25 Juin - 18:42 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Place holder

Revenir en haut
L'étranger
Responsable Binettes

Hors ligne

Inscrit le: 02 Sep 2012
Messages: 21
Localisation: Empire
Masculin
Point(s): 23
Moyenne de points: 1,10

MessagePosté le: Jeu 25 Juin - 18:59 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Dans le Droit et la Vérité


Les portes massives de Château Real se refermèrent sur Esteban, Marten, Raspoutine et l'Obietivo. Je restai un moment a contemplé l'édifice et profitai d'un silence tant attendu. Les heures les plus chaudes étant passées, j'arpentai les rues du village. La rumeur qu'Esteban et sa troupe venaient de se rendre courrait déjà. Je restai deux jours dans ce village me laissant ainsi tout le loisir de préparer toutes les éventualités si le procès devait tourner en défaveur de mes compagnons. Bien que je ne doutai pas que je puisse par moi-même éclaircir la prophétie du successeur de Sigmar, je restai implacablement persuadé que eux aussi avait un rôle à jouer dans l'histoire. 
 
 
 
Aujourd'hui alors que je sirotai un thé glacé sur des bottes de foins à l'ombre d'une chaumière, je vis au loin Hans Verker, fier comme un paon, avançant au trot sur un cheval qu'il n'aurait jamais pu s'offrir. Je posai mon verre. Je filai une bribe de vent d'Ulgu et lorsque le quartier-maître passa devant moi, j'insérai mon filament dans son esprit et effaçai toute trace du Magister Sibyllin de ses souvenirs. J'ôtai mon sombrero pour le saluer mais le bougre me regarda en m'ignorant. Plusieurs heures plus tard, Launa arriva au village. L'occasion pour moi, d'intégrer sa suite et d'entrée dans Chateau Real. Nous nous installâmes dans le quartier réservé aux témoins. Le château était comme beaucoup d'autres, une exposition de richesse qui contrastait avec la pauvreté du peuple, cela aura toujours tendance à me rendre nauséeux. Une feuille résumant les faits étaient déposé dans chaque chambre. Esteban Inieja et sa bande étaient inculpés de, je cite :"détournement de fonds par la création d'une bulle fictive, meurtres multiple, piraterie et lien potentiel avec la Magister Sybillin". Leurs témoins sont : le Grand Duc Delalcasar, le Viconte de la Mora de Molena, Senior Marten, Sir Raspoutine, Senior de Toledo et Padre Flaminos. 
 
 
 
Le Connétable Embustero était quant à lui accusé "d'atteinte à la sureté de l'Etat, détournement de fonds et lèse Majesté". Ses témoins sont Simon Barkus, responsable de la bourse de Margitta, Dieter Kirslo, chef des Epouses sanguinaires, Hans Verket, Contremaître de la Méfiance, Puerto Hernandes et Agon Tactos, sergent de la Garde. Les procès des deux accusés se dérouleront en même temps. Plus tard dans la soirée alors que je feuilletais l'encyclopédie des herbes et racines du vieux monde, je vis Marten suivi d’un serviteur maigrelet qui présenta ses nouveaux appartements pour la suite de son séjour. Interloqué j’attendis que Marten vienne m’expliquer par quel magie, l’homme avait réussi à se sortir de ses accusations mais après plusieurs heures à patienter, je dû me résigner à lui poser la question car le bourgre n’avait apparemment pas envie de me mettre dans la confidence. C’est alors que j’appris que Marten, il y a de cela plusieurs jours, avait payé un mendiant pour usurper son identité et que c’est ce même homme qui est aujourd’hui à la barre des accusés. Malin, cette vieille chèvre m’étonnera toujours. Il serait peut-être temps de ne plus le sous-estimer et de garder un œil sur lui. 
 
 
 
Le lendemain lorsque le soleil était au plus haut, huit trompettes résonnèrent dans la cour du château suivi du son grave du cor de maticore d’Esteban qui troubla l’assemblé. Un long défilé de chevaliers et toute une cour de nobliaux en tout genre précédèrent l’entrée du Roi chevauchant en destrier d’une rare qualité d’après les rumeurs. Plus tard dans la journée alors que Marten et moi profitions du jardin, moi l’élaboration d’un herbier et lui à dresser son chat, Fernant, nous croisâmes Esteban et Raspoutine. Ce dernier se mit  en colère en voyant Marten et à enchaîné un nombre innombrables de mots kislevites incompréhensible et d’insultes en reikspiel. Marten quant à lui feignait de ne pas comprendre. Il répétait qu’il s’appelait Greg le Grek et que le nordique devait faire méprise. Esteban et moi profitâmes de ses retrouvailles pour parler stratégie pénale pour le procès que le Roi avait annoncé pour le lendemain. 
 
 
 
Le jour du procès arriva. Au petit matin, alors que je faisais ma toilette, j’attendis la voie d’Esteban venant de la cour. Je jetai un œil par ma fenêtre, le diestro s’entrainait à l’escrime seul comme à son habitude mais depuis déjà quelques jours, le jeune homme soliloquait. Je devrais peut-être le prévenir, ce genre de comportement peut être très mal interprété surtout dans cette région. 
 
Le procès débuta avec l’entrée du Roi, un homme d’une quarantaine d’année à l’allure athlétique malgré une bonne  bedaine, encore une preuve des excès de la bourgeoisie pour la nourriture richement nutritives. Assez rare pour être signalé, l’homme s’adressait directement à l’audience sans passé par un intermédiaire et de manière irréfutablement charismatique.  
 
Après le jugement d’un différent entre paysans vite expédié, vint le procès tant attendu par l’assistance. Esteban, Raspoutine et l’Obietivo firent leur entrée en prenant bien soins que tous leurs titres honorifiques soient prononcés. Les avocats des deux parties se lancèrent chacun leur tour à l’exposition des faits. 
 
 
 
Raspoutine fût le premier témoin appelé à la barre par l’avocat d’Esteban, Maitre Sampiesti. A son arrivé, Raspoutine remercia le Roi pour un soi-disant oreiller ce qui fit rire de nombreux membres de la garde royale. Le kislevite éclaircit habilement, les point obscures des faits qui lui était reprochées concernant l’alliance nécessaire  au survie de l’équipage de la Méfiance et la libération de la Galère arabe. En toute objectivé, j’ai trouvé l’homme fort convainquant mais avant qu’il ne puisse se défendre d’avantage le Roi mis fin à sa plaidoirie. Ce qui fit pester mon compagnon du nord. 
 
Le témoin suivant appelé à la barre par l’avocat très maniéré d’Embustero était Senior Simon Barkus. Après plusieurs questions, les réponses du dirigeant de la bourse de Margrita devinrent floues et lorsque l’avocat d’Esteban insista sur le fait qu’il aurait donné son accord sur les transactions entreprises par mes compagnons Barkus leva le bouclier du secret d’Etat, accordé par le Roi et mis un terme au débat. 
 
 
 
Le Vicomte de Molena  fût le deuxième témoin du camp d’Esteban. Il conta les évènements de L’Inferno en insistant bien entendu sur le rôle crucial d’Esteban et ses amis. Le pauvre homme déclara la présence du Magister Sibyllin lors des événements tout en précisant que sans lui la troupe de sauvetage serait tombée dans de nombreuses viles illusions. Je ne lui en tins pas rigueur, le Vicomte est un homme intègre, mentir au Roi l’aurait certainement anéanti. 
 
 
 
Dieter se présenta à son tour. Le chef des Epouses sanguinaires accusa prestement le groupe d’Esteban d’avoir assassiné sauvagement l’une de ses employées alors que celles-ci regagnaient  leur domicile après une représentation. Bien entendu, il n’hésita pas à déclarer que le Magister Sybillin usa son ignoble magie pour porter main forte à Esteban et ses amis. Son histoire aurait pu être convaincante si Maître Sampiesti n’avait pas pointé du doigt la présence de Gaston lors de cette rixe. Une coïncidence bien trop évidente pour être prise pour un simple hasard. 
 
La séance se termina après le témoignage de Dieter, alors que le soleil venait à peine de dépasser le zénith. Je compris, avec regret, que cela permettait ainsi d’avoir plus de temps pour la chasse de l’après-midi. Je me demandai comment je pourrai occuper ma journée lorsque l’impensable se produisit. Isabela, la fille unique de Roi, membre du juré attira maladroitement les vents de magie sur elle. Imperceptible pour les non-initiés mais preuve évidente pour ceux qui ont le 3ème œil que la jeune femme possédait le Don.  Ô ma douce Isabela, ma tendre et chère Isabela, belle créature maudite, tu es l’opportunité que j’attendais, la vague capable de de raser ce château de sable. 
 

_________________
Ne faites pas attention à moi, je ne suis que de passage.


Revenir en haut
Esteban
Rôliste 2e Classe

Hors ligne

Inscrit le: 02 Sep 2012
Messages: 15
Masculin
Point(s): 22
Moyenne de points: 1,47

MessagePosté le: Jeu 25 Juin - 19:04 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Jugement et soudoiement


Le repas de chasse se poursuivait dans la liesse, les plats se succédant à un rythme effréné. Les conversations se mêlaient au tumulte général de la fête formant un brouhaha ininterrompu. Une débauche malsaine animait bientôt l'ensemble des convives. Tel était donc la cour du Roi, l'arrogante noblesse estalienne ; aveuglée par son propre pouvoir, insouciante face à la guerre qui déchirait son royaume et à la misère de son peuple. L'estime que nous portions encore à cette haute société s'estompait un peu plus à chaque instant. Ces hommes que nous pensions droits, compétents, nous révélaient leurs vrais visages aux traits capricieux et corrompus. La colère battait à nos tempes mais l'heure n'était pas au scandale ; les fins que nous visions exigeant une contenance sans faille de nos humeurs.


Raspoutine égaya l'assemblée d'un spectacle avec Foundouk. Le bruit et l'agitation troublèrent quelque peu l'ours qui s'échauffa un instant et voulu porter une gifle à son maître que celui-ci esquiva admirablement. Notre ami kislévite intégra ce saut d'humeur dans sa représentation qui, malgré quelques sueurs froides, se clôt sur les acclamations frénétiques de la foule. Viktor surprit de son côté, parmi les bavardages, quelques ragots sur le grand argentier qui entretenait semble-t-il une relation intime avec une nonne de Verena ; information qui pourra nous servir par la suite.


Lors du quatorzième services, alors qu'on procédait à un lâché de colombes, un valet nous remis subrepticement un billet que nous nous empressâmes de déchiffrer. On nous proposait un rendez-vous à trois heures du matin, près du puits dans les jardins du palais, pour nous transmettre soi-disant des informations importantes. Sans doute un piège mais nous souhaitions en avoir le cœur net. Hagon, le sergent de la garde qui nous avait arrêté à Magritta, s'approcha également de nous. Il nous offrit de témoigner en notre faveur contre quelques piécettes ; proposition que nous balayâmes rapidement. Seule la vérité dévoilée, mise à nue, pouvait mettre un terme aux accusations qu'on nous portait. Même si le tribunal du Roi ne tranchait finalement pas en notre faveur, au moins n'aurions-nous point fourvoyé notre honneur et la justice divine ne nous en tiendra pas rancœur.


L'ivresse avait déjà conduit de nombreux convives dans leur lit, sage décision sans doute puisque ceux qui restaient n'étaient pas beaux à voir. Le banquet touchait à sa fin. Les filles de Dieter Kirnsbi entamèrent des danses obscènes dont le Roi semblait tout particulièrement se délecter. Cette représentation eut raison de notre patience. Nous rejoignîmes Père pour l'informer de notre rendez-vous nocturne. Il semblait particulièrement inquiet après ce repas passé aux côtés du Roi et du connétable. Nous cherchâmes tant bien que mal à le rassurer sur la suite des événements et regagnâmes nos quartiers.


Peu avant l'heure prévue, nous passâmes à la chambre de Raspoutine, l'avertir de nos agissements puis sortîmes. Les jardins étaient magnifiques dans la pénombre. La lumière de l'astre lunaire apportait aux couleurs, si vives la journée, une teinte plus sombre mais d'autant plus appréciable. Malgré l'heure tardive, les grandes allées restaient plutôt animées. Nous décidâmes de nous munir d'un bambou pour accompagner notre dague. Tandis que nous fouillions méticuleusement à la recherche d'un spécimen des plus robustes, un homme nous accrocha. Nous le maîtrisâmes sans peine et reconnûmes en ses traits comme un air de famille avec le vengeur de Vespero dont nous nous étions débarrassés quelques jours auparavant. Il s'agissait bien de son fils, Basilea. Nous lui expliquâmes calmement les raisons qui nous avaient conduits à commettre un acte aussi cruel ; l'homme avait au fond souhaité sa mort suite à sa défaite. Ne voulant point commettre un nouvel impair, nous le laissâmes repartir et continuâmes notre chemin jusqu'au lieu de rendez-vous.


Arrivés à proximité du puits, nous surprîmes d'un rapide coup d’œil alentours Viktor, le grand maître de la dissimulation, camouflé dans un arbre. Il nous adressa un signe, pointant avec insistance son bras droit. Le message nous laissa pantois un instant jusqu'à ce que nous pensâmes au bras droit du connétable, Gastone. Une figure encapuchonné attendait patiemment près du puits. Dès les premiers mots qu'elle nous adressa, nous reconnûmes effectivement la voix nasillarde de ce piètre subordonné nous proposant un accord avec son maître ; offre absurde que nous déclinâmes aussitôt. Le refus prononcé, un carreau ne tarda pas à déchirer nos vêtements ; l'obscurité nous empêchant de débusquer le tireur. D'un coup de bambou, nous mîmes à terre Gastone tandis que les projectiles continuaient à fuser, l'un d'entre eux nous atteignit au buste. Profitant de notre lutte avec Gastone, l'assassin sortit de l'ombre, un membre de la Gabardina, effrayant avec ses atours et son masque. Nous prîmes la dague de Gastone pour la lancer au corps de cette nouvelle menace dont nous esquivâmes sans broncher la première charge. La vitesse de notre adversaire et la facilité avec laquelle il maniait les armes nous révéla sa supériorité incontestable. Il fallait la jouer fine, gagner du temps en attendant l'arrivée des renforts. Impossible de manœuvrer comme nous l'entendions, nous adoptâmes rapidement la stratégie du saut en retrait, tâchant tant bien que mal d'esquiver chaque nouvelle charge. Lorsque nous parvînmes enfin à lui porter un coup cinglant, l'homme sentit qu'il ne parviendrait pas à ses fins aussi vite qu'il l'avait espéré. Usant d'un stratagème déloyal, comme beaucoup de nos adversaires jusque-là, il se déplaça sur un toit alentours ; laissant heureusement l'occasion à la garde royale qui approchait de constater sa présence, avant de se volatiliser.


Les soldats, Raspoutine et Viktor étaient tous témoins de la scène. Les gardes ne tardèrent pas à nous interroger et nous essayâmes au mieux de leur décrire la situation. Gastone avait bien entendu profité du combat pour prendre la fuite. Il nous fallait le retrouver au plus vite et démontrer son implication dans l'affaire. Nous le cherchâmes dans sa chambre, feignant l'innocence en jouant aux cartes avec deux acolytes. Raspoutine pu témoigner qu'il venait de le croiser en sortant du palais. Les bottes, la dague et l'alibi de Gastone trahissant sa culpabilité, les gardes ne furent pas dupes et le cloîtrèrent dans ses appartements.


Nous passâmes les quelques heures qu'il nous restait avant la reprise du procès à nous reposer. Rude nuit durant laquelle Joaquim Embustero venait toutefois de se fourvoyer un peu plus. Le lendemain, était appelé à la barre pour débuter cette seconde journée, Basilea, fils du vengeur de Vespero...


Dernière édition par Esteban le Jeu 2 Juil - 14:45 (2015); édité 1 fois
Revenir en haut
Raspoutine
Rôliste 2e Classe

Hors ligne

Inscrit le: 12 Sep 2012
Messages: 15
Localisation: Neuch
Point(s): 27
Moyenne de points: 1,80

MessagePosté le: Jeu 25 Juin - 19:10 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

La nuit fut apparemment mouvementée mais je n'en sus rien sur le moment, profitant du confort d'un lit âprement mérité après moult nuit à dormir à même le sol sur une paillasse de plus en plus tassée, je dormais du sommeil des justes. Mon maître évoqua au matin un attentat sur la personne du jeune Esteban mais l'addition à la conversation de la quête d'une tartine au miel brouilla un peu ma compréhension des événements. Mes pensées restaient préoccupées par le procès toujours en cours et qui devait reprendre sous peu. 



Cela faisait maintenant deux bonnes heures que les cas de peu d'importances se succédaient dans la salle d'audience. Le roi semblait se lasser, se qui laissait augurer la reprise imminente du procès majeur impliquant Esteban ainsi que mon maître injustement incriminé par association aux actes de l'escrimeur. Le premier témoin d'une longue liste fut appelé et l'huissier annonça Basilea, convoqué par Santos Villa, accusateur public. Les charges retenues contres Esteban dans cette affaire furent directement clamées par le témoin. Ce dernier affirma que le capitaine, car c'était le titre prêter à l'escrimeur à côté de celui de pirate, avait purement assassiné son père afin de lui voler quatre chevaux et qu'en plus de cela l'accusé lui aurait avoué ses crimes dans les mêmes jardins dans lesquels il fût agressé la veille. Belfegore Sapiensis prit alors l'interrogation en main. De mon humble jugement, cet homme apparaissait comme un avocat aguerri, usé aux beaux discours qui me fit moi-même douté de la culpabilité du capitaine, alors que je la savais avérée, plus tôt dans le procès ; la suite ne démentit pas mon impression. Il confondit sans peine les dires de Basilea en le questionnant de manière incisive sur la pauvre preuve qu'il apportait, soit le témoignage de gardes du guet qui auraient reconnus les chevaux dérobés, montés par Esteban, passant les portes de la ville. Il souligna l'incroyable coïncidence qu'un soldat affecté à la garde des portes de Margritta connaisse personnellement tous les chevaux des marchands de la région. De plus, de notoriété public, le père de Basilea était un vengeur de Vespero, guerrier aguerri dont l'expérience l'aurait certainement empêché d'être simplement mort au combat sans même réussir à blessé le très jeune estalien.


Sa majesté ordonna la venue du témoin suivant, laissant présagé qu'elle fût convaincue ou du moins que l'argumentation lui sembla démontrer suffisamment le manque de preuve concrètes de l'accusation. Le padre Flaminios fût alors appelé à témoigner par la défense. En charge de l'enquête sur le décès d'une des guerrière-danseuses, habilement questionné par maître Sapiensis, il fût amené à contre-coeur à reconnaître qu'Esteban, ainsi que ses compagnons, agirent bel et bien en cas de légitime défense. Il fût ensuite questionné par Santos Villa sur la mort mise en relation de part la proximité et la temporalité d'une femme âgée mais le témoin affirma avec conviction que c'était sans doute là l'œuvre du magistère sybillin. Agacé, l'accusateur tenta alors de remettre en question le témoignage du padre, mettant en cause son extraction non-noble avant de déclarer son interrogation terminée.


Le prochain appelé n'était autre que le sergent Agon Tractos qui mena l'arrestation suite à l'altercation avec les danseuse-guerrières. Sans même attendre une quelconque question, ce dernier se mit à déblatérer avec ardeur arguant que le magistère sybillin comptait bel et bien comme membre de la compagnie d'Esteban et qu'il les avait personnellement tous vus planifié l'attaque contre les guerrières. Une nouvelle fois Belfegore n'eût pas grand peine à trouver des défauts dans le récit du sergent, mettant en avant le fait qu'arrivé seulement après le combat il n'avait pu les voir discuter ainsi que d'autres détails confondant puis finit par révéler que la veille Agon Tractos tenta de vendre sa version contre monnaie sonnante et trébuchante au jeune Esteban.
Puis fût appelé Domenico Zarotta, dont je n'avais jamais entendu parler mais à mon grand étonnement l'Obietivo vint prendre la place du témoin. Je réalisais ainsi que je ne m'étais jamais demandé comment était réellement nommé celui qui se faisait étonnement appelé "la cible". Je me trouvais cependant l'excuse de l'incroyable propension des membres de cette compagnie à cacher leur réelle identité à toute occasion. Seul mon maître, le vénérable Raspoutine Harkovsyn, clamait haut et fort son nom comme ses origines, en y mettant toute la fierté dont dispose un kislévite.

Esteban décida de directement interrogé l'Obietivo et je n'eût aucun mal à comprendre que le jeune estalien se trouvait légèrement anxieux de par la nature un peu trop honnête du prêtre de Taal, et qu'il préférait injecter les réponses dans les questions pour lui faciliter la tâche. Il eût ainsi le temps d'amener son compagnon à expliquer la confusion entre le magistère sybillin et un adepte qui le suivait depuis quelques temps déjà. La situation devint alors passablement pénible lorsque le roi décida de reprendre lui même les rênes de l'interrogatoire. L'assemblée pu alors contempler le visage de l'Oblietivo prendre une déclinaison de couleurs très particulières alors qu'il tentait d'éluder les question du roi par des réponses vagues et incohérentes.  Belfegore et Esteban s'y mirent alors à deux pour faire cracher au prêtre la description d'un compagnon également aux ordres de Taal nommé Voktir qui les auraient ensuite quitté avant d'arriver au château. Embustero prit la parole pour la première fois de la journée et interrogea l'Obietivo d'une faible voix mielleuse pour savoir où il aurait rencontré Voktir. Ce dernier, peu habitué à déformer la réalité à sa convenance, prétendit une rencontre dans un des temples de Magritta. Embustero insista sur le fait qu'il s'agissait bien également d'un adepte de Taal et l'Obietivo acquiesça sans grande conviction. Interrogé ensuite sur la raison de la présence de cet individu, le pauvre prêtre dépassé par les mensonges ne trouva rien de mieux que prétendre que l'intelligence de Voktir fût d'une aide inespérée dans les profondeurs de l'Inferno. On appela alors Gaïus à la barre pour recueillir son témoignage en lien direct avec les dires de l'Obietivo. Malheureusement Gaïus était clairement un homme d'une grande intégrité et il révéla toute la vérité soit la compagnie de Viktor parmi nous et non de Voktir, des apanages nullement en relation avec Taal de ce dernier, ses appréhensions par rapport à Viktor malgré son indéniable efficacité dans la poursuite de leurs quête d'alors et les conversations entre Viktor et Esteban qui démontrait clairement si ce n'est une amitié au moins une intention commune. Belfegore réussit à souligner d'une intervention rapide les différences de comportement rapportées entre le personnage du magistère sybillin et celui de Viktor. Bien que l'assemblée sembla quelques peu décontenancées par toutes ces révélations controversables, le prochain témoin fût appelé par la défense en la personne de Roberto Escaba, sergent de la garde, qui raconta l'altercation du soir précédent entre Esteban et un assassin de la Gabardina. Il vanta la défense du jeune estalien, uniquement armé d'un bambou rare de Lustrie, contre cet homme muni de lames dont une dague qu'il fut contraint d'abandonner et dont la propriété fût clairement établie au nom de Gastone. Il raconta ensuite l'arrestation de ce dernier dans ses quartiers et les preuves accablantes, à savoir; en plus de la dague, la présence de boue fraîche sur ses bottes alors qu'il prétendait avoir jouer aux cartes toutes la soirée et sa rencontre avec mon honorable maître lorsque ce dernier se rendait aux jardins en dégustant sa deuxième tartine au miel.


Santos Villa se leva alors et cria au coup monté, invoquant une disparité entre les versions du prêtre et de Gaïus sur l'origine et la réelle personnalité de Viktor. L'Ordalie fût donc invoquée afin de laisser aux dieux la révélation du menteur. Seulement les dieux sont souvent joueurs si bien qu'aucun des deux n'échoua à la marche sereine sur lit de braise, laissant ainsi la question en suspens ad aeternam.


Après un retour de l'assemblée dans la salle d'audience, le prochain témoin fût annoncé par l'huissier en la personne de Marten. Seulement ce ne fût pas le visage brûlé du compagnon peu loquace qui faisait habituellement parti de la compagnie que l'on vit prendre place mais celui d'un homme de toute évidence habitué à manger et dormir dans les rues. Ce dernier ne se fit pas attendre pour conté avec allégresse ses faits d'arme et de piraterie aux côtés du capitaine Esteban. Mon maître invectiva avec force l'usurpateur, se faisant passé pour le capitaine, et ce dernier tomba aisément dans le piège démontrant qu'il n'avait en réalité jamais vu ni Esteban ni le noble Raspoutine auparavant. Les protestation du faux Marten, évacué de force par la garde furent couverte par l'arrivée du prochain témoin : Loana Von Zimmerman, originelle capitaine de la Méfiance, représentante des affaires Von Zimmerman et amante de mon maître par intermittences.  Madame Von Zimmerman avait une prestance naturelle très forte si bien que lorsqu'elle prit la parole tous l'écoutèrent avec attention et nul ne semblait remettre en question sa bonne foi lorsqu'elle balaya les accusation de piraterie levées à l'encontre d'Esteban, et par extension du noble Raspoutine Harkovsyn, clamant qu'elle n'aurait jamais permis de tels actes et que les livres de bords étaient là pour en attester. Profitant du vent favorable le jeune capitaine choisi ce moment pour révéler le contenu du document de la Sigureza del Sol que la compagnie récupéra quelques jours plus tôt à la banque de la Gorgone. L'effet fut dévastateur. Après être passé dans les mains du roi et du jury, le document fût lut à l'assemblée, or certaines personnes citées dans le document s'y trouvaient. Un malaise général se fit ressentir, le roi ordonna que le document soit examiné par des experts et je pu apercevoir les gardes se poster derrière les gens incriminés qui pâlissaient à vue d'œil. Hans Verkehr arriva à la barre à la demande de l'huissier qui continuait d'appeler les témoins selon son ordre du jour, sans se laisser le moins du monde perturber par la tournure du procès. Le quartier-maître avait l'œil mauvais et un léger sourire au coin de la bouche. Il n'avait jamais vraiment digéré la prise de commandement de la Méfiance et il n'était que trop heureux de pouvoir en critiquer les principaux acteurs. Cependant son témoignage, qui devait lui sembler à lui-même d'une toute première importance, ne souleva que peu d'intérêt tant il constituait principalement en une critique de la conduite de la Méfiance et l'acoquinement avec les pirates, point qui avait déjà été débattu. Esteban réussit tout de même à tirer avantage de la présence d'Hans Verkehr. Je ne compris point par quel miracle mais ce dernier, sous l'interrogation du jeune estalien, nia en bloc la présence de tout personnage se rapportant au magistère sybillin sur le navire, or l'expression d'incompréhension, suite à cette question,  sur le visage de cet homme qui cherchait clairement à nuire à la réputation d'Esteban s'affichait comme preuve intangible de la crédibilité de son témoignage.
 
 
"Raspoutine Harkovsyn, mémoires d'un prestigieux kislévite", Pages 58-61, par Pablos Sanchez
 - Textes retrouvés par l'expédition Klasiak - Collection Vlodastek, Musée des Héros, Cité de Kislev
_________________
Le lapin-garou vaincra


Revenir en haut
L'étranger
Responsable Binettes

Hors ligne

Inscrit le: 02 Sep 2012
Messages: 21
Localisation: Empire
Masculin
Point(s): 23
Moyenne de points: 1,10

MessagePosté le: Mer 12 Aoû - 16:31 (2015)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud Répondre en citant

Chez Rufus le lépreux
Rue de la marmite
Altdof
Empire
 
Magisters de l’Ordre, 


comme vous le savez sûrement voilà quelques jours que je séjourne à Castel del Real, résidence du Roi d'Estalie. Ne vous fatiguez pas à me réprimander, je sais que vous ne cautionnez pas se que vous considérez comme  une cause perdue d'avance, nous avons déjà abordé le sujet avec Magister Stupende. Néanmoins sachez que toutes mes actions, futures ou passés n'ont qu'un but, le même que le votre d'ailleurs, protéger le monde que nous connaissons. Ceci étant dit voici les dernières nouvelles que je puisse vous apporter.


Aujourd'hui a eu lieu le dernier jour des témoignages,  tous les yeux étaient tourné sur le contrat liant Embustero et la linea del Sud à une confrérie pirate. Les avocats des deux parties se sont donné corps et âmes pour retracer les derniers jours précédent la signature du document susmentionné. Les faits au rapidement démontré que Rodrigues Loco Alejo de Toledo, ancien responsable de la principale maison de commerce margritaine avait subis une arrestation abusive suivi d'un procès étrangement expéditif après avoir refusé de poser sa griffe sur le document incriminé au grand dam d’Embustero qui se faisait de plus en plus petit sur sa chaise.


Vous vous demandez sûrement pourquoi je m’immisce dans une affaire qui ne me concerne pas, je vais vous l’expliquer. Rodrigues Loco Alejo de Toledo était parvenu, avant son emprisonnement, à améliorer les relations féodales entre les quatre royaumes estalien ce qui n’était pas un mince affaire car ces royaumes, comme j’ai pu le constater, sont intrinsèquement opposé à vivre en harmonie avec leurs frères ennemis. Depuis la nomination d’Embustero les relations se sont bien entendu détériorées surtout après que celui-ci, cet élément n’est pas officielle mais à priori véridique, ait tué la fille du seigneur d’Astarios, femme de Rodrigues de Toledo. Embustero a mis fin à certaines affaires commerciales liant les différents royaumes pour se concentrer sur la conception de la Segurensia, hautement plus lucrative. Ces éléments réunis ainsi que mon désir personnel de parler au Roi pour l’avertir qu’une invasion de grande envergure était à prévoir et que cela se manifestait entre autres par les atrocités et je pèse mes mots, des elfes noirs sur les villages côtiers estaliens, m’ont poussé à prendre parti pour ce Royaume au bord de la dérive. Et je ne fais pas allusion à Nernermrik, Roi des morts, enfui au plus profonds de l’abime, revenu à la vie après des siècles de sommeil que je suis délogé de son trou à nains pour éviter qu’il ne puisse lever une armée de morts.


Le soir même alors que le Roi flânait dans son jardin, je profitai de la cohue qui s’était rassemblé dans la cour pour m’infiltrer dans l’enceinte végétale. Le Roi était accompagné de Senior Pelanorca, inquisiteur de Solkan. Je savais que je n’avais rien à craindre car j’avais constaté plutôt dans la semaine que la princesse Isabel était née avec le Don ce qui me donnait un avantage certain sur la négociation qui allait suivre. La populace et l’inquisition verraient d’un mauvais œil l’avenir de la dynastie royale s’ils apprenaient que l’héritière du trône était une arcaniste. Après une âpre discussion portant sur l’avenir de l’Estalie, de sa fille et de ma vie, nous avons trouvé un commun accord. Si le Roi donne raison à Rodrigues Loco de Toledo et l’introduit à nouveau à la tête de la Linea del Sud, je promit que la jeune princesse recevrait l’enseignement nécessaire pour qu’elle sache contrôler son pouvoir afin d’éviter tout incident diplomatique. J’ai par la même occasion était acquitté du tort que j’aurais fait subir un pratiquant la magie sur les terres estaliennes.


J’espère avoir pu éclaircir certains points resté encore obscure après les rapports de Magister Stupende. Si tout se passe comme prévu demain lors des conclusions du procès, vous aurez la possibilité d’envoyer un Magister à la cours du Roi, je sais que l’Ordre profitera pleinement de cette occasion pour s’immiscer davantage dans la politique estalienne. Pour ma part, je vais continuer mes recherches sur la prophétie et prendre le large pour l’Echine du Dragon. Mais, Magisters, si vous osez mettre en doute encore une fois ma loyauté envers l’Ordre sachez que je devrais agir en conséquence, ceci n’est pas une menace mais un humble avertissement. La bonne enclume ne craint pas le marteau.
Bien à vous
 
Ktovir Ebrks
_________________
Ne faites pas attention à moi, je ne suis que de passage.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:03 (2017)    Sujet du message: Chapitre 6 - La Confrèrie des Mers du Sud

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Warhammer le jeu de rôle : L'épopée des Porteurs de Vertus Index du Forum -> Warhammer Tails Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: <  1, 2, 3
Page 3 sur 3

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com